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Tome premier.
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CXLV
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DISCOURS PRVXIMIXAIRE.

CXI.V

publia un mémoire sur la manière dont peuvent végéter les coraux.Linné hésita longtemps à l’adopter, et Shaw décrivit la croissance dumadrépore rameux ; mais la découverte des polypes d’eau douce, publiéepar Trembley, en 1740, triompha des répugnances des naturalistes, etl’on reconnut que ces polypes sont le type nu des animaux des coraux.En 1742, Bernard de Jussieu constata l’animalité de divers êtres rangésjusqu’alors parmi les fucus, et il adopta le nom de polype pour désignerces petits animaux. Réaumur finit par se rendre à l’évidence; il reconnutl’exactitude de la découverte de Peysonnel, et créa le nom de polypier,adopté depuis pour désigner la partie solide des zoophytes. Dès ce mo-ment, les polypes furent rapportés à la classe des animaux. Linné suivitl’exemple général ; dans la sixième édition de son Systerna naturœ, ilcomprit les coraux dans le règne animal ; mais il rompit les rapportsnaturels qui unissent les divers genres des zoophytes, en les séparantpar son ordre des vermes testacei.

Le premier auteur systématique est Hill,bien que son travail soit trèsdiffus. Dans les éditions du Systema naturœ, qui suivirent la sixième,Linné fit peu de changements à sa classification première, et laissa leszoophytes parmi les vers. Pallas publia, sur le même sujet, un ouvrageaussi remarquable que tous ceux qu’on doit à cet homme célèbre ; sesgenres sont bien établis; mais il les a rangés entre eux presque auhasard, et il a laissé les corallines parmi les végétaux. Roques deMaumonl, dans son mémoire sur les polypiers de mer, a exposé d’unemanière convenable le système de Pallas. Olhon Muller a égalementbeaucoup contribué aux progrès de la zoophytologie, surtout sous lerapport de l’étude micrographique de ces animaux; et son ouvrage,quoique contenant un grand nombre d’erreurs, est encore regardécomme classique. Scopoli fit quelques heureuses modifications au sys-tème de Linné, sans néanmoins rien ajouter à la science. Blumenbach et Batch firent un essai semblable, quoique moins heureux.

Les auteurs les plus célèbres en actinologie sont : Ellis, dont l’ou-vrage , terminé plus lard par Solander , offre de bonnes descriptionset d’excellentes figures de polypiers ; Forskal , qui a donné, dans sonvoyage en Orient, des détails intéressants sur les zoophytes, et qui a faitconnaître plusieurs genres nouveaux; Vitali et Donati, qui décrivirentun grand nombre de polypiers; Cavolini, auquel on doit un bon mémoiresur les polypes, travail remarquable sur les madrépores, les coraux,les lithophytes, distribués d’après l’étude des animaux. Esper, Link,