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peu près de la même manière que le labelledes Orchidées. En dedans de ces ft div. onen voit 2 autres, l’une, portant sur l’un deses côtés l’anthère, dont le filet se manifesteaussi par un certain épaississement linéairedu côté de l’appendice auquel elle est atta-chée ; et une autre, confondue à sa base avecla précédente, qui se termine latéralementpar l’aréole sligmatique. Selon M. Leslibou-dois , la division anthérifère doit comptercomme 2 étamines, l’une fertile, l'autrestérile, dont l’anthère a complètement avortéet s’est prolongée en languette au-dessus del’étamine fertile; la 3 m ' étamine est repré-sentée par la division pétaloide révolutéc; deplus, l’auteur admet encore 3 div- pétaloidesdressées, tandis qu’il n’en existe réellementque 2, ainsi qu’il le montre dans sa fi-gure 2, d.d. Ces 3 divisions représenteraientles 3 autres étamines. Ce n’est pas ici le lieude réfuter ce que celte opinion a d’inexactsur ce point. Nous aurons occasion d’yrevenir en traitant successivement des dif-férents g. delà famille, et en particulier desg. Canna (V. Balisikr), Hcdijr.hium etGlobba ou Renealmia, sur lesquels M. I.esli-boudois s’est particulièrement appuyé pourétablir son opinion sur la structure floraledes Amomées. Pour le moment nous nousbornerons à énoncer ici en peu de mots no-tre manière d’envisager la structure primi-tive des Amomées, et d’en expliquer l’étatanormal.
Les Amomées ont : 1 ° Un calice double, for-mé de 3 divisions extérieures plus courtes ;de 3 div. inlér. plus longues et soudéesen I tube ; 2’ 6 élam. dont 2 ordinairementà anthère uniloculaire, développées, ferti-les, et soudées ensemble, de manière à imi-ter une anthère biloculairc , dont les logesseraient plus ou moins écartées l’une del’autre. Karement une seule est développéeet anthérifère [Canna). Les étamines stérilessont, sous la forme d’appendices pétaloides,souvent confondues et soudées 2 ou 3 ensem-ble, et plus rarement l’une d’elles sous laforme d’un petit mamelon glanduleux ( dis-que épigyne) est placée sur le sommet de l’o-vaire infère.
Ce qui distingue notre manière d’envisa-ger la structure florale des Amomées, decelle des autres botanistes, c’est, de considé-rer l’étamine fertile : l° comme composée
de 2 étamines uniloculaires ; 2° comme uneétamine avortée , le petit mamelon glan-duleux que, dans un certain nombre deg.,on observe sur le sommet de l’ovaire.
La nature même des parties constituantesde la fleur nous paraît confirmer pleinementnotre opinion; ainsi, l’anthère est bienoér-tainement uniloculaire dans le g. Cantçi ,quoique quelques botanistes l’aient à tortdécrite comme à 2 loges. Les 2 loges de Pan-thère des autres g., sont plus ou moins écar-tées l’une de l’autre, et l’espace qu’elles lais-sent entre elles forme une gouttière souventtrès profonde dans laquelle la partie supér.du style est reçue. Il nous semble donc ra-tionnel, l’anthère étant bien réellement uni-loculaire dans le g. Canna, déconsidérer les2 anthères uniloculaires et plus ou moinsécartées des autres g., comme représentant
2 étamines soudées en une seule; ce quinous parait encore appuyer celle opinion ,c’est que l’appendice pétaloide qui surmonte
] ces 2 anthères uniloculaires, est toujoursplus ou moins profondément partagé en 2lobes à son sommet.
Quant au mamelon surmontant l’ovaireet que nous croyons représenter une des éta-mines avortées, nous dirons qu’il manque,toutes les fois que les div. pétaloides placéesen dedans du calice, sont en nombre suffi-sant pour représenter les étamines avor-tées et compléter ainsi le système stamintalhexandrique ; et qu’il existe, toutes les foisau contraire qu’il manque une div. péta-loide pour parfaire le nombre normal desétamines. Appuyons ce fait de quelquesexemples : 1° Dans le g. Ktempferiu, les div.pétaloides, au nombre de 4, sont soudées en-semble et forment un tube; 2 de ces div.sont dressées et 2 sont réfléchies. Avec les 2étamines fertiles (soudées en une seule) voilàle nombreOcomplété, etiln’yaaucune tracede mamelon sur l’ovaire. 2° Dans le g.Uedychium , en dedans du calice intér., qnn’observe que 3 div. pétaloides distinctes;et le mamelon glanduleux , qu’on aperçoitsur le sommet de l’ovaire, complète les à éta-mines stériles. 3° Dans le Globba nutum ,qui doit être transporté dans le g. sllpi->nn,en dedans du calice intér., on trouve
3 div. pétaloides, dont 2 latérales excessi-vement petites confondues en une seule ;ici encore, un mamelon , s’élevant de l’o-