AMI
AM[
351
irrégulièrement déchiré, ou bien la formed’un globule hérissé de pointes effilées, etroulent dans le liquide comme des châtai-gnes. Losana de Turin , se fondant sur cesdifférences de forme, en a décrit un grandnombre comme esp. différentes, suivantque leur contour se rapprochait de celuid’une fleur, d’une étoile, etc.
Les Amibes se produisent dans les eaux* stagnantes, au milieu des détritus formantSjj une couche vaseuse à la surface des herbeset des pierres. Elles se forment aussi dansles sédiments des vieilles infusions végéta-les, et dans les pellicules qui recouvrent aubout de quelques jours les infusions anima-les ou végétales.
On ne peut assurément regarder toutesces Amibes comme une seule esp. ; mais tantqu’on n’aura pas constaté leur mode de pro-duction , on ne pourra même pas les distin-guer par leur habitation ou par la nature( des infusions où elles se développent. (Duj.)[i ‘A11ICIE. Amicia, Kunth; Twpinia, Pers.| nec alior. (Dédié à M. Amici, célèbre phy-[■ sicien italien), bot. pii. — G. de la famille!' des Légumineuses, sous-ordre des Papilio-t nacécs, tribu des Hédysarées, DC. — Ce g.
, est très voisin des Poiretia, dont il paraitne différer que par un calice bilabié. On enconnaît 2 esp., qui sont indigènes dans l’A-mérique équatoriale. (Sp.)
* AMICTE. Amiclus l âfuxvoç, pur), ins.— G. de l’ordre des Diptères, div. des Bra-chocères, subdiv. des Tétrachœtes, familledes Tanystomes, tribu des Bombyliers, éta-bli par Wiedemann aux dépens du g. Bom-bylius de Fabricius et adopté par Latreillc etpar M. Macquart. Il a pour caract. : Tète dela largeur du thorax ; trompe plus ou moinsallongée ; 1" article des ant. long, cylindri-que ; le 3 me subulé, à peine de la longueurdu premier. Abdomen oblong. Des 2 esp.rapportées à ce g. par M. Macquart, l’une,A. oblongus , se trouve dans le nord de l’A-frique ; l’autre, A. heteropterus , habite leCap de Bonne-Espérance . (D.)
AMIDON (Corrupt. d’jpvXov, farine faitesans meule ). bot. — V. Fécule amylacée.
(A. K.)
AMIDON, Amylum (corruption d’âfwlov,guidon, farine naturelle), cium.— On ap-pelle Amidon une substance grenue, blancheet brillante qu’on rencontre dans un grand
nombre de végétaux, par exemple dans lestubercules de la pomme de terre, les grainesdes céréales, la moelle du Sagouier et lestiges de diverses plantes, etc.
La forme des grains d'Amidon est le plussouvent arrondie; elle est polyédrique quandces grains sont très serrés dans leurs cellu-les végétales. Leur grosseur varie beaucoup :ainsi les grains de l’amidon de la pomme deterre dite de Bohan sont une fois et demieplus considérables que ceux de la fève, et dixfois plus que ceux du Clienopodium quinoa.L’amidon , vu au microscope, parart forméde couches concentriques d’une substancehomogène dans sa composition et ses pro-priétés; sauf de légères différences dans lacohésion. Tel qu’on le rencontre dans lecommerce, il contient une proportion d’eauassez considérable qu’on peut lui enleverpar la dessiccation. D’un autre côté, il estsusceptible d’en absorber une quantité beau-coup plus grande et qui s’élève jusqu’à lamoitié de son poids. Enfin, l’amidon chauf-fé dans l’eau subit un gonflement si con-sidérable , qu’il prend l’aspect d’une massegélatineuse, connue sous le nom d’empois.L’amidon converti en empois occupe plusde 30 fois son volume ordinaire. M. Payena démontré d’une manière très ingénieuse,en faisant plonger dans de l’empois dé-layé les radicelles d’une plante (de la ja-cinthe par exemple), que , dans ce cas, l’a-midon n’est pas en dissolution, et que l’eauest absorbée et l’amidon se précipite. L’ad-dition d’une faible proportion de soude (0,02du poids de la liqueur ) produit le mêmeeffet que l’augmentation de la température.C’est une condition de succès dans la pré-paration de l’empois que l’élévation brus-que de la température. Ainsi 10 grammesd’amidon, chauffés rapidement à 100 degrésdans 200 gr. d’eau, ont donné un empois iden-tique à celui que fournissaient 14 gr. d’ami-don portés lentement à la même températuredans la même quantité d’eau. Le froid produitun effet inverse de celui de la chaleur ; ainsil’empois exposé à une forte gelée laisse dé-poser, lors du dégel, la plus grande partiede l’amidon. Une des propriétés les plus in-téressantes de l’amidon est sa coloration enbleu par l’iode. Ce caractère découvert parMM. Colin et Gaultier de Claubry èst encoreaujourd’hui le meilleurpour reconnaître l’a-