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Tome premier.
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pendant tout le temps qu’elle doit passer àl’état de larve; mais elle aurait eu beau-coup de peine à s’emparer de ceux qui de-vaient lui servir de pâture, si le Sphcx neles eût percés de son aiguillon. Le venin lesa plongés dans un engourdissement com-plet; ils vivent encore, mais ils sont incapa-bles d’exécuter le moindre mouvement. Desobservations des plus curieuses ont été faites,par M. Audouin, sur ces habitudes dans plu-sieurs Hyménoptères. La Guêpe, le bour-don voient leurs petits éclore ; ils vont cher-cher leur nourriture et la leur apportent;mais à combien d’attaques ces la"rves n’au-raient-elles pas été exposées, si les femelleset les neutres n’avaient pu les défendre ?Aussi ce sont les Insectes chez lesquels l’onremarque le plus d’instinct, dont la plupartvivent en sociétés nombreuses où tous lesindividus travaillent en commun aux soinsde la progéniture.

L’aiguillon, en sécrétant le venin, a lepouvoir de tuer ou au moins d’engourdircomplètement les Insectes qui en ont été pi-qués. Sur l’homme et sur les divers animauxvertébrés il peut aussi avoir des elTets assezfâcheux, car la piqûre d’un seul Hyménop-tère suffit pour faire gonfler la partie bles-sée et y produire des douleurs très aigries ;et même, dans certains cas, elle peut occa-sionner la fièvre. Plusieurs naturalistes etdifférentes personnes, pour se convaincreque la piqûre de l’aiguillon n’était réelle-ment vulnérante que par la présence de laliqueur venimeuse, ont introduit dans unepiqûre faite avec une aiguille une pe-tite quantité de venin obtenu en pressantla vésicule qui le contient, et les effetsqu’elles ont ressentis ont toujours été ana-logues à ceux qu’occasionne l’aiguillon mê-me. La nature de ce liquide est encore in-connue. On sait seulement qu’il se coaguleau contact de l’air, qu’il a une saveur styp-tique, enfin qu’il ne rougit pas la teinture detournesol et ne verdit pas le sirop de vio-lette ; mais ses effets irritants sont connus de-puis bien des siècles. Plusieurs remèdes ontété préconisés pour apaiser la douleur queproduisent ces piqûres; mais il est évidentqu’aucun ne donne de résultat satisfaisant;l’huile, l’eau-de-vie, la salive, ont été em-ployés, quelquefois, dit-on, avec succès ;cependant il ne faut pas trop se fier à ces re-

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mèdes. L’ammoniaque produit de meilleursrésultats; mais un autre moyen qui réussitassez bien et que l'on conçoit facilement,consiste à sucer la plaie avant que levenin ne se soit complètement épanché.Lorsque l’aiguillon est resté dans la plaie,il faut avoir soin de l’arracher, en évitantde presser la vésicule, car alors on feraitcouler une plus grande quantité de liquide;du reste, il est rare que l’animal laisse ainsison aiguillon. Cela arrive pourtant quel-quefois, à cause des épines qui garnissentle dard au côté externe, et qui empêchent sasortie du corps dans lequel il a pénétré. Dansce cas, l’insecte périt bientôt à cause de ladéchirure de son rectum et de son oviduetc.

On rapporte généralement que la piqûred’une Guêpe ou d’une Abeille est presquesans résultat fâcheux chez certaines per-sonnes; ce qu’il faut attribuer à une plusgrande dureté de l’épiderme, qui dès lorsempêcherait l’aiguillon de pénétrer autant.Il est presque inutile de dire qu’un Hymé-noptère ayant piqué plusieurs fois de suitene peut plus causer de douleur par de nou-velles piqûres, parce que le liquide s’épuisebientôt; mais il se reproduit au bout de trèspeu de temps.

Chez les Scorpions, la structure de l’ai-guillon est beaucoup plus simple : il est for-mé par le dernier segment de l’abdomen ,qui se termine en une pointe perforée, don-nant passage à un liquide très venimeux, dontles effets ne paraissent peut-être plus funes-tes qu’en raison de sa plus grande abondance.Nous ferons connaître sur ce sujet quelquesparticularités dignes d’intérêt en traitant del’article Scorpion. (Émile Blanchard .)

AIGUILLON, Aculeus. bot. ph. — On ap-pelle ainsi les piquants qui existent surcertaines parties des végétaux, quand ilsnaissent simplement de l’écorce et qu’ils sem-blent n’êlre que des espèces de poils endur-cis , comme, par exemple, dans les rosiers. Ilne faut pas confondre les aiguillons avec lesépines, qui sont ordinairement des partiesavortées, terminées en pointe roide et pi-quante à leur sommet, et qui se continuentintérieurement avec le corps ligneux de latige. V. Épine. (A. R.)

•AIKINIA. bot. pu. — Le g. ainsi nommépar Wallich (Pl. asiat. rarior. 3, p. 4(i,t. 213), et qui fait partie de la famille des