DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
CLMj
nile, le gneiss, etc. ; dans le second, il place les divers dépôts calcairesmarneux, argileux, quarlzcux, etc., divisés depuis en terrains secon-daires et tertiaires. Cet habile chimiste possédait des connaissancespaléonlologiqucs assez exactes; il avait remarqué que la plupart desempreintes des végétaux qui se trouvent dans les houillères n’ont leursanalogues que dans des climats éloignés. Voyant qu’il en était de mêmepour les débris d’éléphants et d’une multitude d’autres mammifèresqu’on trouve dans les terrains diluviens, il crut pouvoir en conclurele déplacement graduel de l’axe de notre planète.
La théorie de Lehntann (1759) est à peu près celle de Rouelle; maisune erreur de ce géologue est d’avoir cru que, de l’étude géognosliquedes montagnes du Ilarz et de la chaîne de l’Erzgebirge , il pouvait dé-duire la structure de toute l’écorce du globe.
Michell, Whilehurst et Kier firent des éludes géologiques attentivessur les diverses formations des Iles Britanniques . On doit aux deuxderniers des travaux intéressants sur les calcaires carbonifères.
Robiquel (1761), dépourvu de connaissances scientifiques, tenta d’ex-pliquer la formation de l’homme comme fin dernière de la nature; ilemprunta une partie de ses idées à De Maillet , et les accompagna desextravagances les plus puériles.
En 1772, Bcrgmann, neplunicn comme presque tous les géologuesde son époque , exposa avec une grande justesse d’observation, danssa géographie physique, les changements successifs que la terre aéprouvés depuis sa solidification. Il connaissait un grand nombre defaits relatifs à l’histoire paléontologique du globe.
La Théorie de la terre , publiée par Ilutton, en 1785, eut une grandeinfluence sur la géologie. Cet auteur repoussa une partie des hypothèsesqui attribuaient à l’eau l’origine de certaines roches ; il expliqua parl’action du feu central, non seulement la formation d’une foule de rocheset de minéraux, mais aussi celle de nos continents, qu’il considèrecomme soulevés du fond des eaux. Les raisonnements de Ilutton ontsouvent une grande solidité ; mais quelquefois aussi ce géologue seperd dans les hypothèses; ce qui détruit l’impression favorable produitepar ses assertions sérieuses. II fut le chef de l’école des vulcanistes.
A ces géologues succéda Werncr, dont le système éclipsa ceux quil’avaient précédé. En 1787, il publia sa théorie qui, jusqu’en 1796,reçut de grands perfectionnements. Il distingua, comme Lehmann , lesterrains en plusieurs époques : il appela primitifs ou à filons, les terrains
t