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former des faisceaux ligneux particuliers oudes racines, tantôt vers le centre pour for-mer des articulations, des diaphragmes oucloisons.
35" Comme dans les monocotylédons, lemérithalle tigellaire ou inférieur de la feuille,est généralement très réduit ou manque to-talement, les vaisseaux du système descen-dant ou radiculaire des feuilles supérieuresse croisent immédiatement avec ceux dusystème ascendant des feuilles inférieures,d’où résultent ces lacis inextricables offertspar presque toutes les tiges des grandes mo-nocotyiédonées ligneuses dans leur coupeverticale.
Telle est en résumé la théorie à l’aide delaquelle M. Gaudichaud explique les phé-nomènes de l’accroissement des tiges et laformation des couches ligneuses. Cette théo-rie, comme il est facile de le reconnaître,repose sur l’idée fondamentale de Lahire etde Dupetit-Thouars , l’émission des libresligneuses par la base des bourgeons. Maiscependant AI. Gaudichaud a introduit uneidée neuve dans cette théorie phylogéni-que; c’est la distinction qu’il établit entre lesystème ascendant et le système descendantde la tige. En effet, selon ce savant physio-logiste , le système ascendant se compose detrachées, de fausses trachées, et de tous lesvaisseaux qui constituent le canal médul-laire : c’est par son développement qu’a lieul’accroissement en hauteur de la tige. Quantau système descendant, il se compose desvaisseaux rayés, ponctués, et des tubes li-gneux qui partent et descendent de la basedes bourgeons, et forment les couches li-gneuses et les feuillets vasculaires de la par-tie intérieure de l’écorce.
Dans l’état actuel de la science, nous nesaurions avoir une opinion bien arrêtée surles idées de M. Gaudichaud. Les objectionssoulevées contre la théorie de Dupetit-Thouars , subsistent tout entières contrecelle deM. Gaudichaud, qui n’en est qu’unemodification. Le grand travail qui sert debase à cette théorie, et dans lequel l’auteura consigné les faits nombreux et les expé-riences qui l’ont conduit à ses idées, n’apoint encore été publié. Les amis des scien-ces doivent désirer ardemment cette publi-cation ; car ce n’est qu’alors qu’il sera possi-ble de porter un jugement sur une théorie
ingénieuse, mais contre laquelle s’élèventdes objections qui n’ont point encore été dé-truites.
3 0 La formation annuelle des couches ligneusesest due au cambium qui, chaque année, four-nil les matériaux d’une nouvelle couche d’au-bier et d’une nouvelle couche de Liber.
Cette opinion est celle qu’indiquent plu-sieurs passages des ouvrages de Grew, et queplus récemment ont adoptée AIM. Kieser etde Mirbel.
Voici comment ces auteurs expliquentcette manière d’envisager les phénomènesde l’accroissement en diamètre. Dans unejeune branche en état de végétation ontrouve , entre le liber et l’aubier, une cou-che d'un fluide d’abord clair et limpide, quipeu à peu s’épaissit et prend de la consis-tance ; ce fluide, nommé cambium , est formépar la sève descendante, mélangée à une par-tie des sucs propres des végétaux. Celte opi-nion sur la nature du cambium était celleadmise généralement depuis Grew et Du-hamel; mais, dès l’année 181(i, M. de Mir-bel en avait émis une autre. Pour ce savant,en effet, le cambium n’est pas un liquide s’é-panchant entre le bois et l’écorce; c’est unvéritable tissu qui naît à la fois de ces 2 par-ties de la tige. 11 se forme, dit-il, entre le li-ber et le bois une couche qui est la conti-nuation du liber et du bois. Cette couche ré-génératrice a reçu le nom de cambium. Lecambium n’est donc pas une liqueur quivienne d’un endroit ou d’un autre : c’est untissu très jeune qui continue le tissu plus an-cien. 11 se nourrit et sedéveloppe à 2 époquesde l’année, au printemps et en automne. Sonorganisation paraît identique dans tous sespoints; cependantla partie qui touche à l’au-bier se change insensiblement en bois, etcelle qui touche au liber se transforme peu àpeu en liber. Cette transformation est percep-tible à l’oeil de l’observateur. Ainsi, en résu-mé, il se forme chaque année, dans le troncdes arbres dicotylédonés, une nouvelle cou-che ligneuse et une nouvelle couche d’aubier.Ces nouvelles couches sont une productionde l’aubier et du liber qui s’organisent et sesolidifient. L’aubier formé l’année précé-dente acquiert plus de densité et se changeen bois; mais le liber n’éprouve aucunetransformation ; seulement il se sépare ets’accroît par sa face interne, au moyen du