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cambium, et forme successivement de nou-veaux feuillets.
Cette dernière opinion paraît être celle quise rapproche le plus des faits observés; ce-pendant nous croyons devoir la modifier enun point. Nous admettons, avons-nous ditdansla 6 me édit.de nos Eléments de Botanique(p. 174), que les nouvelles couches qui se for-ment soient une production, une sorte d’ex-tension de la face externe de l’aubier et de laface interne du liber; mais nous ne saurionsdonner le nom de cambium à ce tissu denouvelle formation. Pour nous, le cambiumest toujours ce fluide nutritif, produit de lasève élaborée, qui s’épanche au printemps eten automne entre le bois et l’écorce. Maisnous n’admettons pas pour cela que le cam-bium se transforme , d’une part, en une nou-velle coucbe d’aubier, et d’autre part, en unenouvelle couche de liber. Le cambium est lefluide essentiellement nourricierdu végétal,comme le sang est celui des animaux; mais, demême que ce dernier fluide ne se transformeni en muscles, ni en tissu cellulaire, ni engraisse, en un mot en aucun des tissus élé-mentaires des animaux, fournissant seule-ment à chacun de ces tissus les matériauxpropres à leur développement, à leur entre-tien ; de même aussi nous pensons que lecambium, dont on ne peut nier la similitudeavec le sang des animaux, fournit à la fois àl’aubier et au liber, dont il baigne les sur-faces, les principes nécessaires à leur déve-loppement. Il ne devient pas tissu cellulaireni tissu vasculaire ; mais ces tissus déjà exis-tants y puisent les principes au moyen des-quels ils s’accroissent et se multiplient.
L’observation confirme d’ailleurs pleine-ment la nouvelle théorie que nous émettonsici. En effet, que l’on examine attentivementune jeune branche d’arbre, quand, au prin-temps, l’afflux du cambium en déterminel’accroissement en diamètre, on verra que lasurface externe de l’aubier et la surface in-terne de l’écorce sont, en quelque sorte,dans un état de turgescence. Elles sont re-couvertes l’une et l’autre d’une couche plusou moins épaisse de tissu cellulaire à l’étatnaissant, abreuvée d’une grande quantité desucs. Ce tissu de nouvelle formation, analo-gue à la couche de bourgeons charnus quis’élèvent de la surface d’une plaie tendant àse cicatriser, est non seulement adhérentaux
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deux surfaces sur lesquelles on le voit, maisen est évidemment une production, une vé-ritable continuation.
C’est en effet le tissu de l’aubier ou du li-ber, qui, recevant alors une plus abondantenourriture, produit à sa surface ce nouveautissu. Ce mode de multiplication du tissucellulaire entre tout-à-fait dans le mode dedéveloppement auquel le professeur Mirbela donné le nom de développement extra-utriculaire.
Si c’était le suc épanché ou cambium quis’organisât chaque année, au printemps, ennouvelles couches ligneuses et corticales, ildevrait nécessairement former, entre le boiset l’écorce, une masse continue qui souderaitces deux parties de la branche; et c’est cequi n’a pas lieu. A aucune époque de l’an-née, ainsi que tout le monde le sait, l’écorcene se détache plus facilement de la surfacedu corps ligneux qu’au printemps et en au-tomne , c’est-à-dire au moment où se for-ment les couches ligneuses et corticales.Loin d’être une niasse continue, interposéeentre ces deux parties de la branche, lenouveau tissu cellulaire forme 2 couchessimplement contiguës. Ainsi l’accroissementen épaisseur de la tige des arbres dicotylé-donés provient de nouvelles couches queproduisent la surface externe de l’aubier etla surface interne du liber, et dont le cam-bium fournit les matériaux.
Nous avons déjà parlé, au commencementde cet article, de l’accroissement latéral ouen largeur, quand nous avons exposé le modede formation des diverses parties qui com-posent la tige, la 1" année de son existence.Nous ne reviendrons pas sur ce point, ceque nous avons dit de l’accroissement enlargeur pour la 1" couche ligneuse et pourla 1" couche du liber s’appliquant égale-ment à toutes celles qui sont produites cha-que année. L’accroissement en diamètre dela tige a donc sa source dans deux phéno-mènes : 1° la formation de nouvelles fibresligneuses venant s’ajouter à la surface decelles qui existaient déjà ; et 2» l’écartementlatéral des fibres déjà formées parla produc-tion de fibres nouvelles qui s’interposententre elles.
2° Accroissement en hauteur.L’accroissement en hauteur de la jeunetige a lieu par suite de l’élongation et du