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de champignons, dont l’hymenium est com-posé de lames parallèles qui s’étendent ducentre à la circonférence, comme les rayonsd’une roue ou d’une ombrelle. Tous les au-teurs ont, depuis cette époque, conservé lemot Agaric ; Paulet seul a tenté de lui sub-stituer celui d'Hypophyllum.
Ce g. est le plus nombreux en csp. quel’on connaisse. Les sections que l’on a éta-blies, et les différents noms sous lesquelson les trouve indiquées dans les auteurs du18" ,c et du 19” ,e siècle, comme Amaniia,Pelrona , Keuma, Gelona, Volva, Lacla-ritts, liussula, etc., reposent sur des par-ties trop secondaires pour que l'on puisseles considérer comme genres, puisque danstoutes on trouve le même plan d’organisation.Persoon était tenté de diviser les Agarics enplusieurs g. ; mais il a reculé devant cetteinnovation. Nous savons trop peu de chose,disait-il, sur les organes de la reproduc-tion, sur la structure et les fonctions desdifférentes parties , pour établir des g. véri-tables. Ce que Persoon n’avait osé, M. Friesvient de le faire dans un ouvrage extrême-ment remarquable, publié à Upsai en 183(5-1838, sous le titre d’Epi cri sis Syslemutis My-cologici.jQ laisse aux savants, plus versés quemoi dans la Mycologie , le soin de décider sile célèbre professeur en a rendu l’étude plusfacile.
L’hymenium est la partie principale desagarics; celle sur laquelle repose le ca-ractère du genre. Toutes les autres peu-vent éprouver des modifications extrêmes ,et c’est sur ces modifications,quand elles seprésentent d’une manière normale et à peuprès constante, que les subdivisions ont étéétablies. Il est donc nécessaire d’entrer dansquelques détails au sujet de ces parties. Onpeu t considérer les Agaricus Cœsareus, bul-bnsus, etc., comme les csp. qui présententl’organisation la plus parfaite. On y distin-gue le mycélium , le pédicule, la volve, Van-neau et \'hyménium.
Le mycélium est une production blanche,filamenteuse, qui se développe dans la terre,sur le bois pourri, etc. Il se forme sur cetorgane, à une certaine époque de l’année etsous l'influence de circonstances qui nesont pas encore connues, des tuberculescharnus qui, par l’évolution successive desdifférentes parties qui les composent , don-
nent naissance à un Agaric ou à un autrechampignon. On a considéré pendant long-temps le mycélium commodes racines; main-tenant on le regarde généralement commeremplissant les fonctions d’une tige souter-raine ou rhizome.
La volve, volva, bourse, voile général, enve-loppe générale ou radicale est une membranequi renferme toutes les parties du champi-gnon, comme la coquille renferme tous leséléments de l’œuf. Il paraît qu’elle existedans tous les champignons; mais elle estd’une texture si délicate dans le plus grandnombre, qu’elle disparait complètementpendant la 1" évolution, sans que l’on puisseen trouver le moindre vestige. On n’y atta-che donc de l’importance que quand ses dé-bris restent manifestes à la base du pédi-cule ou sur le chapeau. Le mot volve ouvolva parait dériver du verbe latin volvo, j’en-veloppe. La volve est composée de cellulesallongées et rameuses qui s’anastomosent en-tre elles. Elle est complète , quand elle se dé-chire pour laisser passer le rhapeau et le pé-dicule, et qu’elle reste à la base de celui-ci ;incomplète , quand (die ne recouvre pas lechampignon en entier; elle est caduque ou per-sistante , épaisse OU mince ; ample , quand ellereprésente un vase dont le bord est évasé; va-ginie lorsqu’elle est assez étroite et longue ,et enfin ochréc ou en forme de guêtre, quandelle est exactement appliquée sur le pédi-cule. On ne connaît guère que VAgaricusochrealus qui soit dans ce cas. Dans les cham-pignons comestibles on rejette toujours cettepartie; mais elle est delà plus haute impor-tance pour l’étude; aussi faut-il toujoursenlever un champignon de terre avec pré-caution pour constater l’existence de cettemembrane.
Le pédicule, slipe ou pied {stipes, caulis,petiolus , pediculus), est la partie qui sup-porte le chapeau et qui fixe le champignonau lieu où il a pris naissance. Il est central,excentrique, latéral ou ascendant, quand iloccupe le centre, un point plus ou moinséloigné du centre ou le côté du chapeau. Sapartie moyenne est nue ou munie d’un an-neau ou d’une cortine. Il est court ou long ,plein ou Jistuleux; on le dit creux quand sapartie centrale vient à disparaître. Dansquelques csp., il est floconneux ou ;r versédans toute sa longueur par un filament bys-