Band 
Tome premier.
Seite
429
JPEG-Download
 

ANA

ANA

420

en grappe spiciforrnc, allongée et penchée.L’espèce la plus commune du g. est VA.bellidifolium , qui croît dans le midi de laFrance . Il a pour synonymes le Cardinlhe-ca , Ehrenb., Msc. , et le Simbuleta de Fors-kal, qu’on lui rapporte avec doute. (C. L.)

ANAURHIQUE. Anarrhicas ( ivxjipi-grimper), poiss. —Ce nom fut imagi-né parGessner pour désigner un poisson, dontil recevait la description de l’un de ses cor-respondants , riverain de l’Océan germani-que , sous la dénomination de Klippfisch ,ainsi nommé, disait-il, soit parce que cepoisson monte sur les rochers, soit parcequ’il se cache parmi les rochers sous-marins.Quoique cette habitude soit plus vraisembla-ble que la première, dont aucun auteur mo-derne ne parle, Gessner a préféré la premièreversion, et a composé dans cet esprit lenom d’Anatrhicas, resté depuis à notrepoisson. — Il est jusqu’à présent uniquedans son genre, caractérisé par un corpslong et comprimé, une tête grosse, à jouessaillantes, à cause de l’énormité des musclesmasseters. La gueule est armée de fortesdents coniques et pointues sur le devant desmâchoires; celles des côtés, ainsi que cellesdu palais, sont de gros tubercules hémisphé-rique» portés sur des espèces d’épiphyses os-seuses, coniques, qui tiennent aux os par unesorte de suture. La mâchoire supérieure aune rangée de quatre grosses dents coniquesavec de plus petites au milieu, et une ran-gée intérieure de douze petites. A la mâchoi-re inférieure, il y en a une rangée extérieu-re de six grosses, puis une rangée intérieu-re de quatre plus petites. Ensuite viennentde chaque côté deux rangs de gros tuberculesronds portant des petites dents plates, aunombre de cinq à six sur chaque rang; etplus en arrière, trois ou quatre de ces tu-bercules, mais sur un seul rang. A ces der-nières rangées de la mâchoire inférieure ré-pondent les deux rangées adhérentes aux pa-latins. Le vomer est aussi garni de gros tu-bercules, et les pharyngiens portent aussides dents coniques, mais beaucoup plus pe-tites. A ce caractère de la dentition si forteet si remarquable de l’Anarrhique il faut a-jouter encore qu’il n’y a pas de ventrales ;que la dorsale et l’anale sont très étendues,et vont toucher, sans se confondre avec elle,iuine petite nageoire caudale. Tous les rayons

sont moux et flexibles. Ce poisson manquede vessie natatoire. Sa couleur est d’un brunfoncé tirant plus ou moins à l'olivâtre, quel-quefois moucheté de noir ou rayé en traversde larges bandes noires plus ou moins nua-geuses. L’Anarrhique habite l’Océan duNord , et se porte très haut vers le pôle, caron le trouve jusque sur les côtes du Groen-land . Il est très abondant sur les côtes d’An-gleterre, mais il devient rare sur nos côtesde la Manche, et nous ne croyons pas qu’ildépasse cette mer vers le sud , car nousn’en avons jamais vu venir du golfe de Gas-cogne. Il se trouve aussi sur les côtes d’A-mérique ; nous en avons reçu qui avaientété pêchés sur le banc de Terre-Neuve. Ilnage avec lenteur par des mouvements d’on-dulation, et comme en se traînant sur lesable. Il vit long-temps hors de l’eau, mordavec force les corps qu’on lui présente quandil est sur le pont d’un navire. Steller rappor-te qu’il a vu un de ces Anarrhiques briserentre ses dents la lame d’un fort couteau. Ilne dépasse guère l m à l m ,33. On en faitdans le Nord des pêches assez abondantespour donner lieu à des salaisons de ce pois-son, estimé par les uns et tout à fait méprisépar les autres. Les auteurs s’accordent tous àdire que sa chair est bonne quand elle aété bouillie. Dans le Nord on emploie sapeau à divers usages , soit pour en faire dela colle-forte, soit pour en faire des lanièresassez solides, soit enfin comme d’une sortede chagrin. (Val.)

* ANIARRIIIZÉES. Annrrhizcce

v euph. ; k/î , redoubl.; /iiÇx, racine ). bot.ph. — Dénomination appliquée par L. C. Ri-chard aux plantes acotylédones qui, suivantcet auteur, étant privées de graines, man-quent de radicules, et, conséquemment, deracines. (C. L.)

* ANART.A (nom d’une coquille de mersuivant Pline ), ins.— G. de l’ordre des Lépi-doptères, famille des Nocturnes, établi parOchsenheimer aux dépens du g. Noclua deFabricius, et adopté par M. Boisduval , quile place dans sa tribu des Héliothides (Indexmeihod., p. 94). Treischke, continuateur del’ouvrage d’Ochsenheimer , lui donne lescaract. suivants , qui sont extrêmement va-gues : Papillons très petits, dont le corps estgros et laineux; avec les antennes crénelées,les ailes supérieures marbrées, et les infé-