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Tome premier.
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rencontrait plus de mâles. La ponte peutdonc avoir lieu il mois après l’accouple-ment ; et ce terme n’est pas le plus éloigné,car Huber nous apprend qu’un seul accou-plement peut rendre une femelle fécondependant 2 ans.

Si la femelle est fécondée dans les i5 pre-miers jours de sa vie, elle ne pond guère,jusqu’au printemps, que des œufs d’ouvriè-res. A cette époque , elle fait une copieuseponte de mâles, et, immédiatement après,a lieu celle des Reines ; mais à un jour d’in-tervalle , afin que ces Reines , conductricesdes colonies qui doivent sortir de la ruche,ne naissent pas toutes en même temps. Si,au contraire, la fécondation de la Reine estretardée au-delà du 21 me jour qui suit sanaissance, ou bien si la ponte éprouve quel-que retard à cause de la température Iroppeu élevée, elle ne produit plus que des œufsde mâles, et les dépose indistinctement danstoutes les cellules, mais avant de parler dela ponte et des phénomènes qui l’accompa-gnent, nous devons jeter un coup d’œil dansla ruche et faire connaître les cellules desgâteaux, dans lesquels sont déposés les œufs.

Nous avons déjà parlé, sous plusieurs rap-ports, des 3 sortes d’individus qui s’observentdans une ruche, c’est-à-dire des mâles, desfemelles ou Reines, et des ouvrières. Ces der-nières ne diffèrent des Reines que par unmoindre développement des organes géni-taux. Leurs fonctions principales sont d’al-ler à la récolte du miel et du pollen, debâtir les cellules, de soigner les larves, defaire la police extérieure de la ruche, et dela défendre contre ses ennemis. Réaumuravait remarqué qu’elles n’étaient pas toutesde même grosseur, ce qu’il attribuait à uneplus ou moins grande quantité de matièrecontenue dans leurs intestins ; mais Huberdonna plus de valeur à cette différence ,quand il découvrit qu’elle constituait deuxvariétés, plus distinctes encore par les fonc-tions qu’elles étaient appelées à remplir. Lesunes, dont l’abdomen est habituellementdilaté et qu’il nomme Cirieres , s’occupentuniquement de la construction des gâteaux;les autres, dont l’abdomen a moins de vo-lume, et qu’il appelle les Nourrices , ontpour emploi de soigner le produit de la con-ception jusqu’à son entier accroissement.

Les alvéoles ou cellules, lorsqu’elles sont

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réunies, portent, ainsi que tout le mondele sait, le nom de gâteaux. Chacune d’ellesconstitue ordinairement un petit godet hexa-gone, ouvert d’un coté et fermé de l’autrepar un fond ou calotte pyramidale, résul-tant de la réunion de 3 rhombes, qui au-raient chacun de leurs angles obtus au cen-tre de ce fond pyramidal, et seraient réunisentre eux par les côtés qui renferment cetangle. Le contour de la base de cette pyra-mide présenterait alors six angles rentrantset saillants alternativement, qui, se joignantà la circonférence d’un tuyau hexagonal for-mé par six trapèzes , et auquel on remarqueles mêmes angles, l’emboîteraient et seraientà leur tour emboîtés par lui.

Ces gâteaux présentent deux faces sembla-bles , c’est-à-dire, qu’ils résultent de l’ados-sement de deux couches ou séries de cellules.Les Abeilles , dans leur construction , sontsurteut étonnantes par l’économie qu’ellessavent faire de la matière et de l'espace; àcet effet les fonds des cellules de l’une descouches constituent les fonds des cellules del’autre; par cela même la base de chaquecellule est formée par la réunion de 3 cellu-les opposées. Ceci peut être rendu palpableet très intelligible, au moyen d’une expé-rience fort simple : introduisez 3 longuesépingles dans l’intérieur d’une cellule et per-ccz-cn le fond au centre des trois rhombesqui le constituent, chacune d’elles aboutiraalors à une cellule distincte du côté op-posé.

Ces ouvrages admirables ont ordinaire-ment une très grande régularité; et à la ré-gularité du travail se joignent dans l’exécu-tion un fini et une délicatesse qu’on a peineà concevoir. L’admiration n’est pas moindrequand on observe la simplicité des instru-ments de construction ; les ayant précédem-ment décrits avec assez de détail, nous n’au-rons plus qu’à considérer ici leur action.

Lorsque l’Abeille veut construire, elleprend successivement les plaques de ciresécrétées et tenues en réserve entre les an-neaux inférieurs de son ventre , les porteentre ses dents pour les mâcher et leurfaire subir une certaine préparation; maisson ventre étant éloigné de sa bouche ,celle-ci ne saurait atteindre les lamelles decire. La nature a pourvu à cette difficulté,’ en conformant la dernière paire de pattes,

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