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DISCOURS l'RÉLIMlNAIUE.
Pour luire connaître l’état de la synthèse géologique, nous donne-rons une esquisse rapide de la théorie généralement admise aujourd’hui.
La terre fut dans le principe une masse incandescente de matièreliquéfiée, qui prit, sous la double puissance de l’attraction centraleet de la force centrifuge, la forme d’un sphéroïde aplati vers les pôleset renflé vers l’équateur. Pendant celte période d’incandescence, quedémontrent les traces d’ignilion des roches primitives et l’élévationsuccessive de la température à mesure qu’on pénètre dans les entraillesde la terre, l’atmosphère exerçait sur le globe une pression cin-quante fois plus grande environ, et occupait un espace beaucoup.plusconsidérable qu’aujourd’hui. Elle tenait en suspension, ainsi que lamasse ignée, les diverses substances élémentaires des roches et desminéraux. Celle atmosphère était dense, impropre à la vie, et nulrayon lumineux ne pouvait la pénétrer. Un commencement de re-froidissement s’étant manifesté, il se forma, autour de la masse enfusion, et de haut en bas, une couche solide, composée de gneiss,granités, etc. (roches primordiales). La température continuant à s’a-baisser, les vapeurs aqueuses contenues dans l’atmosphère se conden-sèrent , et les premières eaux tombèrent ; elles furent mises en ébul-lition par l’état encore incandescent de la croule du globe; de là résul-tèrent des combinaisons chimiques, semblables à celles qui ont lieu parla voie humide, et qui donnèrent lieu, au point de contact et de bas enhaut, à des dépôts ou couches plus ou moins puissautes. C’est ainsi quese formèrent les premières roches sédimentaires. Des fentes et des cre-vasses, formées dans la croûte du globe par suite des contractions qu’iléprouvaiten se refroidissant, jaillirent des masses minérales liquides quidonnèrent naissance à des roches pyrogènes, telles que les granités, lessyénites, les porphyres, etc. Aces influences dynamiques furent dus lessoulèvements des montagnes qui eurent lieu, non par un mouvementlent et continu, mais par suite de secousses brusques et rapides. Cesphénomènes paraissent avoir augmenté de plus en plus d’intensité, detelle sorte que les chaînes les plus élevées sont, en général, les plus ré-centes. De ces soulèvements, il résulta des changements dans la confi-guration du sol, et dans le niveau des eaux des modifications qui durentcauser des inondations partielles, d’où résultèrent des courants dont lapuissance érosivc vint modifier puissamment le relief du sol.
Beaucoup de filons métalliques et pierreux ont du être formés, commeceux des roches ignées, par une éruption de bas en haut, qui remplissait