394
AMP
AMP
variable, et que les compartiments delà peause ressemblent presque partout. La queue,ordinairement arrondie et aussi grosse quela tête, prend quelquefois une forme allon-gée et conique. Ce g., établi par Linné , fai-sait partie des Amphibii serpentes de cetauteur; nous y avons réuni les g. Blatms,Wagl. et Anops , Bell., qu’on en avait sé-parés, parce que l’un a la queue conique, etl’autre la tête comprimée. La plupart desAmphisbènes sont d’Amérique , car une seuleparaît propre à l’Afrique et une seconde estcommune à cette partie du monde et à l’Eu-rope . Celles dont on connaît les mœurs setiennent dans les nids de Termites , des lar-ves desquelles elles se nourrissent presqueexclusivement. L’Amphisbène blanche, et'l’Amphisbène enfumée, toutes deux du Bré-sil et de Cayenne , sont les plus communes;l’Amphisbène de King, fort remarquablepar la forme comprimée et fortement ar-quée de la partie antér. de sa tête, se trouveà Buenos-Ayrcs ; l’Amphisbène à queueblanche vient de la côte de Guinée, et celleappelée cendrée, la seule dont la queue soitconique, habite l’Espagne,le Portugal ellescôtes barbaresques. (G. B.)
* AMPHISBÉNIENS.rept.— 11 existe parmiles Reptiles proprement dits, ou ceux de lal re s.-classe, des esp. complètement dépour-vues d’écailles et dont la peau est divisée àsa surface, par petits compartiments qua-drilatères plus ou moins réguliers , disposésen anneaux autour du corps, depuis une ex-trémité jusqu’à l’autre : ces esp. sont les Am-phisbènes, et quelques g. analogues qu’ona classés, tantôt avec les Sauriens, tantôtavecles Ophidiens, parce qu’en elTet ils tiennentdes uns et des autres sous certains rapports;mais ils en diffèrent tellement à plusieurségards, que nous croyons plus convena-ble de les isoler tout-à-fait, ou d’en for-mer un ordre particulier que nous propo-sons d’appeler Amphisbéniens, du nom dug. le plus connu de ceux qui en font partie.Celordre, réellement intermédiaire aux lé-zards et aux serpents, lie naturellementceux-ci à ceux-là, au moyen des derniersChalcidiens, tels que les Ophisaures et lesPseudopes, et des premiers Ophidiens; sitoutefois on doit considérer comme devraisserpents, les Typhlops dont la structure dela tête conserve encore quelque chose de
celle des Sauriens. Les Amphisbéniens ontdans la nudité de leur peau, et les lignes en-foncées qui la divisent circulairement parpetits carrés assez semblables à des tubercu-les aplatis, ou mieux aux petites pièces quicomposent une mosaïque, un caract. qui leurest propre entre tous les Reptiles non Batra-ciens. Leur tête seule est enveloppée de pla-ques pareilles à celles des lézards et desserpents. On n’y distingue, pas plus que chezces derniers, de trous auditifs externes. Leurcorps allongé, cylindrique, et presque demême diamètre dans toute son étendue , setermine par une queue très courte, obtuse ouconique; il est dépourvu de pattes, exceptéchez les Chirotes, qui, au reste, n’en offrentqu’une seule paire en devant. Le trs yeux,comme ceux des Typhlops, sont ixcessive-ment petits, et recouverts par la peau, autravers de laquelle on les aperçoit assez gé-néralement comme de simples points noirsautour desquels on ne distingue pas d’iris.La plupart ont une série de pores en tra-vers du bord antérieur de la fente anale,un sillon longitudinal de chaque côté ducorps, et quelquefois un troisième sur la li-gne médiane du dos.
Leur squelette n’a d’autre ressemblance aveccelui des serpents, que par le grand nombrede pièces qui constituent la colonne verté-brale; tandis qu’il tient de celui des lézardsen ce qu’on y retrouve un sternum , mêmechez les esp. Apodes ; en ce que les os de laface sont solidement articulés entre eux etavec ceux de la boite cérébrale; et aussi ence que les branches sous-maxillaires qui, enarrière, sont plus courtes que le crâne, setrouvent intimement soudées l’une à l’au-tre en avant. Il résulte de là que la bouchede ces Reptiles n’est nullement dilatable,ce qui les pprochc des Sauriens et leséloigne au contraire des Ophidiens; mais,de même que ces derniers, ils ont un deleurs deux poumons excessivement court,tandis que l’autre est très étendu en lon-gueur. La langue est plate, élargie, ovalaire,échancrée en V en arrière , et assez brus-quement rétrécie à son extrémité antér. en 2petits filets minces et lisses. Le reste de sasurface est revêtue de papilles squammifor-mes , unies, imbriquées et arrondies à leurbord libre, qui est celui qui regarde le fondde la gorge. Gel organe, qui est médiocre-