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trapézoèdre. De plus, il est fusible sansboursouflement, en un verre transparent. S apesanteur spécifique est de 2,2; sa dureté5,5. Il est soluble dans les acides ; sa solu-tion, traitée par le carbonate d’ammoniaqueet filtrée, laisse, après l’évaporation et la cal-cination, un résidu alcalin qui ne précipitepas par l’hydrocblorate de platine. C’est unesubstance vitreuse , transparente , souventincolore , mais offrant quelquefois des tein-tes de grisâtre, de rosâtre pâle, de blancmat ou de rouge plus ou moins foncé. Dansces derniers cas , il devient tout à fait opa-que. L’Analcime est composé , sur 100 par-ties • de 55,9 de silice; 22,3 d’alumine ; 1-4de soude, et 7,8 d’eau. — M. Brewster a ob-servé dans les cristaux trapézoïdaux d’Anal-cime des propriétés optiques fort curieuses,qui semblent annoncer que ces cristauxpeuvent varier de structure ou de composi-tion dans leurs diverses parties. En effet,toutes les lignes contenues dans les trois sec-tions rectangulaires qui passent par les axesprincipaux du trapézoèdre sont dépourvuesdu pouvoir bi-réfringent et polarisant, tan-dis que ce pouvoir se manifeste arec plus oumoins d’intensité dans les directions qui nesont pas comprises dans ces trois plans.
Les cristaux d’Analcime remplissent lesfentes et les boursouflures des roches basal-tiques et amygdalaircs dans un grand nom-bre de lieux, à l’Etna , dans les îles Cyclopcs,au mont Somma, à Montecchio-Maggiore dans le Vicentin, dans la vallée de Fassa enTyrol, à Dumbarton en Ecosse, à Aussig en Bohême, aux îles Hébrides et aux Fe-roë. On a cité aussi la même substancedans les gîtes métallifères de Laurvig etd’Arendal en Norvvége. (Del.)
* ANALCIPUS ( impuissant;
«as, pied ). ois.—G. de M. Swainson (Class.of Birds ), répondant à celui d’Arfamïa d’I-sidore Geoff. S.-IIilaire, et démembré desLangrayens(ü;r?/pferus)deCuvicr. V. arta-M1E. (LAER.)
* ANALCIS (ï'jxï/.iç, impotent), iss. —G. de l’ordre des Coléoptères tétramères, fa-mille des Curculionites, div. des Cryptoryn-ehides, établi par Schoenherr, qui lui donneles caract. suivants : Ant. courtes, un peuminces; leur funicule composé de six arti-cles : les deux premiers allongés, obeoni-ques; les autres presque lenticulaires;
massue ovale, acuminéc. Rostre un peucourt, cylindrique , arqué , épais. Corseletoblong, un peu plus étroit antérieurement*,présentant une saillie arrondie au milieudu sommet, légèrement lobé derrièreles yeux ; canal inférieur terminé distinc-tement avant les parties antérieures. Ély-tres en ovale allongé, convexes, un peu acu-minées à leur extrémité. Tibias médiocres,presque droits; tarses un peu larges. Ce g.,adopté par M. Dejean ( Cat., 5<-' édit. ), a étécréé aux dépens du g. Bagous de Germar .Il renferme douze esp., toutes exotiques, eta pour type l’A. œreus du premier de cesdeux auteurs, esp. de l’Amérique septentri-onale. (D.)
ANALE {anus, fondement, rectum).poiss . — On donne ce nom à la nageoireque les poissons portent ordinairement sousle tronçon de la queue, immédiatementaprès l’ouverture de l’anus. Elle varie beau-coup dans sa forme, dans le nombre, dansla composition des rayons qui la soutien-nent; elle est quelquefois étendue sous toutle corps du poisson, et aussi longue que lepoisson lui-même, ainsi que cela a lieu dansles Turbots, les Barbues, les Limandes, lesSoles, et autres Pleuronectes. Quelquefoiselle est réduite à un ou deux rayons, ou mêmeelle disparaît tout à fait. On compte aussiquelquefois plusieurs anales sous la queue dupoisson. Il y en a trois dans quelques Gades.En général, elle est plus courte que la dor-sale; mais aussi le contraire a lieu. Sa for-me varie trop pour prétendre ici en signa-ler les variations. Quant à la nature de sesrayons, ils sont généralement composésd’épines et de rayons articulés chez lesAcanthoptérygiens, et seulement de cesderniers dans les Malacoptérygigns. Il est àremarquer que presque tous les Acantho-ptérygiens, je dirai plus de 1,500 espèces,n’ont que trois rayons épineux à l’anale; unpetit nombre n’en a qu’un seul; d’autres enont deux, surtout parmi les Sciénoïdes; puis ;on en connaît à quatre, à cinq, à six, àsept, et même à quatorze ou à quinze rayonsépineux, et souvent dans ce cas le nombredes épines dorsales diminue. L’étude decette nageoire est donc importante en ich-thyologie, sans que cependant elle four-nisse des caractères de haute valeur.
(VAL.)