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seaux arundinicoles (tels que les Fauvettesdes roseaux, les Thriolhores, Troglodytes,Synallaxes, etc.), et en même temps lesdoigts et les ongles antér. courts des oiseauxmarcheurs, comme dans nos Alouettes et nosTraquets. Aussi, Wilson , en décrivant sonFringilla maritima, type du g., nous apprend-il que ces oiseaux se tiennent habituellementdans les îlots bas et couverts de roseaux, quibordent les côtes de la mer Atlantique, etque, lorsqu’un ouragan du nord-est les apoussés au rivage, ils se tiennent sur lagrève, courant avec la légèreté et la rapi-dité des petits Bécasseaux ou Chevaliers les plus ingambes. Dans ces circonstances,ils restent la nuit sur le sol sans se percher,et parcourent la plage en courant, mêmeaprès le crépuscule. Leur nourriture esttoute marine; car Wilson assure qu’aprèsen avoir ouvert un grand nombre d’indivi-dus, il n’a jamais trouvé dans leur gésierque des débris de chevrettes ou thalitres, depetits mollusques et de petits crabes; et queleur chair, comme on doit s’y attendre, aun goût prononcéde poisson etde marécage.Au milieu de leurs retraites marécageuses,habituellement arrosées par les eaux de lamer, ils choisissent, dit cet auteur, les en-droits les plus fourrés des joncs et des plantesmarines, et grimpent le long de leurs tigesavec autant d’agilité qu’ils courent sur lesol. Cette circonstance est tout-à-fait re-marquable; car presque tous nos oiseauxgrimpeurs ne marchent que peu ou assezmaladroitement.
Audubon , qui a figuré cet oiseau et sonnid ( Ois. de VAm. du nord ), nous apprendque ce nid est placé si près du sol, qu’il sem-ble y être creusé ; que les jeunes s’établissentprès des fossés et des écluses qui séparent lesmarais d’eau salée, où ils trouvent une nour-riture abondante, en visitant les trous descrabes, et en s’introduisant dans les crevassesde la vase sèche, à la manière des Troglo-dytes.—Nous ne sommes entré dans ces dé-tails que pour prouver à quel point ces oi-seaux méritaient, d’après leur mode denourriture et leurs moeurs, si étranges chezdes Fringillidées, de constituer un g. dis-tinct. Il est certain quedesFringilles coureurset ingambes comme nos Alouettes de mer,grimpeurs comme nos Calamoherpes les plus Iagiles, fixés habituellement sur les rivages 1
maritimes, et, par suite, uniquement crusta-civores et molluscivores, sont des oiseauxtout-à-fait anomaux dans leur famille.Swain-son, après avoir décrit et figuré ie Fringillamaritima ( Americ. Ormt.,pl.Zi,fig.î), donnela description et la figure d’une 2 me espèce( pl. 34, fig. 3 ) sous le nom de F. caudacutaLalh., qui habite les mêmes lieux quela précédente, s’y nourrit de la même ma-nière, et offre enfin les mêmes caract. deformes et de mœurs. Elle n’en diffère, selonlui, que par une course moins rapide ; nousajouterons: un peu par les couleurs du plu-mage, et surtout par un bec plus allongéet plus grêle.—Audubon a figuré, sous lenom à’Ammodromus Henslowi, une 3' esp.,très voisine, par les couleurs, de VA. rnariti-mus , mais plus petite et à rectrices plusétroites et plus aiguës. Ces 3 esp., les seulesdu g. connues jusqu’ici, ont un plumageassez sombre, mais remarquable par unebande longitudinale plus claire sur la têteet par la couleuf pâle de leurs pattes et deleurs ongles. Nous les possédons toutes lestrois. Vieillot décrit les deux i r ' B (IVouv Dicl.d’Mist. nat.) sous les noms de Passerine ma-ritime et à queue pointue. Ne faisant quetraduire les descriptions de Wilson, il estétonnant qu’il ait omis tout ce que cet au-teur a dit d’intéressant sur les mœurs de cesdeux espèces. (Lafr.)
'AMMODROMUS (àupo;, sable; ipopiôç,coureur), ins. — G. de la famille des Mntil-liens (Hétérogynes, Lat.), établi par M. Gué-rin ( Voyage de la Coquille) , sur 4 esp. dontles femelles seules sont connues, si toutefoiselles n’appartiennent pas à quelques mâlesformant d’autres g. Il en a tiré leurs prin-cipaux caractères génériques : 1° du corpsallongé et aptère; 2° des mandibules gran-des, arquées et terminées en pointe aiguë ;3° des antennes courtes, contournées, com-posées de 12 articles; 4° des palpes maxil-laires de C articles et des labiaux de 4 ;5° du thorax divisé en 3 segments nodifor-incs ; et 6° des pattes courtes, épaisses etépineuses.—Les 4 esp. connues sont les A.fronlalis , ruficeps , scoliœformis, varias Guér.
( Mymecoda varia , Perty) ; toutes sont del’Amér. méridionale. (Bl.)
AMMODÏTE (âuiüxSvTïi;, qui se tientdans le sable), rept. —Nom spécifique d’unOphidien du g. Vipire. F. ce mot. (G. B.)