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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
Liiandii, Klein, Bohadsch, les voyageurs Sloane, Brown et Lœfïling con-tribuèrent aussi par leurs travaux, tant descriptifs qu’iconograpbi -ques, aux progrès de cette science qui, née dans la première moitiédu xvm e siècle, avait, cinquante ans après, une forme arrêtée.
Botanique, -r- Si, dans le cours du xvni e siècle, la zoologie fit desprogrès dans toutes ses parties, la botanique, toujours plus avancée, nes’arrêta pas, et ses plus grands perfectionnements datent de celle époque.
La physiologie végétale , qui devait son premier essor aux travauxmicrographiques de Grew, de Malpighi et de Leuwenhoek, avait encorebeaucoup à faire pour éclairer certains points de la vie des végétaux.Le xvm e siècle ne manqua pas d’observateurs attentifs qui se livrèrentexclusivement à l’élude des phénomènes organiques propres aux végé-taux. Woodward constata que les plantes absorbent l’eau ; Wolff vit queles fibres se composent de cellules, reconnut la circulation ascendanteet descendante de la sève, et fit voir par des expériences, au moyen dela pompe pneumatique, que les trachées contiennent de l’air.
Haies publia à Londres , en 1727, sa Sialique des végétaux, qui valutà son auteur une réputation justement méritée, par la précision de sesexpériences sur la nutrition des plantes, sur les phénomènes de la trans-piration et de l’exhalaison, cl sur la puissance ascensionnelle de la sève.Les expériences de ce physiologiste ont toujours été fort estimées ; tousles auteurs qui lui ont succédé les ont mentionnées avec éloge.
En 1733, Sarba, plus connu sous le pseudonyme de La Baisse,démontra que la sève monte par le corps ligneux, et non par la moellecl par l’écorce. Duhamel, dans sa physique des arbres (1758) , répétaavec succès les expériences de La Baisse. Guettard, en reproduisantde son côté celles de Haies , reconnut l’influence de la lumière solairesur la production du phénomène de la transpiration. Ses travauxsur les organes excrétoires ont un grand intérêt. Seligmann suivitla marche de la sève dans les feuilles ; Bœhmer étudia le tissu cellu-laire ; Bonnet fil de nombreuses expériences sur l’exhalaison des feuilleset sur leur mode d’absorption. II. de Saussure (1762) multiplia les ob-servations sur l’usage de l’épiderme des feuilles et des pétales ; il en-richit la science d’un fait important, en démontrant que l’exhalaison alieu par des pores nommes stomates. Martin van Marum (1773)étudia le mouvement des fluides dans les végétaux, et le compara avecceux des animaux. Corti (1775) observa la circulation dans les piaules