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Tome premier.
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tains Coléoptères ; en effet, si l’on soulèveles élytres des grandes espèces de Dystiqueset d’Hydrophiles, on apercevra facilementà leur base une membrane qui leur est ad-hérente , ayant la même forme et la mêmeorganisation que l’aileron des Diptères . A lavérité cette membrane est simple , mais ellel’est également dans les Taons, ce que nousavons oublié de dire au commencement decèt article.

Quant à l’usage des ailerons chez les Dip-tères , des expériences ont prouvé qu’ils necontribuent en rien à leur bourdonnement,comme plusieurs naturalistes l’ont avancé.Tout pôrle à croire qu’ils ne servent qu’à di-riger ou à modifier le vol. V. Balanciers.

(D.)

AIDES (Ala). zool.— Ce sont des membresmodifiés, pûurla locomotion aérienne.—Uneanalogie incomplète dans les fonctions a faitdésigner sous le nôm A''Ailes, des appendicesauxquels ce nom doit être refusé , tels queles parachutes de certains mammifères etde quelques petites esp. de reptiles sauriens,les nageoires élargies des dactyloptèresetdesexocets. Les premiers ne sont pas des mem-bres ; et les uns comme les autres sont desorganes de soktiën , mais non de locomotionaérienne. La formule que nous proposonsles rejette donc tous également, en mêmetemps qu’elle nous parait embrasser toutesles’ formes organiques auxquelles est dû vé-ritablement le nom A’Ailes, à savoir, parmiles vertébrés, les membres antérieurs desChéiroptères, des Oiseaux et des Ptérodac-tyles, et deux paires de membres thoraci-ques chez les Insectes.

Le vol est de tous les modes de locomotioncelui qui exige le déploièthent de forces leplus considérable. Dans un milieu d’unedensité aussi faible' que l’air, l’animal quivole a d’abord à supporter par une actionmusculaire tout le poids de son corps,comme celui qui marche à la surface de laterre ; mais il n’a pas, comme ce dernier,un point, un appui fixe. Il est perpétuelle-ment placé dans la condition d’une massequi tombe; et pour représenter la sommedes forces qu’il lui a fallu dépenser dans untemps donné, seulement pour se soutenir,il faudrait y faire entrer comme élémentla quantité de mouvement qu’il aurait ac-quise, d’après les lois de la chute des corps,

en tombant dans le vide pendant le mêmeespace de temps. Cette dépense de for-ces musculaires qui peut être exigée d’unanimal pour qu’il obtienne l’immobilité rela-tive dans le milieu où il se trouve plongé, estpresque nulle chez lês animaux aquatiques,qui ont à peu près le même poids spécifiqueque l’eau dans laquelle ils vivent. Il en estde même dans plusieurs altitudes pour lesanimaux terrestres, et elle se réduit pour eux,dans les cas les plus défavorables, à l’effortmusculaire nécessaire pour empêcher laflexion des pièces mobiles articulées dont secompose la charpente de leurs membres.Elle atteint son maximum chez les animauxaériens.

Aussi, est-ce à ces derniers que la plusgrande puissance musculaire a été départie;et ne devons-nous pas nous étonner qu’ils ap-partiennent tous aux deux seuls embranche-ments qui aient été bien partagés sous lerapport de la solidité de la charpente et dela puissance des mécanismes, l’embranche-ment des vertébrés et celui des articulés.Si , au lieu de considérer l’ensemble desêtres, nous entrions dans les détails, si nousexaminions chaque être qui vole en particu-lier, en le comparant à ceux qui ne volentpoint, nous verrions que cette fonction si la-borieuse est une sorte de centre vers lequeltend à se porter toute l’énergie muscu-laire, au détriment des autres fonctionsqui ont pour principe l’action des muscles.Les Chéiroptères comme les Oiseaux , et cesderniers comme les Insectes qui volent bien,sont des animaux faibles partout ailleurs quedans leurs ailes, dans les muscles qui meu-vent celles-ci, et dans les autres organes quise rapportent à la fonction du vol. Lorsquedans un groupe créé en général pour le volnous rencontrons des individus propres àquelque autre laborieuse fonction, ce sontdes êtres détournés, en quelque sorte, de ladestination générale ;carchez eux la locomo-tion aérienne est nulle ou réduite à de fai-bles proportions. Les Gallinacés, les Échas-siers coureurs, les Palmipèdes plongeursparmi les Oiseaux; les Fourmis travailleuses,et les Insectes fouisseurs, nageurs, ou sau-teurs, mettent dans toute son évidence cefait, qui n’est qu’un cas particulier delàloi beaucoup plus vaste du balancement desorganes, établie par M. Geoffroy St-Hilaire.