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pelll-Thouars, sur l’origine des couches li-gneuses. Néanmoins les nombreuses obser-vations que cet habile physiologiste a faitespendant le cours de ses lointains voyagesdans les régions tropicales du globe, l’ontamené à présenter quelques modificationsà la théorie de Dupetit-Thouars , dont ce-pendant il admet les bases générales. Pourbien faire connaître les opinions de M. Gau-dichaud, nous allons transcrire ici l’aperçusuivant, qui résume les idées de l’auteur,et qu’il a eu la bonté de nous communi-quer, pour êlre inséré dans la (>““ éditionde nos Eléments de Botanique.
1° Tout dans les végétaux dicotylédonéset monocolylédonés se forme dans les em-bryons et les bourgeons.
2° Le végétal phanérogame le plus simpleet le plus réduit ( l’individu vasculaire), estreprésenté par une feuille cotylédonaire.
3° Une feuille cotylédonaire se compose,outre scs autres tissus, d’un système vascu-laire , qui peut être divisé en inférieur et ensupérieur.
4° Le système supérieur sc divise de plusen trois parties ou mérithalles, qui sont lemérithalle inférieur ou tigellairc, le méri-thalle moyen ou pétiolaire, et le mérithallesupérieur ou limbaire.
5° Les lignes de démarcation de ces mé-rithallcs sont, le mésopltyte, qui sépare laligelle du pétiole, et le mésophylle , qui sé-pare le péliole du limbe.
(i° Le système descendant des embryonsne se développe que dans l’acle de la ger-minalion , en sorte que jusqu’à ce momentl'embryon tout entier appartient au systèmeascendant. La ligne qui sépare le systèmeascendant du système descendant, est lemésoeaulèorhize.
7° Les vaisseaux des deux systèmes par-tent donc du même point, et se développenten sens contraire. Ils sont alternes entre eux,ainsi que ceux des mérilhalles qui changentde direction dans les mésophytes et les mé-sophyllcs.
Ils sont aussi diversement nombreux etréticulés suivant les groupes végétaux.
8° Dans quelques cas, la radicule et la ti-gelle avortent en totalité ou en partie; dansd’autres, ce sont le pétiole ou le limbe , outous les deux.
9“ Dans un embryon monocotylédoné, il
n’y a originairement qu’un système vascu-laire mérithallicn enveloppant.
10° Il y en a 2 ou plusieurs dans les em-bryons dicotylédonés ou polycotylédonés.
11° Un système vasculaire est l'ensembledes vaisseaux primitifs d’une feuille quelcon-que, considérée comme plante distincte.
12° Les cotylédons s’associent dans lesembryons dicotylédonés ou polycotylédo-nés ; comme les sépales, dans les calicesmonosépales ; comme les pétales, dans lescorolles monopétales ; comme les étami-nes, dans les plantes monadclphcs, diadel-phes ou polyadelphes ; comme les carpelles,dans les ovaires composés ; enfin comme lesfeuilles elles-mêmes, les stipules, les brac-tées.
Ces sortes de soudures ont lieu par lesbords , comme par les deux surfaces.
13° Du nombre des cotylédons, puis desfeuilles, de la disposition de leur tissu vas-culaire , résultent les deux ordres principauxd’organisation des tiges phanérogames, etleurs modifications diverses.
14» Ce qu’on a dit de l’embryon s’appli-que surtout au bourgeon.
15° Indépendamment du bourgeon axi-fère, chaque nœud vital ( mésocauléorhize ,mésopltyte , mésophylle ) peut, dans les plan-tes vivaces, donner naissance à des bour-geons axillaires.
16° Il y en a normalement un dans lesembryons monocolylédonés.
17“ Il y en a deux ou plusieurs dans lesembryons dicotylédonés, un pour chaquefeuille.
18° Les bourgeons axillaires avortent sou-vent dans les deux grands ordres de végé-taux, les monocotylédons et les dicotylédons,mais rarement à l’aisselle de leurs feuilles.Leur nombre peut s’accroître par des causesaccidentelles.
19° Les bourgeons axifères et axillairesreprésentent des scions ou rameaux à l’étalrudimentaire.
20° Us sont composés d’un nombre déter-miné de feuilles régulièrement disposées enspires ou vertieilles.
21° Les feuilles, selon qu'elles croissentdans la terre, dans les eaux ou dans l’air, oùelles éprouvent des modifications diverses,selon leur position ou leur état particulierde développement, peuvent être dites: feuil-