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Tome premier.
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du canal ligneux dans lequel la moelle setrouve contenue, occupe, en général, lepoint à peu près central de la tige. Il estcomposé de faisceaux vasculaires générale-ment contigus entre eux latéralement, etqui, indépendamment des tubes ligneux etdes fausses trachées, contiennent encore devéritables trachées'; c’est même la seule par-tie de la tige où l’on trouve ces derniers vais-seaux. La moelle n’est que du tissu utricu-laire dans lequel existent quelquefois desfibres vasculaires. Telles sont les diversesparties dont se compose la tige dicotylé-done ligneuse. Une tige dicotylédonée her-bacée présentera les mêmes parties essen-tielles que la tige ligneuse, c’est-à-dire uneécorce, une couche de tissu ligneux et unétui médullaire. Mais ces parties y sontmoins distinctes, et surtout le canal médul-laire y est proportionnellement beaucoupplus grand.

Chaque année, il se produit une nouvellecouche ligneuse à l’extérieur de celles quiexistaient déjà dans la tige des arbres dico-tylédonés. Cette couche se forme successive-ment , à mesure que les bourgeons se déve-loppent sous la forme de jeunes branches oude scions, par l’addition défibrés nouvelles,qui tendent constamment à en augmenterl’épaisseur. Mais pour bien nous rendrecompte des phénomènes de cet accroisse-ment, étudions d’abord la manière dont seproduisent et se montrent, dès la premièreannée, les diverses parties dont se composela jeune tige.

Si l’on examine une jeune tige dès le mo-ment de son apparition, ou, ce qui est lameme chose , un jeune scion tout-à-fait àson extrémité, par exemple dans son dernierentre-nœud ou mérithalle, on y trouve l’or-ganisation suivante : Le canal médullaireexcessivement grand occupe, en général, lamajeure partie de la tige. Ses parois sontformées de faisceaux ligneux, souvent peunombreux, généralement très petits, dis-tincts les uns des autres et séparés par dutissu utriculaire, qui d’un côté vient de ce-lui qui remplit le canal médullaire, et s’é-tend jusque dans la couche celluleuse pla-cée sous l’épiderme. Disposés sur une coupetransversale comme autant de coins ou defigures ovales, dont la petite extrémité esttournée vers le centre de la tige, ces fais-

ceaux sont à la fois l’origine , par leur par-tie intérieure, de l’étui médullaire, et parleur partie externe de la première couche li-gneuse ; mais ces 2 parties ne sont nullementdistinctes; et dès lors, il est évident que lecanal médullaire n’est pas originairementun organe à part des faisceaux ou compar-timents ligneux , mais qu’il n’en est que lapartie la plus intérieure. Déjà à cette pre-mière époque , où l’organisation de la tigen’est en quelque sorte qu’éhauchée, la par-tie la plus intér. des compartiments ligneuxmontre des trachées à l’état rudimentaire,ainsi que les autres vaisseaux aériens. Endehors de ces faisceaux ligneux, déjà dispo-sés circulairement et formant les rudimentsde la première couche de bois, se voit unezôneplus ou moins épaisse d’un autre tissu cellu-laire rempli de granulations vertes. Quelque-fois à cette première période, ce tissu forme àlui seul toute l’écorce. D’autres fois, à la partieintérieure de ce tissu cellulaire herbacé, onaperçoit des faisceaux fibreux disposés éga-lement en une zône, plus souvent interrom-pue, rarement continue, qui constitue lepremier liber. Cette couche fibreuse de l’é-corce est toujours séparée de la zône desfaisceaux ligneux par du tissu utriculairedépourvu de granulations vertes, et à la-quelle on peut donner le nom de zône géné-ratrice, parce que c’est en effet en elle quese passent les phénomènes de la formationet de la multiplication des fibres ligneuseset corticales. Le liber, ou la partie fibreusede l’écorce, a quelquefois une autre origine.Il provient de la partie la plus extérieure dechacun des faisceaux ligneux qui se séparentdu tissu du bois par l’interposition d’unecouche de tissu utriculaire sans granulations,qui représente la zône génératrice. C’est ceque nous avons observé dans plusieurs vé-gétaux , comme la vigne, l'épine-vinette, etc.Ces faisceaux du liber se distinguent facile-ment des faisceaux ligneux, en ce qu’ils necontiennent aucune trace des vaisseaux aé-riens qui n’existent que dans les compar-timents du bois.

Les faisceaux ligneux augmentent succes-sivement de volume et de nombre. A leurcôté externe, en effet, c'est-à-dire du côtéqui regarde l’écorce, s’ajoutent successive-ment de nouvelles fibres ligneuses, au mi-lieu desquelles se montrent des vaisseaux