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Tome premier.
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CXLIX
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

CXL1X

cœ regni vegetabilis de Ludwig sont un des ouvrages les plus pro-fonds sur celte science.

J.-J. Rousseau a consacré quelques pages éloquentes à la botanique.Il a voulu ainsi venger cette science aimable du reproche qu’on lui fai-sait de n’être qu’une nomenclature aride.

Lamarck publia, en 1778, un système dichotomique, au moyen duquelon arrive à la connaissance du nom de la plante, par une série de ques-tions et sans aucune opération complexe de l’intelligence. Ce systèmefut modifié et simplifié quelques années plus tard par Lestiboudois-

Gærtner publia, en 1789, sa Carpologie , dans laquelle il examina etdécrivit avec une patience admirable la structure de la graine et dufruit. Son ouvrage fut d’un intérêt tout particulier pour la méthode na-turelle qui lire ses caractères principaux de la structure de la graine, etil jouit encore de toute l’estime des botanistes modernes.

Lamarck et Jacquin s’occupèrent avec succès de botanique descriptive.Le premier rédigea la partie boianique de l’Encyclopédie; et Jacquinlit paraître un grand nombre de figures de plantes, dessinées avec untalent remarquable. L’Héritier, Willdenow , Cavanilles, Duchesne, etc.,publièrent des recueils de descriptions d’une grande exactitude. Michéli,Dillwin, Iledwig, Gmelin , Bulliard étudièrent les cryptogames.

A ces travaux, qui embrassent l’ensemble et les détails de la science,se joignent les flores, plus nombreuses pendant ce siècle qu’à toutes lesépoques précédentes. Pontedera décrivit les plantes d’Italie ; Gledilsch,celles des environs de Leipzig; OEder, celles du Danemark ; Jacquin,celles d’Autriche; Allioni, celles du Piémont ; Smith, celles d’Angleterre;Lamarck et De Candolle firent paraître leur Flore française.

Géologie. — La direction que les études antérieures avaient donnéeà la pensée eut une influence bien prononcée sur les travaux duxvni' siècle. On s’y occupa beaucoup de géogénie, et la manie desthéories cosmogoniques y fut poussée si loin que chaque savant secrut obligé d’en inventer une. Loin d’arrêter cette tendance, les progrèsde la géologie, en jetant quelques lumières sur l’histoire primitive duglobe, furent, pour les géologues, la cause d’hypothèses nouvelles.

Vallisnieri , qui donna l’un des premiers (1721) une esquisse généraledes dépôts marins de l’Italie , fut tellement frappé de la continuité de cesterrains, dans toute cette presqu’île, qu’il arriva à conclure que l’Océanavait primitivement recouvert la terre tout entière pendant un très