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Tome premier.
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CLIV
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CT.iv Discour, S PRÉLIMINAIRE.

granitiques; secondaires ou à couches, les terrains stratifiés d’origineplus récente et présentant des restes organiques. Plus tard, il désigna,sous le nom de terrains intermediaires ou de transition , des dépôtsintercalés entre les terrains primitifs et secondaires, et présentant cer-tains caractères particuliers. Il eut, comme Lehmann, le tort de croireque les montagnes du Ilarz offrent le type de toutes celles de la terre,et il tomba dans l’erreur opposée à celle d’IIutton, en attribuant toutesles formations au fluide aqueux ; d’où le nom de neptnnistes donné à sesdisciples.

Werner dut son influence à la forme arrêtée de son système, etsurtout au talent avec lequel il enseigna à déterminer la compositionminéralogique des roches ; mais, comme tous les hommes à conceptionsélevées, il inspira à ses disciples, non pas cette vénération indépendantequi doit caractériser les vrais savants, mais l’admiration fanatique quipréconise jusqu’aux plus grossières erreurs. Ce servilisme scientifiquenuisit beaucoup aux progrès de la géologie.

De Saussure et Pallas, dont l’un explora les Alpes et l’autre les monisOurals et la Sibérie , contribuèrent aux progrès de la science par leursnombreuses observations. Ils s’accordèrent à reconnaître la formationdes montagnes par l’action du feu ou des autres fluides élastiques,qui, renfermés dans l’intérieur du globe, en soulevèrent la masse.

On voit, malgré la diversité des théories géogéniques de cette époque,iju’à mesure que nous approchons du xix” siècle, les systèmes acquiè-rent quelques degrés de certitude de plus, et que les théoriciens, mêmeles plus hardis, ne se croient pas dispensés de l’observation ; aussi lesprogrès de la géologie se trouvèrent-ils préparés par la nombreusecollection de faits que nos pères avaient amassés.

Minéralogie. — La minéralogie, celle compagne inséparable de lagéologie, existait à peine au commencement du xvm c siècle. Son carac-tère purement descriptif, favorisant peu les hypothèses, n’avait au-cun attrait pour les créateurs de systèmes ; mais on reconnut bientôt lesétroites relations qui l’unissent à l’étude des masses inorganiques, et lesrecherches, dirigées dans cette voie, amenèrent d’heureuses découvertes.Ce fut alors que parurent les premiers essais tentés pour systématisercette science; essais qui allèrent toujours en se perfectionnant.

Bromel (en 1730) fut le premier des auteurs méthodiques qui divisales minéraux d’après leurs caractères pyrognosliques, combinés avec