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Tome premier.
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Ainsi, l'augmentation en volume d’unejeune lige est le résultat de deux accroisse-ments s’exerçant en deux sens différents ;1° un accroissement en épaisseur, qui a lieupar l’addition de nouvelles libres vasculai-res à la partie externe de chaque faisceauligneux, dans cette ligne circulaire et cellu-leuse que nous avons appelée zône généra-trice ; 2° un accroissement latéral ou en lar-geur, qui résulte de l’augmentation du nom-bre des faisceaux vasculaires, soit par ladivision des faisceaux primitifs en 2 ou 3faisceaux secondaires , soit par la formationde nouveaux faisceaux de libres au milieudes espaces ou rayons médullaires. Ainsiune tige d’une année, quand les phénomè-nes de son accroissement sont terminés, secompose : 1° d’un nombre ordinairement trèsconsidérable de compartiments ligneux, sé-parés par des rayons médullaires minces etformant une couche dont l’épaisseur varie;2° d’une écorce dont la partie interne pré-sente des faisceaux de fibres anastomoséesdans tous les sens et formant souvent, dès lapremière année , plusieurs couches mincesou feuillets , qu’on peut artificiellement sé-parer les uns des autres ; de là le nom deliber donné à cette partie.

Si nous suivons l’accroissement de la tigependant les années qui suivent la pre-mière, dont nous venons d’exposer les phé-nomènes, nous verrons que chaque an-née , il se forme une nouvelle couche li-gneuse qui s’ajoute à celles qui existaientdéjà. Cette nouvelle couche s’est dévelop-pée dans la zône génératrice en dehors decelle qui l’a précédée, et n’en est séparéepar aucun tissu interposé. Si, sur une jeunebranche de l’année précédente, on examine,au premier printemps, la manière dont lanouvelle couche ligneuse va se former , onobserve les phénomènes suivants. Le tissucellulaire, interposé entre la surface externede la couche ligneuse et la partie interne del’écorce, et qui sert de moyen d’union entrele bois et l’écorce, éprouve de notables mo-difications ; ainsi sa portion en contact avecla couche ligueuse, qui en est d’abord fortdistincte, prend peu à peu des caractèresqui l’assimilent au tissu ligneux. Ce tissu denouvelle formation diffère sensiblement destubes ligneux, dont (dus lard il est destiné àprendre les caractères. Ainsi, sur une coupe

horizontale examinée au microscope, cette (

zône présente un tissu à mailles inégales, ;

non seulement par leur grandeur, mais en- ij

corc par leur irrégularité. Leurs parois /

sont minces et transparentes, et le dia- j

mètre de leur canal est assez grand. Si au j

contraire nous examinons le bois en contactavec ce tissu , nous verrons qu’il présentel’aire de tubes très serrés les uns contre lesautres, à parois excessivement épaisses, ayant îun canal d’uneextrême ténuité. Ce qui n’estpas moins remarquable, c’est que les rayonsmédullaires du bois se continuent sans in-terruption dans cette nouvelle couche de ;tissu, qui commence à peine à s’ébaucher,et qu’ils la traversent de part en part pouraller se terminer dans la couche herbacéesuperficielle. Cette disposition est extrême-ment remarquable dans un grand nombre ;de végétaux ligneux, et entre autres dans le Ifaux platane ( Acer Platanoïdes ). Sur une Jjeune branche de l’année précédente, on jvoit, dès la fin de février, au moment on les jbourgeons commencent à se gonfler pour fse développer, que les rayons médullairessont encore remplis de matière verte, etqu'ils se continuent, sans aucune interrup- jtion, à travers la nouvelle couche qui tend à jse former et dans laquelle on les distingue, jnon seulement parce qu’ils forment autant jde lignes vertes, mais encore par la régu- :larité de leur tissu , composé d’utriculcs ré- jgulières, allongées de dehors en dedans; ien un mot, offrant les caractères du tissudes rayons médullaires déjà tout consti-tués. ■

Peu à peu ce tissu de nouvelle forma-tion prend tous les caractères des tubes li-gneux, et cette transformation se fait par unmouvement excentrique , c’est-à-dire quec’est la portion la plus rapprochée de la sur-face de la couche ligneuse qui s’organise la jpremière en bois. A mesure que le bourgeon !terminal et les bourgeons latéraux de la jeune j

branche se développent, en donnant nais-sance à autant de scions, la nouvelle coucheligneuse gagne en épaisseur, et cet accrois-sement ne s’arrête que quand ces jeunesscions ont acquis tout leur développement.

Au milieu de celte nouvelle couche ligneuse,qui, au premier abord, ne paraît composéeque de tubes ligneux, on voit peu à peu sedessiner des vaisseaux aériens ( ce sont or-