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Tome premier.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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fossiles, malgré l’intérêt que présente cette question ; nous dirons seule-ment, sans chercher à en pénétrer la cause, qu’aujourd’hui les hommesfaisant autorité dans la science sont à ce sujet d’opinion diamétralementopposée.

Distribution géographique des animaux. — Les animaux sontrépandus sur la surface du sol conformément à des lois toujours enharmonie avec les conditions de leur existence; il est certaines limi-tes que beaucoup d’entre eux ne peuvent franchir, malgré leur lon-gévité et le puissant développement de leurs forces musculaires. Quantà l’homme, il couvre le globe entier; et, sauf quelques dissemblancesdans les races, il vil sous toutes les latitudes , dans les climats glacésdes pôles , au milieu des neiges éternelles, aussi bien que dans lespays brûlants des tropiques. Les animaux qu’il a attachés à son sortpar la domestication, le suivent presque tous dans ses migrations ets’identifient, comme lui, avec la diversité des températures; mais,pour ceux qu’il n’a pas réduits en esclavage et qui vivent libresau sein de la nature, une inflexible loi les retienL dans certainsclimats; partout ailleurs, ils languissent ou meurent. La connais-sance de la distribution géographique des animaux est une science quiintéresse le naturaliste, et dont on peut regarder Bufion comme lecréateur, bien qu’il ait souvent exagéré l’in fluence des milieux sur ledéveloppement de l’organisme. Depuis Bullon, tous les voyageurs quiont exploré les diverses contrées du globe ont concouru aux progrèsde cette science. La distribution géographique des mammifères est gé-néralement bien connue, leur nombre étant assez borné, et leurs con-ditions d’existence les mettant constamment en rapport avec l’homme;MM. Bory de Saint-Vincent , Minding, Lesson, Desmoulins, Fischer,Desmarets, Lyell, ont publié des travaux spéciaux sur ce sujet. Lesoiseaux, moins sédentaires, vivant plus loin de l’homme , sont moinsbien connus; ïlliger,MM. Lesson, Alcide d’Orbigny, Quoy et Gaimard , sesont occupés de leur distribution sur le globe. Les deux derniers ont étu-dié la distribution des reptiles, et M. Wiegmann a publié un mémoirefort intéressant sur celle des sauriens. Les poissons sont bien, commeles autres êtres, soumis à des lois constantes d’habitation, quoiquecertaines espèces émigrent; mais, malgré les travaux de MM. Nouel,Macculloch, Forbes, de Ilumboldt, et Valenciennes, leur répartitiondans les eaux du globe n’est encore qu’incomplètemenl connue. A me-