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Tome premier.
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diminue, celle de la peau augmente ; elle de-vient le siège de la fluxion, et reste expo-sée à toute sorte d’exanthèmes. J.es mouve-ments étant ainsi portés à la périphérie, ladigestion perd de son activité ; c’est ce quenous observons même dans nos climats, parle seul effet des changements de saisons. Sidonc on ne diminue la quantité d’aliments,si l’on ne les choisit légers, ou si l’on se livreà quelques excès, cette fonction se trouble,les organes digestifs s’irritent, et il en ré-sulte ces gastro-entérites et ces hépatites sicommunes dans les pays chauds. D’un autrecôté, le poumon continue de produire unetrop grande somme de chaleur, la circula-tion s’accélère, il se manifesteome pléthoregénérale et des symptômes de congestion aucerveau. Le régime végétal, les boissonstempérantes, les bains froids, etc., prévien-nent ordinairement ces accidents et favori-sent l’acclimatement.

Tel est l'exposé succinct des principauxfaits de l’acclimatement : partout des agentsmodificateurs , partout des êtres modifiés. Iln’en faut pas davantage, sans doute, pourfaire sentir que nous ne posons pas ici unesimple question d’économie industrielle ;nous touchons au fond même de la science.La puissance des milieux ambiants, dans lamodification des formes organiques, n’estqu’un faitsecondaire, comparativement à laloi universelle de l’instabilité de toutes cho-ses ; mais c’est un fait dont l’étude approfon-die peut concourir à nous mettre sur la voied’une immense genèse. Remarquons d’abord,que lorsqu’un être se développe dans un mi-lieu favorable, c’est-à-dire dans celui qui avu ses plus antiques générations, il parcourtsans efforts ses diverses périodes. Que ce mi-lieu vienne à changer, aussitôt il souffre, etune luttes’engage entre lui et la circonstancenouvelle. Il semblerait, en n’y regardantpas de près, que l’organisme jouit d’uneforce propre, antagoniste de celle des mi-lieux et de nature différente; mais l’observa-tion prouvele contraire. Que l’être acclimaté,et dont les générations ont subi l’empreintedu nouveau climat, soit replacé dans son mi-lieu primitif, aussitôt même lutte, mêmerésistance, même difficulté pour ce nou-vel acclimatement; d’où il suit que la formeorganisée ne tient rien d’elle-même, et quele nisus formativus n’est qu’un jeu des élé-

ments. Que si les formes du ressort delà Bo-tanique et de la Zoologie sont renfermées,de nos jours, dans une certaine limite devariations relatives à l’état actuel de notreplanète, cette question de quantité ne tou-che au principe que pour le consacrer. L’ad-mirable relation des formes et des milieux afait demander quelquefois lequel des deuxétait fait pour l’autre. Il ne peut y avoir làqu’une question de priorité facile à résou-dre : le monde physique ne suppose que lui-même; l’organisation, au contraire, sup-pose le monde physique.

Une grande découverte ne naît pas dansles sciences sans ébranler au loin les princi-pes déjà posés. Dès que l’unité de composi-tion organique fut reconnue; dés qu’il futétabli que tous les êtres, quelque variésqu’ils soient, sont composés des mêmes élé-ments organiques, et que la nature n’a faitqu’en diversifier les proportions pour lesapproprier à différentes relations avec lemonde extérieur , c’est à celui-ci qu’il fal-lut demander la raison des formes, et lacréation se présenta comme un vaste accli-matement. La philosophie dans les sciencesdoit couronner l'œuvre des détails; espéronspour notre gloire que l’étude de la natureentre aujourd’hui dans cette voie. (Ant.)

ACCORTE ( Curtus , écourté), ins. —Nomdonné par Godard à une Chenille qui senourrit des feuilles du Rosier d’hiver. (D.)

ACCOUCHEMENT, zool. Expulsion na-turelle ou extraction d’un fœtus et de ses dé-pendances hors de la matrice. (A. T.)

ACCOUCHEUR, rept. —C’est le nomspécif. d’un batracien anoure de notre pays,appartenant au g. Alytes. (G. B.)

ACCOUPLEMENT. Copululio. physioi..Rapprochement du mâle et de la femellepour accomplir l’acte de la génération. L’ac-couplement n’est point indispensable danstoutes les espèces; certains animaux sontpourvus des deux sexes à la fois et peuventse féconder isolément. Comme il existe unedifférence très grande dans le mode quesuit la Nature dans la reproduction des di-verses espèces, les Naturalistes ont établiles divisions suivantes : l u accouplementsimple, pour désigner l’union du mâle avecla femelle ; 2° réciproque, lorsque deux ani-maux hermaphrodites donnent et reçoi-vent à la fois ; ,3° composé, lorsque le même