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Tome premier.
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CXLIV
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CXI.IV

DISCOURS PRELIMINAIRE.

d'insectes ; cl, quoique aujourd’hui ses ouvrages ne soicutplus au niveaudes connaissances, ils n’en sont pas moins la base de tout travail des-criptif. Ses principaux ouvrages datent des dernières années du xvm csiècle et des premières du xix e .

A ces hommes distingués soit comme classificateurs, soit comme des-cripteurs, s’enjoignent d’autres qui traitèrent de la science'en général,ou publièrent des descriptions et des monographies. M Ile Sybille de Mé-rian est l’auteur d’une iconographie des insectes de Surinam ; Friscli adécrit ceux de l’Allemagne ; Wilkes a écrit sur les lépidoptères del’Angleterre ; Clerck a traité le même sujet dans un ouvrage fort rareaujourd’hui; Sepp a laissé une faune des insectes de la Hollande; Lad-miral est l’auteur d’un recueil d’observations curieuses sur les méta-morphoses des insectes; Scopoli a publié l’entomologie de la Carniole ;SchæfTer, celle de llaiisbonne; Schranlt, celle de Bavière ; Pallas, l’en-tomologie de la Russie et de la Sibérie ; Laicharling a fait connaître lesinsectes du Tyrol ; Paykull, les coléoptères de Suède ; llliger, Ceux dePrusse ; et, de plus, cet auteur a cherché à combiner le système de Fa-bricius avec celui de Linné . Denis et Schilfermüller, en publiant leurcatalogue systématique des lépidoptères des environs de Vienne, ontfait faire de grands progrès à l’histoire des papillons.

De toutes parts on publia des faunes cutomologiqucs; chaque pays eutbientôt la sienne; et si la science n’était pas faite à cette époque, toutdu moins annonçait qu’elle était près de l’être.

Actinologie. — L’aclinologie resta dans l’enfance jusqu’au xvnfsiècle. Tous les botanistes réclamaient les polypiers comme apparte-nant au règne végétal. Marsigli décrivit la prétendue inflorescence descoraux ; Tournefort publia, en 1700, un mémoire ayant pour objet d'éta-blir les différences qui existent entre les plantes marines et les plantesmaritimes, et il y expliquait la manière dont il supposait que croissentles madrépores. Cependant quelques auteurs commencèrent à entrevoircette erreur : Bumph démontra, le premier, la nature animale des coraux;mais ce ne fut qu’en 1727 que Réaumur fit connaître à l’Académie dessciences la découverte faite, par Peysonncl, de l’animalité des lilhophy-les, en assurant que les prétendues fleurs du corail, figurées par Marsi-gli , sont des animaux agrégés, et que les madrépores, les millépores ettous les lithophytcs sont des tests agglomérés, qui semblent servir d’habi-tation à ces animaux. Toutefois Réaumur n’adopta pas cette opinion, et