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Tome premier.
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nous avons faites depuis quelques années,et qui avaient surtout pour but d’obte-nir de l’investigation du système nerveuxde nouvelles données pour l’étude philoso-phique de ces animaux, nous ontconduitàune conviction différente, que nous nouscontenterons de formuler ici, mais que nousdésirons vivement pouvoir publier plus tardavec tous les développements nécessaires.

Le thorax des Insectes s’offre à notre es-prit comme représentant 5 anneaux et non 3seulement. — Le 1 er est le prolhorax, qui neportejamais d’appendices à son arceau supé-rieur, et dont M. Audouina fait ressortir toutela simplicitéde composition relativemenlauxautres.—Le2 n " serait l’anneau des l re, ailes;celles-ci en seraient les membres.—Le3"" se-rait l’anneau des 2 m '» pattes. Ces deux an-neaux , en se soudant intimement et en seportant, le 1 er en haut, le 2 mc en bas, pourobéir à des nécessités de fonction, constitue-raient cet anneau si compliqué que M. Au-douin a désigné sous le nom de misothorax.— L'anneau des 2 mo11 ailes et celui des 3 m * spattes constitueraient, par une soudure toutepareille, le méialhorax , et les ailes, d’aprèscette manière de voir, seraient les membresdes 2' et 4 e anneaux du thorax. (L. D.y.r.)

AILES. Alæ. ois.—Bien qu’à l’article pré-cédent on ait annoncé que le mot Aile,considéré dans ses rapports avec les diffé-rentes classes, ne serait traité qu’aux géné-ralités de chacune d’elles, il acquiert tantd’importance dans l’étude comparée des fa-milles diverses des Oiseaux, que nous noussommes décidé à présenter dès ce momentnos observations sur ce sujet.

Les Oiseaux ne pourraient se soutenir etse diriger dans le fluide aérien, si les ramesqu’ils ont reçues de la nature n’avaient étédouées d’une étendue et d’une vigueur con-sidérables. L’aile à forme allongée , mue par12 muscles d’une incroyable énergie, ar-quée antérieurement et d’une légère conca-vité, produit, à l’aide des pennes élastiquesqui la terminent, un vol puissant, uneforce capable de résister aux vents les plusimpétueux. Elle se compose , comme lebras de l’homme, et le membre antérieurdes autres mammifères, de3parties analo-gues, à l’humérus ou bras ( pl. C,fuj. 1, «.), àl’avant-bras, formé de 2 os, le radius (b) et lecubitus (c), et à la main ou carpe (rf) réduite,

selon Cuvier à un seul doigt et aux rudi-ments de 2 autres. Sur toute la longueur dece membre, sont implantées de longues plu-mes, fermes, élastiques, qui, par leur rap-prochement , forment ces rames au moyendesquelles l’oiseau frappe et fend l’air. Lesplus extérieures de ces pennes se nommentprimaires; elles sont au nombre de 10 (e)et sont attachées à la main. Les suivantes,nommées secondaires (f ), varient en nom-bre et adhèrent à l’avant-bras; enfin les plusrapprochées du corps ou tertiaires sont fixéessur l’humérus. L’os qui représente le pouce,porte encore quelques pennes nomméesbâtardes, petites, presque atrophiées, etque M. Swainson dit être au nombre de 10comme les primaires (g). Toutes ces pennessont recouvertes à leur base par plusieursrangées de plumes courtes et moyennes,désignées sous les noms de petites, moyen-nes et grandes couvertures. Celles-ci sontsupérieures et inférieures aux pennes. Tou-tes les inférieures sont faibles, à tuyauxtrèsdéliés, et ne donnent à l’aile aucune fer-meté. Parmi les supérieures , au contraire,les grandes, qui sont en nombre égal à ce-lui des pennes, leur sont contiguës à leurbase, dans une certaine étendue de leurtuyau, et semblent les doubler en dessus.Celles qui recouvrent les secondaires leursont de beaucoup inférieures en grosseur;mais celles qui sont accolées aux primairesont un tuyau singulièrement gros, vu leurpeu de longueur, égalant presque celui deces primaires, et leur sont tellement ad-hérentes à leur base ainsi qu’entre elles,qu’elles doivent doubler la fermeté et laforce résistante de la main. La forme despennes, leur plus ou moins de longueur etde fermeté, modifient à l’excès l’action du volchez l’oiseau. On peut toutefois poser enprincipe que les ailes allongées, pointues etétroites par suite de la décroissance rapidedes primaires et de la brièveté des secondai-res et des tertiaires, sont les plus favorablesau mécanisme d’un vol puissant et facile. LesMartinets, Hirondelles, Colibris, Oiseaux-Mouches , les vrais Faucons , et, parmi lesPalmipèdes, les Frégates, les Hirondelles demer, lesAlbatros et les Pétrels, appuient cetteassertion {V. Jig.2, l’aile du Martinet; lesprimaires (/), les secondai res {g). Par opposi-tion, l’aile courte, arrondie et large, est l’in-

■rosi. i.