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ANALOGUE ou ANALOGUES.
Analogus, i (mzïoyn, analogue), géol.— Les géologues ont consacré ce termepour désigner les corps organisés fossiles,qui, n’étant point identiques aux êtres quivivent actuellement, ont cependant aveceux plus ou moins de ressemblance. On re-connaît plusieurs sortes d’analogies : desanalogies d’espèce, des analogies de genre,des analogies d’ordre et des analogies declasse. Certaines espèces perdues, qui ap-partiennent à des genres actuellement exi-stants, sont des Analogues d’espèce : tel estl’éléphant fossile. D’un autre côté, PAnoplo-therium, qui vient se placer entre le sanglier,l’hippopotame , etc. , sans pouvoir entrerdans aucun de ces genres, est un Analoguede genre dans l’ordre des Pachydermes. Onn’a jusqu’à présent trouvé qu’un très petitnombre d’espèces fossiles identiques auxêtres vivants, et le nombre des Analoguesd’espèce est d’autant moins grand que l’onétudie des couches plus anciennes, r. lesmots fossiles et terrain. (C. P.)
* ANALOPONOTE. Analopnnotus ( àpriv.; v euph.; xlmos, couvert d’écailles; vwro;,dos), rept. — Nous avons désigné ainsi, dansnotre Erpétologie générale, un g. d’Iguanienspleurodontes, dont la peau du dessus du corpsest effectivement tout à fait dépourvue d’é-cailles; particularité encore unique dansl’ordre entier des Sauriens. Les autres mar-ques distinctives de ce g. sont d’avoir lepalais denté, les dents des mâchoires trilo-bées au sommet, un double rang de poresfémoraux, un petit fanon sans dentelure ,une crête dorsale et une caudale fort bas-ses , la queue comprimée et entourée deverticilles de grandes écailles carénées. Latête est revêtue de très petites plaquespolygones, aplaties, égales entre elles ; ledessous du cou offre de petites écailles ova-les, enchâssées dans la peau, et entourées degranules comme chez les Varans. La facesupérieure des membres est protégée par degrandes squammes, enchâssées aussi, rhom-boïdales et carénées, tandis que leur faceinférieure en présente de lisses et un peuimbriquées. La squammure du ventre secompose de petites pièces carrées, unies.Des scutelles hexagones, très élargies , en-tuilées, défendent le dessus des doigts ; degrandes squammes tricarénées et dilatées
transversalement en garnissent la face infé-rieure. La paume des mains et la plante despieds sont comme hérissées d’épines produi-tes par les carènes très prononcées dessquammes qui les garnissent. — La seule esp.qui appartienne encore à ce g. est I’Analo-ponote de Ricord, grand Saurien originairede Saint-Domingue , ayant le port et la tailled’un Iguane. Il est décrit et représentédans notre Erpét. gén. (t. 4, p. 19, pl. 37 ).
(G. B.)
* ANALOTES (dvaJwris, qui consom-
me). ins. —G. de Coléoptères tétrarnères ,famille des Curculionitcs, div. des Anthribi-des, établi par SI. Schoenherr, qui le carac-térise ainsi : Ant. longues, grêles; les deux1 er * articles courts, épais au sommet, 5-8,fort allongés, presque filiformes, 9-11, à pei-ne plus épais, peu distants, formant unemassue allongée. Rostre peu long, peu large,courbé , déprimé en dessus, légèrementéchancré au sommet. Prothorax subconique,offrant de chaque côté , bien avant la base ,un sillon élevé, subtransverse, fléchi pardevant. Élytres presque linéaires, aplatiessur le milieu du dos. Pygidium courbe ,presque carré , échancré des deux côtés,tronqué au sommet. — Ce g. , qui serapproche du g. Gymnognathus, a pour ty-pe et unique espèce PA. discoideus Klug.,du Brésil . (D.)
ANAMENIA, Vent, (nom arabe d’uneespèce de renoncule.) bot. pii. — Syn. dug. Knowllonia , Salisb. , famille des Renon-culacées. (Sp.)
* ANAMIRTA, Colebrooke. bot. pii. —G. de la famille des Ménispermacécs, au-quel MM. Wight et Arnott ( Prodr. Flor . Pe-nins. Ind. I, p. 446) assignent les caract. suivants : Fleurs dioïques.Cal. 6-sépale, 2brac-téolé; sépales 2-sériés. Cor. nulle. —Fleursmâles : Étamines soudées en colonne centra-le dilatée au sommet. Anthères nombreuses,adnées, couvrant tout le sommet globuleuxde l’androphore. — P leurs femelles , incon-nues. Péricarpe de 1 à 5 drupes distincts, 1-loculaires, I-spcrmes. Graine subglobuleuse,profondément échancrée au hile. Périspermecharnu, comme 2-loculaire, à cotylédonstrès minces, linéaires-oblongs, distants, oc-cupant chacun l’une des loges du périsper-me. Arbuste volubile, à écorce subéreuse.Feuilles plus ou moins profondément cordi-