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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
driatique, cl sur les coquilles terrestres et fluvialiles des environs de Ra-venne ; de Bohadsch, sur cerlains mollusques dont il décrit les animaux ;de Geoffroy, sur les coquilles des environs de Paris; de Forskal ,sur les mollusques des mers d’Orienl ; de Fabricius, sur ceux du Groen-land, et d’Adanson sur les coquilles du Sénégal .
Entomologie . — L’entomologie, qui, sous le rapport de l’étude mi-croscopique, avait fait des progrès sensibles pendant le xvn" siècle,prit, dans le xviiff, un essor extraordinaire, et compta dans toutesses parties des hommes remarquables. Cette période nous offre desobservateurs minutieux qui passent leur vie à étudier les mœurs dequelques genres ; et, à côté d’eux, des descripteurs et des méthodistes.on peut donc dire que celle tranche de la science lui appartient toutentière. Vallisuieri, Pelivcr, Hans-Sloane et Albin sont les premiersentomologistes du xvm e siècle. On leur doit des observations cl des re-cueils iconographiques ; mais leurs travaux ne firent point époque. AvecLinné s’ouvre une nouvelle ère pour l'entomologie ; les insectes sontpar lui divisés en ordres qui, presque tous, subsistent encore aujourd’hui.J1 désigne et caractérise, pour la première fois, d’une manière claire etrigoureuse, les groupes , les genres , les espèces.
Réaumur fut un des observateurs les plus sagaces cl celui qui con-tribua le plus à populariser le goût de l’entomologie. Personne ne lesurpassa pour la patience avec laquelle il préparait et suivait ses expé-riences; mais on peut souvent lui reprocher sa prolixité et son profonddédain de toute méthode ; ce qui a rendu plusieurs parties de scs travauxinutiles ; car on ne sait pas toujours à quelles espèces d’insectes les rap-porter. On lui doit une foule d’observations curieuses sur les mœurs desinsectes, sur leur structure et sur leur industrie, consignées dans sesMémoires pour servir à l histoire des insectes.
Un de ses contemporains, comme lui contempteur des méthodes, estle célèbre Bonnet, de Genève . Observateur aussi minutieux, mais pen-seur plus profond, il a consigné dans ses nombreux écrits le résultatde ses longues éludes. On lui doit la découverte de la fécondation despucerons sans accouplement pour plusieurs générations. Son Traitéd’insectologie est d’un grand intérêt ; mais il est dans les détails d’uneprolixité souvent fatigante.
Nous mettrons sur la même ligne que ces deux observateurs Lvonnet,qui a laissé, comme l’un des monuments les plus admirables de la saga-