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§ I. T1GF. DES VÉGÉTAUX DICOTVLÉDONS.
1° Accroissement en diamètre.
Pour faire bien connaître les phénomènesde l’accroissement dans la tige des Végé-taux dicotylédonés, il est indispensable (l’a-bord que nous exposions ici en peu de motsla structure anatomique de cette tige, ellesdifférentes parties qui la composent, afin demieux faire comprendre le mode de forma-tion et le développement de chacune de cesparties.
Une lige ligneuse dieotylédonée, coupéetransversalement, celle d’un chêne, parexemple, se compose des trois parties sui-vantes, immédiatement unies entre elles:1 ° à l’extérieur, l’écorce ; 2° le corps ligneux;3° le canal médullaire, qui en occupe lecentre.
I. I.’écorce, formée de feuillets minces,intimement soudés entre eux, est la partiela plus extérieure de la tige. En procédantde l’extérieur à l’intérieur, elle offre : 1°1Vpi derme , membrane celluleuse et incolore,souvent fendillée et se détachant par frag-ments : 2° Yenveloppe herbacée, couche as-sez mince de tissu utriculairc, prenant quel-quefois beaucoup de développement danscertains végétaux, comme l’orme , le chêne-liégc, et plusieurs autres, contenant, dansles jeunes individus, des granulations ver-tes qui linissent par disparaître avec l'âge;3° les couches corticales , ou le liber, plus oumoins nombreuses, quelquefois formées defeuillets, qu’on sépare facilement les unsdes autres, ou soudés en une masse peudistincte. Ces couches corticales se compo-sent d’un réseau de fibres vasculaires, anas-tomosées entre elles, et formant des maillesremplies par du tissu utriculairc. Ces vais-seaux de l’écorce sont: 1° des tubes ligneux,très allongés, très grêles , mais à paroisépaisses, qui en constituent la majeure par-tie ; 2° des tubes laliciferes, ou vaisseaux dulatey, épars dans le tissu utriculairc, ou aumilieu des faisceaux ligneux corticaux; 3° en-fin des vaisseaux ou lacunes du suc propre ,qui n’existent que dans un certain nombrede végétaux à suc propre. L’épiderme, l’en-veloppe herbacée et les couches corticalessont unis de manière à former un seul etmême corps, dont les diverses parties nesont distinctes que par la différence de leurorganisation.
II. Le corps ligneux est toute la partie dela lige située entre l’écorce et le canal mé-dullaire. Il se compose de couches ou dezones plus ou moins circulaires et concen-triques, disposées autour du canal médul-laire. Ces couches, dont l’épaisseur est va-riable et souvent inégale dans les différentspoints de leur circonférence, sont distinguéesen deux parties : l’une, intérieure, composéede couches plus denses et plus colorées,porte les noms de cœur du bois, duramen oubois proprement dit; l’autre, extérieure,appelée aubier , est formée des couches li-gneuses les plus extérieures, dont la cou-leur est plus pâle et le tissu moins dense.Quelquefois cette différence de coloration etde dureté est très marquée entre le bois etl’aubier; c’est ce qu’on observe surtout dansles bois très durs, et particulièrement dansceux dont la couleur est plus foncée. Dansles bois blancs et mous, au contraire,on n’observe presque aucune différence decoloration entre ces deux parties du corpsligneux. Du centre à la circonférence, lescouches ligneuses sont coupées par des li-gnes, rayonnant et divergeant du canal mé-dullaire vers l’écorce, et qu’on désigne sousle nom de rayons médullaires. Ces rayonsmédullaires se prolongent jusque dans l’in-térieur de l’écorce, où ils viennent se perdre,et servent à établir une communication di-recte entre la moelle et le tissu cellulairede l’écorce. Ils sont eux-mêmes uniquementcomposés de tissu utriculairc, mais offrantune disposition fort remarquable : leursutricules sont allongées transversalement etdisposées en lignes parfaitement parallèles.Le bois se compose de deux éléments ana-tomiques : 1° le tissu ligneux, proprementdit, ou les fibres ligneuses qui sont des tu-bes courts, à parois très épaisses, coupésobliquement en biseau à leurs deux extré-mités, ou se terminant en pointe, mais unisentre eux bout à bout, de manière à formerdes fibres très longues et très résistantes ;2" les vaisseaux aériens, épars au milieu dutissu ligneux, et généralement désignés sousle nom de fausses trachées ou vaisseaux ponc-tués. Ces deux éléments sont combinés en-tre eux sans intermédiaire d’aucun tissu utri-culaire, lecorps ligneux ne contenant ce der-nier tissu que dans les rayons médullaires.
III. L'étai' médullaire, c’est-à-dire les parois