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Champignons, et un seul a suffi pour causerdes accidents alarmants chez 7 d’entre elles.Quelques auteurs disent que les Russes lemangent sans en éprouver aucun accident.Pallas ditau contraire très positivement :«Onmange généralement en Russie toutes les esp.de Champignons et même ceux qui sont passésou verreux. Le Champignon aux mouches ,le Champignon puant du fumier et plusieursautres petits entièrement dénués de chair,sont les seuls dont on ne fait point usage. »SchecITer rapporte qu’une troupe de comé-diens italiens achetèrent à Ratishonne VA-garions muscarius pour la véritable Oronge,et qu’ils n’éprouvèrent aucun accident aprèsl’avoir mangé. Bulliard dit qu’il est agréa-ble au goût et à l’odorat. Il n’a rien éprouvéaprès en avoir mangé 2 onces. D’après Mur-ray, les brebis le mangent impunément.Hcrt-wig, aprèsenavoirfait prendre à des chienset à des brebis, a seulement observé des nau-sées et des vomissements chez quelques unsde ces animaux. M. Mérat m’a dit avoirvu des gardcs-du-corps en manger plusieursfois et en abondance sans le moindre in-convénient. On ne sait véritablement quelparti prendre, en présence de résultats sidifférents, basés sur le témoignage d’hommesaussi respectables.
Mais ce qu’il y a de plus singulier dansl’histoire de ce champignon, c’est l’usageque l’on en fait au Kamtschatka . Krasche-ninnikow, dans sa description de ce pays,rapporte, et ces détails sont confirmés parLangsdorf, que les habitants coupent V A-maniia muscaria en petits morceaux, qu’ilsla font sécher pour la conserver, ou qu’ils enpréparent avec le suc du Vaccinium nligino-siim , ou en le faisant infuser avec les feuillesd’une esp. d’Epilobium , une boisson dont ilsse servent au lieu de vin. Quand ils ont bude ces liqueurs, ou mangé le champignonsec, il se manifeste chez eux une ivresse par-ticulière, dans laquelle les facultés intellec-tuelles sont anéanties ; il survient des trem-blements, des soubresauts dans les tendons,quelquefois des convulsions. Les uns sontgais, chantent ou sautent; les autres au con-traire sont tristes et abattus. On les voit, lesarmes à la main, se précipiter les uns sur lesautres, ou se blesser eux-mèmes ; ils ne con-naissent plus aucun danger, et divulguent aupremier venu leurs plus intimes secrets.
T. P.
Les forces musculaires paraissent considé-rablement augmentées. Langsdorf a vu unde ces individus qui dans l’état ordinairene pouvait porter un sac de 120 livres,le porter, après s’être enivré, à une dis-tance de 15 werstes ( 5 lieues ). Enfin lesmalades tombent, le sommeil s’en empare,calme cette étrange exaltation, et bientôtils se réveillent dans leur état naturel. Ona observé qu’il survient quelquefois des vo-missements , mais l’ivresse n’en est pas di-minuée. L’urine de ceux qui se sont ainsienivrés jouit des mêmes propriétés que lechampignon; aussi voit-on les indigents re-chercher celle des personnes riches afin d’ypuiser cette ivresse; et quelques uns mêmeprolongent ce triste état par des libationssuccessives. Langsdorf fait observer queceux qui s’adonnent habituellement à cegenre de crapule finissent par devenirfous. On a remarqué que la chair des ren-nes, tués quelque temps après avoir mangéde ce champignon , avait aussi la propriétéd’enivrer. Enfin, 1 ’Agaricus muscarius a étéadministré avec succès dans l’épilepsie etdans quelques affections nerveuses. On l’aconseillé, réduit en poudre, pour combattreles ulcères de la cornée, les ulcères phagé-déniques, les affections scrofuleuses. Oh adonné sa teinture contre la teigne, les af-fections cutanées , les catarrhes chroni-ques, etc. On doit donc, malgré quelquesobservations qui militent en sa faveur,s’abstenir de le manger, et le considérercomme dangereux.
Amanila venenosa : Persoon {Champ, corn.)réunit sous ce nom 3 esp. que les auteursreconnaissent comme distinctes : 1° A. bul-bosus venais Rull., ou Oronge ciguë blan-che de Paulet; 2° A. cilrinus Schæff., ouOronge ciguë jaunâtre de Paulet; 3 °A. phal-loïdes Bull., ou Oronge ciguë verte de Paulet.Ces 3 esp. ou variétés sont vénéneuses auplus haut degré. Ce sont elles qui causentpresque tous les empoisonnements dont onentend parler chaque année.
A. pantherinus Fries : Esp. assez rare dansles environs de Paris. J. Bauhin la regardecomme vénéneuse. Hertwig n’a obtenu au-cun résultat en la donnant à des animaux, àla dose de dix gros.
A. crux melitensis, ou Agaric croix deMalle Paul. : Je mentionne cette espèce qui
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