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Tome premier.
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DISCOURS PKÊUMINAIRP.

de Voilà possède la propriété de décomposer l’eau; Cruikshanks oblint lemême résultat pour les sels. MM. Tromsdorf, Vau Marum, Pfaff,Children, Erman, etc., s’en servirent pour brûler des métaux. Les chi-mistes Davy, Berzelius, Gay-Lussac, Thénard , et beaucoup d’autres en-core , ont changé la face de la chimie par la découverte des métauxalcalins et terreux, ainsi qu’on le verra en parlant des progrès de cettescience. Bichat, Nysten, Legallois, MM. Nobili, Prévost, Dumas,Breschet, Magendie, Donné, ont expérimenté les effets physiologiques dela pile. M. Becquerel, un des physiciens français qui s’occupent le plusspécialement d’électricité, a cherché les lois qui président au déve-loppement de l’électricité par la pression, en a étudié le développementet l’effet dans les actions chimiques, a appliqué la théorie électro-chimi-que aux phénomènes de combinaison des corps, et a cherché le rôle quejoue ce fluide dans les grandes combinaisons naturelles. Comme toutesles piles humides ont l’inconvénient de se détruire promptement, Dé-sormes et Hachette imaginèrent les premiers une pile sèche ; Deluc enconstruisit une d’une autre sorte, qu’il appela colonne électrique ; Zam-boni répéta avec succès ces expériences, et Bohnenberger se servitde cet appareil pour construire un électroscope.

La connaissance de l’identité du magnétisme et de l’électricité neremonte qu’à l’époque de la découverte de l’électro - magnétisme ;mais depuis, celte science a fait de si rapides progrès , que les tra-vaux dont elle a été l’objet sont innombrables; aussi ne citerons-nousque les principaux. L’action des courants électriques n’avait pas étéassez étudiée pour qu’on ait pu sortir du cercle des faits connus : lestravaux de Flinders, de Sabine, de Bariow, de Coulomb, avaient été sanssuccès; MM. OEpinus, Prévost, Eschenmayer, Hansteen, avaient vaine-ment essayé de jeter du jour sur les points obscurs de la science; aussila nature du fluide magnétique était-elle toujours un mystère , lorsqueM. OErsted, qui étudiait depuis vingt années les questions de haute phy-sique, et qui avait annoncé, en 1807, qu’il voulait vérifier si l’électricité,dans son état le plus latent, n’a pas une action sur l’aiguille aimantée,découvrit, en 1819, que le courant qui se dégage de l’appareil voltaïqueexerce sur elle une influence sensible, et que la déclinaison dépend de laposition du fil conducteur relativement à l’aiguille. La découverte du sa-vant danois fut, sur tous les points de l’Europe , le signal de nombreuxtravaux. Ampère , qui avait étudié avec une infatigable persévérance lesphénomènes électro-dynamiques , et à qui cette science est redevable