DISCOURS l'KÙLIMINAIRE.
CXWIX
genres, et que les méthodistes ont cherché à classer de manière à éviterles lutilcs dans lesquelles sont tombés les auteurs précédents.
Billion, en se servant des observations de scs devanciers et de ses con-lemporains, peignit, avec son magique pinceau, les couleurs brillantesdes oiseaux, leurs moeurs, tous les phénomènes, jusqu’alors imparfaite-ment connus, de leur existence, et initia les hommes du monde à cellepartie si intéressante de l’histoire de la nature ; mais il procéda poureux comme pour les mammifères ; aussi n’exerea-t-il aucune influencesur le cours des études syslémalologiques. Il lut assisté dans ses tra-vaux par Guéneau de Montbéliard qui, dans ses descriptions, empruntaquelquefois le pinceau de son maître.
Erpétologie. — L’erpétologie, informe au temps de Ray, ne reçutpoint de Linné une impulsion nouvelle. Son système de classification estlaulif, et la dernière édition du Systema naturœ , publiée par Gmelin tout en y ayant apporté de grandes modifications, par suite des progrèstoujours croissants de la science erpétologique, renferme encore ungrand nombre d’erreurs. Le premier auteur méthodiste auquel l’erpéto-logie doit ses véritables progrès est Laurenli, naturaliste autrichien,tpii, par la publication de son Systema reptiliuni emendalum, apporta,dans la méthode encore imparfaite de Linné , des modifications qui ontservi de base à tous les travaux postérieurs. Il ne désigna plus les ani-maux de cette classe sous le nom d’amphibies, mais sous celui de reptiles ; il omit néanmoins dans son système le genre tortue. Scopoli es-saya, en 1777, une classification qui ne mérile.aucune attention.
Nous ne trouvons guère d’autres travaux généraux sur les reptiles ;mais de bonnes observations sur des genres et des famillesapparlenantà celle classe ; ainsi Vallisnieri publia un excellent mémoire sur le camé-léon; Dufay, un ouvrage remarquable sur les salamandres. On doit àCalcsby de très bonnes figures de divers ordres de reptiles , inséréesdans son histoire naturelle de la Caroline; Levin Vincent a décrit lepipa et son singulier mode de propagation ; Schcuchzcr, dans sa Phy-sica sacra, a donne de bonnes figures d’ophidiens.
llœsel, l’un des observateurs les plus attentifs de cette époque, publiaun travail monographique sur les grenouilles d’Europe , et Schneider,une monographie des tortues. Daubenlon, quoiqu'on puisse lui repro-cher de manquer souvent de coup d’œil, s’acquitta avec sa précision or-dinaire de la rédaction de la partie erpétologique de l’Encyclopédie.