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AMMODYTE. Ammodyles ( , sable ;
«Sût?;;, plongeur), roiss. — Nom que les an-ciens donnaient à un Ophidien s’enfonçantdans le sable en I.ybie.
Concolor exustis atque indiscretus arenis,
Ammodytes, etc. Lucanus, lib. 9.
Gesner l'employa pour désigner le poissoncommun sur nos côtes sablonneuses, que lesAnglais nomment Sandliz, les AllemandsSandcel, expressions qui se rapportent à lamanière de vivre de cet apode. Artedi en afait le nom générique que tous les iclithyo-logistcs postérieurs ont adopté. Son carac-tère consiste en ce que le corps est allongé,cylindrique, à nageoire dorsale simple etlongue, à anale également assez étendue;la caudale est distincte et fourchue ; ils ontde petites pectorales, mais ils manquent deventrales.
Ces Poissons, sans vessie natatoire, vivent,pendant l’hiver, presque constamment sousle sable; mais quand la mer est haute, et àcertaines époques, ils se tiennent à la meret y vivent en troupes, de manière qu’on enfait la pèche aux filets, et qu’on en prend enassez grande abondance pour rendre cettepêche profitable, à cause de la délicatesse dupoisson. En tout temps, à marée basse, ilsse tiennent cachés sous le sable où les rive-rains vont les prendre en soulevant le sableavec une sorte de bêche ou de hoyau. Il fautavoir une grande prestesse pour retourner lesable et saisir le poisson des qu’on l’aperçoit,car il s’y enfonce avec une facilité et unepromptitude vraiment surprenantes. Il meparaît probable, toutefois, qu’il s’y enfoncequand les grains sont encore soulevés et re-mués par l’eau de la mer, et avant que le sa-ble ne soit foulé et tassé par le mouvementdes vagues. J’ai laissé souvent sur la plageunie des Ammodytes qui ne cherchaient pasmême à se cacher ou à s’en foncer sur cette su r-face unie qui leur paraissait vraisemblable-ment trop dure; mais dès qu’on les mettait surdu sable remué et par conséquent pl us meu-ble, ils y pénétraient presque avec la rapi-dité d’un dard; aussi sur quelques unes denos côtes on l’appelait Tmiiçoii. Le premiermouvement cache près de la moitié du corps,et le reste est enfoncé après 2 ou 3 ondula-tions de la queue. Je ne connais pas encorebien le mécanisme que le poisson emploiepour cheminer si vite sous le sable, il s’v
tient souvent enroulé sur lui-même, et quoi-qu’on dise qu’il y cherche les vers dont ilfait sa nourriture, je n’ai jamais rien ob-servé qui justifiât cette assertion. Que de-vient la respiration de ce poisson, quellemodification éprouve-t-elle dans cette pé-riode régulière, où, pendant3 ou 4 heuresau moins, à chaque marée, les Ammodytesrestent enfoncées sous un sable souvent peuhumide?
Linné , qui avait observé un grand nom-bre de ceè Poissons, jugea qu’il pouvait enexister 2 csp. sur nos côtes; toutefois il n’encaractérisa qu’une seule, celle que,suivantlui, les pêcheurs des côtes septentrionales del’Europe nomment Tobis , ou Tobiœn selonSchonevelde, nom que cet auteur avait la-tinisé en celui de Tobianus ; voilà commentl’esp. a été nommée par Linné , Ammodyteslobianus.M. Le Sauvage, médecin distinguéde Caen , a désigné la 2' espèce sous le nomd ’Amm. lancea, mais en transposant la ci-tation des figures des auteurs anciens, etnotamment celle de Ray.
La chair de ce poisson est très estimée;quand ils sont trop petits, les pêcheurs s’enservent pour amorcer les lignes, surtoutpour la pêche des maquereaux qui en sonttrès friands. (Vai..)
'AMMODYTES (a^oç, sable ; Jvtviç, quiplonge), bot. ru.—Epithète peu usitée , dé-signant les plantes qui croissent dans le sa-ble. (C. L.)
•AMMOGETON (a/xgoç, sable ; ya’rav, voi-sin; qui croît dans les sables), bot. pii. —G. de la famille des Composées, tribudes Chicoracées, ayant pour caract. : Ca-pitule mullifiore. Invohicre formé de 3-iséries d’écailles imbriquées. Réceptacle chargé de paillettes linéaires-lancéolées, acumi-nées, placées entre les fleurs. Fruits obeom-primés, glabres, lisses; ceux du disque, seu-lement, pourvus d’un bec court et épais.Aigrette composée de plusieurs rangées desoies blanches et légèrement scabres. —L’ Ammogelon scorzonerœfolium , seule csp.du g., est une plante vivace de l’Ainér. bo-réale; elle manque de lige et porte desfeuilles radicales,linéaires, lancéolées, at-ténuées aux 2 extrémités, très entières, par-courues par une nervure moyenne, compri-mée, présentant 3 veines plus saillantes; leshampes nues égalent les feuilles en Ion -