46
ACC
ACC
animal hermaphrodite se féconde sans le se-cours d’un autre Individu. La durée de l'ac-couplement varie à l’inlini en raison desespèces. 11 est instantané dans beaucoup d’oi-seaux , et dure très long-temps dans le li-maçon et dans un grand nombre d’insectes.Le mode de l’accouplement, et l’époque àlaquelle il a lieu chez les animaux, sontsubordonnés: dans lel" cas, à la conforma-tion générale du corps, et particuliérementà celle des organes de la génération; dans le2°, aux saisons, à la température et à la do-mesticité. La plupart des animaux sauvagess’accouplent une fois l’an, à une époquelixe.11 en est qui s’unissent entre variétés d’unemême espèce, ou entre espèces voisines ; etdans ce cas on emploie ce moyen pour obte-nir de plus beaux produits.
L’inlluence de l’accouplement sur la géné-ration est très variable : tantôt un seul acteféconde un très grand nombre d’oeufs; tantôtson actioncstlimitéeàuneseuleportée, tan-dis que pour certaines espèces un seul acteféconde plusieurs générations successives.
Les moyens qu'emploient les animaux, et'Particulièrement les Insectes, sont aussi in-téressants que curieux à connaître dans tousles détails; aussi renvoyons-nous aux arti-cles qui traiteront des diverses classes d’a-nimaux. (M. S. A.)
ACCRESCENT. Accrescens. l;n r. ru. —Cet adjectif est usité pour caractériser lesparties ou organes qui continuent de s’ac-croître, quand les autres parties du mêmesystème organique s’arrêtent dans leur dé-veloppement. Ainsi, le calice est accres-cent dans l’Alkékenge, les Rumex ; le style,dans les Clématites et les Pulsalilles, etc.,parce que ces organes continuent à se déve-lopper postérieurement à la fécondation,c’est-à-dire au moment où les autres partiesconstituantes de la fleur s’arrêtent dans leurdéveloppement. (A. R.)
ACCROISSEMENT. Accrelio , incremen-tum. piiysiol. —Augmentation de l’étendued’un corps parle dépôt successif de nouvel-les molécules constituantes. L’accroissementdes corps organisés est soumis aux lois del’absorption. Les molécules qui doivent ser-vir à nourrir et à augmenter le volume descorps , entrent dans leur intérieur, y subis-sent une élaboration particulière, sont misesen mouvement dans les canaux ou cellules
dont ces corps sont composés, s’assimilentà eux, et en augmentent la masse de dedansen dehors. Si on compare entre eux les ani-maux et les végétaux, on voit que les uns etles autres reçoivent et élaborent à l’intérieurles matériaux de leur accroissement ; maisque, dans les animaux, il est plus rigoureu-sement assujetti à des conditions fixes, tandisque la qualité du sol et la culture peuventchanger entièrement l’aspect, la taille et lanature des productions du végétal. La tem-pérature et les elimats ont aussi une in-fluence remarquable sur l’accroissement desanimaux et des végétaux; toutefois, eette in-fluence n’apporlc que des modifications lé-gères à la masse et à la forme de l’homme etdes animaux , tandis qu’elle en a une trèsgrande sur le développement des végétaux.
(M. S. A.)
ACCROISSEMENT dam les végétaux.bot. — Les végétaux , comme tous les autresêtres organisés, s’accroissent dans tous lessens , c’est-à-dire que les différents organesqui les composent éprouvent une augmen-tation de volume plus ou moins considéra-ble. Cet accroissement est, comme misait,l’un des caract. communs à tous les corpsnaturels ; seulement dans les Végétaux ,comme dans les Animaux, il est contenudans de certaines limites qu’il ne sauraitdépasser. Cette augmentation se fait danstous les organes des végétaux, et simulta-nément dans tous les sens. Ainsi, tandis quela tige et la racine, c’est-à-dire la partiecentrale et axile du végétal, s’accroissent enhauteur, elles augmentent aussi en diamè-tre. 11 en est de même des feuilles et de tousles autres organes foliacés et appendiculai-res , où l’accroissement se fait également entous sens.
C’est particulièrement dans la tige desVégétaux que cet accroissement est le plusremarquable, et c’est dans cet organe qu’ila été étudié avec le plus de soin; aussi est-cede celui-là que nous allons nous occuper avecquelques détails. Nous l’étudierons succes-sivement, 1 ° dans les plantes Dicotylédo-nes; 2° dans les plantes Monocotylédones,où il otfre des différences notables; et, danschacune de ces grandes divisions du Règnevégéta], nous parlerons successivement del’accroissement en diamètre, et de l’accrois-sement en hauteur.