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Tome premier.
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CXLIII
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE. cxi.iij

cité humaine, son anatomie de la chenille du saule (1760), de beaucoupsupérieure aux meilleurs travaux de Swammerdam , surtout pour lamyologie qui était à créer. Toutefois, Lyonnel ayant borné ses éludes àune seule espèce, son travail n’a pas fait beaucoup avancer la science.Cet auteur avait laissé, sur les métamorphoses des insectes, un grandnombre de notes manuscrites qui ont été publiées, il y a peu d’années,par les soins de M. de Haan, dans les mémoires du Muséum.

llœsel a donné des observations intéressantes sur les insectes, maissans aucune méthode. Son ouvrage est accompagné de planches admira-blement exécutées pour le temps.

De Gecr, entomologiste suédois, l’emporte sur les observateurs quenous venons de citer par son esprit méthodique. On a de lui uneclassification des insectes, inférieure à celle de Linné,à cause de leurenchaînement peu naturel et de l’attention trop minutieuse qu’il apporteaux modifications de leurs ailes; mais on lui doit d’avoir séparé les hé-miptères des orthoptères, avec lesquels Linné les avait confondus, etd’avoir le premier fait usage des caractères pris de la forme des partiesde la bouche, dont il n’a toutefois tiré qu’un parti médiocre.

En 1762, Geoffroy publia la Faune entomologique des environs deParis , avec un essai de classification, qui n’est qu’une modification peuimportante du système de Linné . Il classa le premier les coléoptères parle nombre des articles des tarses. Ce moyen, plus artificiel que naturel,n’a été adopté en France que parce que Latreille l’a employé dans sesouvrages; mais il n’est guère en usage ailleurs. Cependant l’entomologieen a tiré un grand parti, et la méthode tarsienne , quoique peu natu-relle, est encore loin d’être abandonnée.

A fes hommes succéda Fabricius, qui introduisit dans la science uneclassification fondée sur les caractères de la bouche. Pendant toute savie, il poursuivit cette idée, dont l’inconvénient est d’apporter une grandehétérogénéité dans les insectes qui composent la plupart des groupes,par suite de l’unité absolue de caractère, prise pour base du système;mais il n’en a pas moins rendu de grands services à l’entomologie, enfaisant connaître tout le parti qu’on en peut tirer.

Fabricius joignit à ces travaux systématiques des traités séparés surchacun des ordres qu’il avait créés, et décrivit un nombre consi-dérable d’espèces nouvelles. Ses descriptions, habilement imitées deLinné , pèchent cependant par un excès de concision. Il est le seul jus-qu’à nos jours qui ait présenté des species généraux des divers ordres