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Tome premier.
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Graminées , avait été décrit et figuré parM. Kunth (Gram. 2 , p. 486 , t. 158), sous lenom de Ratzeburgia. V. . ce mot. (A. R.)

AIL. Allium. bot. ru.—Grand g. delà fam.naturelle des Asphodélées, caractérisé pardes fleurs disposées en sertuleou en ombellesimple, enveloppée de spathes scarieuses.Le cal. est coloré, formé de 6 sépales égaux,étalés ou plus ou moins dressés. Les étam. aunombre de 6, à peu près de la longueur dessépales, à la base interne desquels elles sontattachées, ont leurs filaments planes, assezsouvent trifurqués au sommet; la pointe dumilieu portant une anthère allongée et à 2loges. Le fruit est une capsule à 3 côtes oucomme triangulaire, ordinairement enve-loppée par le calice qui persiste, sans pren-dre d’accroissement, à 3 loges contenant cha-cune un certain nombre de graines ordinai-rement noires et anguleuses et s’ouvrant en3 valves. Le bulbe est simple ou composé ;les feuilles planes ou cylindriques et creuses;la hampe nue ou feuillée. — Dans quelquesespèces, les fleurs sont en partie remplacéespar des sortes de bourgeons écailleux ou depetiles bulbes qu'on nomme Bulbilles, et quisont autant de moyens de propagation de laplante. On dit alors que ces esp. sont vivi-pares.

Le nombre des esp. de ce g. est très consi-dérable ; il dépasse 160. Elles sont répanduesdans presque toutes les contrées du globe ,mais plus particuliérement dans l’Europeméridionale et l’Asie . Plusieurs sont culti-vées dans nos jardins comme plantes potagè-res. Il nous suffira de citer ici les esp. sui-vantes, dont l’emploi et les propriétés sontconnus de tout le monde.

§ I. j Feuilles planes.

1. L’ail commun (Allium salivuml ,.), quiparaît originaire des sables de la Sicile . Sesbulbes sont composés. On les emploie nonseulement comme assaisonnement ou condi-ment, mais elles font aussi partie de plu-sieurs préparations médicamenteuses.

2. La Rocambole (Allium scorodopra-sum L. ), qui croît sauvage en Grèce , enItalie, en Portugal , etc., a également des bul-bes composés ; ses fleurs sont entremêlées debulbilles.

3. Le Poireau {Allium porrum L.), dontla patrie paraît être aussi le midi de l’Eu-rope, et spécialement la Péninsule ibérique .

§ IL Feuilles cylindriques et creuses.

4. L’Or, non commun ( Allium cepaï..). C’estsans contredit l’esp. la plus importante et laplus utile du g. par son emploi journalierdans nos préparations culinaires. On en cul-tive un grand nombre de variétés.

5. L’ÉcnALOTE ( Allium ascalonicum I,.);on la croit originaire des montagnes de laPalestine.

6. La Ciboule ( Allium fistulosum L.).

7. La Civette ou Ciboulette (AlliumSchœnoprasum L.).

Dans nos parterres d’ornement on cultivefréquemment une belle esp. nommée vul-gairement Ail doré. C’est Y Allium Mol y L.On la plante en bordure , et elle fleurit désle premier printemps. (A. R.)

AILAIVTIJS. bot. pii. — Sous le nomd’ Allante ou arbre du ciel, les habitants desMoluques désignaient, à ce quenous apprendRumph, le grand arbre si répandu mainte-nant dans nos promenades et nos parcs, etnommé vulgairement Vernis de la Chine . Onl’avait pris long-temps pour un Sumac. Des-fontaines, en l’en distinguant génériquement,lui donna le nom qu’il porte, grécisé mal àpropos par l’addition d’un/i; et, lorsque lesfamilles naturelles furent établies , l’Ailanteprit place auprès des Sumacs dans celle desTérébinthacées. Cette famille fut divisée plustard, et plusieurs de ses g. durent quitter laclasse des périgynes, pour prendre placeparmi les hypogynes, où les appelait l’in-sertion de leurs étamines. VAilanius enfait partie et se classe maintenant à la suitedes Zanthoxylées, ainsi que semblent l’in-diquer les caract. suivants : Fleurs polyga-mes; mâles : cal. 5-fide; 5 pétales plus longs,ouverts ; étam. 10; 5 alternes avec les péta-les, et les égalant en longueur; 5 opposéesplus courtes. Disque central, portant en de-hors les pétales cl les étam., prolongés au-dessus de leur insertion en un rebord annu-laire qui a 5 replis sinueux et cachant àl’intér. 5 petits rudiments d’ovaires. Fleurshermaphrodites (ou femelles): cal., pétales etdisque comme dans les mâles. Etamines enmoindre nombre par avortement ; ovaires4-5 distincts, comprimés, portant chacuninséré sur une échancrure de leur bord in-terne, un style que termine un sligm. réflé-chi. Autant de samares oblongues, compri-mées, membraneuses, diversement rélicu-