178
AGA
AGA
n’a encore été trouvée que par Paulet, parceque, après en avoir mangé la moitié d’un in-dividu, il ne tarda pas à éprouver une grandefaiblesse et à perdre connaissance. L’éméti-que, pris une demi-heure après l’ingestion,lui fit rendre les morceaux du champignon ;malgré cela, il conserva pendant plusieursjours de la faiblesse à l’estomac, des coli-ques et du dévoiement.
A. excelsus Fries ; Am. ampla Pers. : Ilest vénéneux, quoique ie goût en soit assezagréable.
Toutes les espèces d’Amanites que je viensde citer ont le pédicule entouré d’un an-neau. Parmi celles qui n’en ont pas, et quisont comestibles, on distingue :
L’A. vaginaim Bull. : La couleur du cha-peau est jaune-orangée ou grise. Clusius re-gardait cette csp. et ses variétés commedangereuses. On les mange en Allemagne ,en Italie et à Montpellier .
A. incarnalus Batsch : Se mange très fré-quemment en Toscane .
A. leïocephaliis DC. : Ksp. assez communedans le midi de la France , et que l’on mangeà Montpellier .
A. retjius Fries : Commun dans l’Europeméridionale . On dit cette esp. délicieuse.
A. speciosus Fries : C’est une des plus bellesAmanites. Elle est comestible; mais M. Fricsla regarde comme suspecte à cause de sonodeur nauséabonde.
On peut considérer comme vénéneuses lesesp. suivantes :
A. volvaceus Bull, qui croît très abondam-ment sur la tannée des serres chaudes; l’o-deur de ce champignon est très désagréa-ble, et, conservé dans les appariements, ilm’a causé plusieurs fois des maux de tête trèsviolents.
A. ÿloïocephalus DC. : M. Letellier en aconstaté plusieurs fois sur des lapins les pro-priétés vénéneuses.
A. insidiosus Letell. : Croît solitaire dansles environs de Paris . Quelques grains deson extrait aqueux, injectés dans le tissu cel-lulaire d’une grenouille, l’ont fait périr dansles convulsions (Lctel. ).
A. maleficus Roques: Cette esp. a été trou-vée dans les bois du département de la Gi-ronde . L’auteur la cite comme ayant empoi-sonné cinq personnes, dont une mourut.
A. viperinus Frics; A. conicus Picco. Celte
csp. que je ne connais pas, et que Picco (A/e~lelkm. et Mèm. de la Soc. roy. de Méd. 1780-81. ) regarde comme vénéneuse, a, suivantcet auteur, un pédicule garni d’un anneautrès fugace. Les personnes empoisonnées parce champignon se ressentaient encore, unan après, des maux qu’elles avaient souf-ferts.
Leimota. Les esp. que l’on mange le pluscommunément dans cette section sont lessuivantes :
A. procerus Pers. Cette belle esp., qui croitsolitaire dans les bois, est une des plusgrandes que l’on connaisse. Dans chaquepays, elle porte un nom différent; elle estgénéralement recherchée, quoique un peucoriace. On ne la mange pas en Allemagne .La Gazette médicale (1839) rapporte un casd’empoisonnement causé par ce champi-gnon. C’est un des accidents les plus singu-liers que je connaisse, et j’avoue que si lenom de M. Gréville ne corroborait pas cetteobservation, je conserverais plus que desdoutes sur la détermination de l’csp. causede l’accident. Je rappellerai pourtant, danscette circonstance, qu’en 1823, dans le dé-partement de la Nièvre , j’ai garanti, peut-être des plus graves accidents, une familleentière qui était sur le point de mangerun plat préparé avec VAgaricus clypeoluriusBull., qu’un développement considérableavait fait prendre pour VA. procerus.
si. excoriatus Schæff. : Cette espèce croîten automne dans les bois, et quelquefoissur les pelouses. C’est un champignon plustendre et plus délicat que le précédent. Jel’ai mangé très souvent et en grande quan-tité, sans en avoir jamais éprouvé la pluslégère incommodité.
A. caudicinus Pers. : Croît dans les bois surles vieux troncs. C’est un des Champignonsdont on fait la plus grande consommationen Allemagne .
A. polymyces Pers. : Cette esp. ressemblebeaucoup à la précédente. Paulet, qui lanomme Tête de Méduse, dit qu’un chienà qui il en avait fait manger une certainequantité, mourut 12 heures après. Persoonla considère aussi comme délétère. Trattin-nick, au contraire ( Essb. schwœm. ), dit quece champignon est très agréable à manger,qu’il a le goût de la chair d’agneau, et quec’est lui que Ton trouve le plus abondam-