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Tome premier.
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loide. Anth. à 2 loges quelquefois séparéesl’une de l’autre et comme appliquées sur lemilieu de la face interne du filet pétaloide,qui se prolonge au-dessus d’elles, en formantun appendice ordinairement bifide. Plusrarement, filet de l’étamine cylindrique etsemblable à celui de toutes les autres plan-tes. Anth. à 2 loges, non surmontée d’unappendice pétaloide, uniloculaire dans leg. Canna (V. Balisier et VAllas de ce Dicl.Sub. Canna Iulea.Jig■ b.i\c, I). Ovaire in-fère, à 3 loges contenant chacune un grandnombre d’ovules attaches sur 2 rangs, àl’angle interne de chaque loge. Style or-dinairement grêle , parfaitement distinctdes autres parties de la fleur, naissant dusommet de l’ovaire et d’une longueur pro-portionnée à celle du tube calicinal. A saparlic super, il passe en général au devantde l’anthère et se place souvent entre ses 2loges, qui offrent presque toujours unesortedegoultièrc dans laquelle il est reçu. Il porteà son sommet un stigmate dilaté, concave,en forme de coupe dont l’iritér. est glandu-leux, et le contour garni de poils. Sur lesommet de l'ovaire, en avant du point d’in-sertion du style, on voit un petit corps glan-dulaire, simple ou bilobé; une sorte de dis-que épigync , dont nous expliquerons pluslard l’origine et la nature physiologique.Ce petit corps manque fréquemment. Lefruit est communément une capsule à -3 lo-ges polyspermes, s’ouvrant à sa maturitéen 3 valves. Plus rarement, le péricarpe estlégèrement charnu ou même presque bacci-forme, pouvant,paravortement, ne plusêtrequ’à une seule loge et contenir un très pe-tit nombre de graines ou même une seule.Celles-ci ordinairement arrondies et pres-que globuleuses ; quelquefois accompagnéesà leur base d’un arille charnu ctcupulifor-me, contenant un endosperrne farineux dansle centre duquel est un embryon presquecylindrique, nu ou plus souvent contenudans une sorte de poche charnue nomméeriietlus par Gatrtner. Radicule tournée versle hile avec lequel elle est en contact.

Nous nous sommes borné jusqu’à présentà décrire la structure florale des Amomées,sans nous expliquer sur les nombreusesanomalies qu’elle présente, quand on lacompare à celles des autres familles de plan-tes monocotylédonées. En effet, nous trou-

vons ici des fleurs qui, au premier abord,s’éloignent beaucoup du type propre auplus grand nombre des végétaux pourvusd’un seul cotylédon. Ainsi, indépendammentdu calice formé de 6 sépales plus ou moinssoudés ensemble et disposés sur 2 rangs,nous observons 3 ou 4 autres div. péta-loides placées en dedans de la rangée laplus inlér. des sépales, et que quelquesauteurs ont désignées sous les noms de co-rote et de nectaires. De plus, au lieu detrouver 3 ou 6 étamines, comme dans la plu-part des autres Monocotylédonées, nousn’en voyons qu’une seule, rarement por-tée sur un filet cylindrique, plus souventappliquée sur une lanière pétaloide, quise prolonge et se bifurque au - dessus del’anthère. Il y a donc évidemment ici, dé-viation du type régulier des Monocotylé-donées ; aussi rien n’est-il plus étrange etplus disparate que les noms donnés aux di-verses parties de ces fleurs par les diffé-rents botanistes qui en ont parlé , et la ma-nière dont ils ont tracé les caract. des g. decette famille.

Le premier botaniste qui ait cherché àrcconnaitre la nature physiologique des di-verses parties constituantes de la fleur decette singulière famille, est M. Lesliboudois,professeur de botanique à Lille . Dans 3 mé-moires successifs ayant pour objet: le 1" leCanna indica; 16 2”'' Y Uedijchium angusti-folium; et le 3 ,n ' le Globba nuians, cet ingé-nieux botaniste s’est efforcé de ramenerl’organisation des Amomées au type généralpropre à la plupart des familles des plantesMonocotylédonées. Pour lui tous les g. decette famille doivent être considérés commeayant un calice double à 6 sépales et G éta-mines. De ces fi étamines une seule est fer-tile et développée, les autres sont transfor-mées en appendices pétaloides. Nous adop-tons complètement celte manière d’envisa-ger l’organisation florale des Amomées, etnous la croyons conforme à la nature. Seu-lement nous nous éloignons de notre savantami, dans l’explication qu’il donne de cetteorganisation et dans la dénomination desparties constituantes de la fleur; ainsi parexemple, dans le g. Canna ( V. VAllas de ceDicl.), on trouve, en dedans ducal, intér. :1° 3 div. pétaloides, dont 2 dressées et sem-blables, et une infér. réfléchie, disposée à