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Tome premier.
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l’étui et rejetés en dehors. Cette opinion de-venait la conséquence nécessaire de la penséeque l’étui était un cylindre conique; maisd’autres observations faites plus attentive-ment ou avec des instruments plus parfaitsont démontré qu’il n’en était pas ainsi, etque l’étui, au lieu de se terminer au talon,fournissait, comme les stylets, deux bran-ches presque aussi longues et canaliculéesl’une et l'autre , de manière à recevoirles deux stylets, comme cela a lieu dans lereste de leur étendue. Maintenant que lacomposition de l’aiguillon est connue dansl’Abeille domestique, on peut la considérercomme également connue dans toutes lesautres familles et genres de la section desHyménoptères porte - aiguillon ; car, aprèsavoir comparé cet organe dans l’Abeille do-mestique avec celui des Abeilles perce-bois(A yloropa violacea ), des Guêpes, des Frelons( yexpa crabro, Vespa communia) et mêmede quelques autres genres, nous avons re-connu une structure parfaitement analoguequant à ce qui est du nombre des partiesconstituantes eide leurs connexions. Ce n’estque dans la forme que quelques différencespeu prononcées se font remarquer , ainsi :dans l’Abeille perce-bois, l’aiguillon nous aparu plus petit et peut-être plus coniqueproportionnellement à la dimension des In-sectes; dans les Guêpes, il est assez court etrobuste, et les deux pièces constituantes del’étui sont plus larges et plus fortement ci-liées sur les parties latérales. M. Westwood,dans son ouvrage intitulé : Luroduci. to ihemodem classif. of Inxeclx, tome2, pag. 174,fig. 79, n° 15 à 20 , a représenté avec la plusgrande exactitude les diverses parties del’aiguillon dans cette même Guêpe commune.On conçoit facilement que le grand nombrede pièces entrant dans la composition decette arme si utile aux Insectes qui en sontpourvus, doit amener la plus grande mo-bilité. En effet, outre les deux principauxmouvements dont jouit cet organe, celuide protraction et de rétraction dus à ladilatation et à la contraction des muscles in-sérés à la base, il existe différents mouve-ments indispensables à l’Insecte , car sil’aiguillon ne pouvait que sortir de l’ab-dotnen et y rentrer, l’animal qui en faitusage n’atteindrait que très difficilement lesrorps qu’il veut piquer; mais il est suscep-

tible de directions dans tous les sens, de ma-nière que l’Abeille ou la Guêpe peut le tour-ner également de tous les côtés, étant aidéeencore par la grande mobilité de l’abdomen.

Nous avons vu l’aiguillon consistant prin-cipalement en un dard formé par deux sty-lets ayant tou t-à-fail l'apparence delà pointed’une aiguille extrêmement fine, qui seraitengagée dans un étui dont elle pourrait sor-tir à volonté; mais cette arme ne produit passeulement l’effet que produit une aiguille.Deux vaisseaux analogues à des glandes seréunissent en un canal commun pour aboutirà une vésicule musculeuse, réservoir du ve-nin, et éjaculant, par la contraction de sesparties latérales, le liquide vénéneux quipasse par un canal court et terminé à l’en-droit où les deux stylets se séparent, couledans le sillon qui existe à leur face in-terne, et s’épanche dans la piqûre prati-quée par le dard lui-même. Aussitôt quele poison a pénétré sous l’épiderme, il oc-casionne les douleurs les plus vives, et sonaction est suffisante pour paralyser, en quel-que sorte, momentanément, l’endroit qui ena été atteint; il suffit pour tuer certains Insec-tes, ou pour les engourdir à tel point qu’il neleur reste plus qu’une vie toute végétative.C’est ce que nous exposerons avec plus dedéveloppements à l’article Fouisseurs. Nousavons vu que dans toute la classe des In-sectes, la tarière, ou mieux l’oviducte, n’é-tait converti en véritable aiguillon que dansl’ordre des Hyménoptères, et encore que cen'était seulement que dans une section decet ordre, dont il fournissait le principalcaractère.

Que l’on examine donc maintenant si lesInsectes qui en sont pourvus n’ont pas dansleurs habitudes quelque chose qui leur soitpropre, et l’on verra que ce sont ceux-làmêmes dont l’instinct est le plus développé,qui doivent prendre soin de leur progéni-ture, élever leurs petits , les défendre ouleur apporter leur nourriture. Le Sphex oule Crabro ne verra jamais sortir la larve deses œufs, car déjà il aura cessé de vivre. Lapetite larvene peutse nourrir que d’insectes»elle est privée d’organes de locomotion, ellene peut aller chercher sa nourriture, etpérirait si le Sphex, qui lui a donné le jour,-n’avait apporté autour d’elle des Insectesen quantité suffisante pour sa subsistance