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Tome premier.
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bord cardinal, dont la solution est complè-te, de sorte que l’on peut faire jouer les deuxparties du test en profitant avec précau-tion de l’élasticité de celui-ci. Il est tou-jours difficile, dans des coquilles aussi min-ces que celles du g. Anatine, d’apercevoirles impressions intérieures ; néanmoins, dansles individus un peu ternes , et surtout enfaisant miroiter la lumière, nous sommesparvenu à apercevoir les deux impressionsmusculaires ainsi que l’impression palléale.L’impression musculaire antérieure est trèsallongée; elle est très voisine du bord, etdescend dans presque toute sa longueur ensuivant son contour. L’impression muscu-laire postérieure , vers l’autre extrémité dela coquille, est arrondie, subsémilunaire.L’impression palléale offre, du côté posté-rieur, une sinuosité large et assez profonde,dont l’extrémité remonte presque au niveaude la charnière. Les Anatines ne sont pasparfaitement équivalves; la valve gauche estordinairement un peu plus grande que ladroite.

Caract. génér. : Animal inconnu. Co-quille transverse , subéquivalve , subéquila-térale , bâillante aux deux extrémités. Liga-ment intérieur inséré sur des cuillerons ho-rizontaux , et complétés par un osselet tri-cuspidé dont les deux branches supérieuress’enferment dans la cavité du crochet. Luefente longitudinale, divisant le test depuis lessommets jusque vers le tiers supérieur de lalongueur totale. Les cuillerons soutenus pardes arcs-boutants obliques et fort minces.

Nous ne connaissons encore qu’un trèspetit nombre d’esp. appartenant aux vérita-bles Anatines; nous en avons vu dans les col-lections quatre, parmi lesquelles nous comp-tons le Solen anatinus de Linné. 11 y adans les terrains jurassiques supérieurs desmoules de coquilles qui ont tout à fait l’ap-parence des Anatines. M. Agassiz, dans sonouvrage intitulé : Eludes critiques sur lescoquilles fossiles, a proposé d’établir pources esp. un g. particulier sous le nom deSercomia. Plus nous examinons ces coquil-les , et plus nous nous persuadons que le g.de M. Agassiz est inutile ; cependant nous nele rejetons pas encore absolument, parceque le texte de l’ouvrage du savant zoolo-giste de Ncufchâtel n’a pas encore paru , etqu'il serait possible que les caract. d’après

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lesquels il sépare son g. nous eussent échap-pé pour la plupart. (Desii).

* ANATINîÉES. Anatinœ ( de arias ,lis. canard), ois.—Sous-famille de notre fa-mille Analidées , ayant pour caract. : Jam-bes et tarses courts, insérés en arrière horsde l'équilibre du corps, et, par conséquent,peu propres à une marche facile; doigts delongueur médiocre, garnis tic membranesentières; le pouce petit et court, sans pin-nule développée ou n’ayant qu’un rudimentde membrane peu apparent ; bec large etallongé, déprimé dans la plus grande partiede sa longueur; corps allongé en bateau;ailes de médiocre longueur, étroites etpointues ; queue conique.—Cette sous famillerenferme toutes les espèces de Canards quifréquentent les eaux douces plutôt quel’Océan, y cherchent leur nourriture ennageant au milieu des herbes et des plantesaquatiques des rivages, et non en marchantsur le sol et y paissant comme les Anséri-nées. Leur démarche, vu la brièveté de leurstarses reculés en arrière, est peu aisée. Aprèsquelque hésitation, nous nous sommes dé-cidé à placer ici le genre Dendronessa deSwainson, formé des Aras spnnsa etqale-riculala, parce que ces petits Canards,quoique marcheurs, perchcurs et nicheurssur les arbres, comme nos Anatigralles, ontles pieds courts, les membranes entières,comme les Canards proprement dits; leurqueue seule est plus développée. Nous ad-opterons donc ce genre Dendronessa commebasé sur une particularité de mœurs assezremarquable, mais seulement comme s.-g.du g. Anas, et nos Anatinées ne renfer-meront alors que le genre Canard (Anas) ysubdivisé en plusieurs sous-genres, dont leDendronessa. V. Canard. ( Lafr. )

* ANATOLICA ( ivx-ohxis, oriental)evs. —- G. de Coléoptères hétéromères, fa-mille des Mélasomes, établi par Eschscholtz ,et adopté par M. ïtejean ainsi que par JI.Solicr, qui, dans son essai sur les Collapté-rides, le range dans la tribu des Tentyri-tes, et le caractérise ainsi : JIcnton mitri-forme, à échancrure anguleuse et très pro-fonde. Palpes allant en grossissant vers l’ex-trémité; dernier art. des maxillaires et deslabiaux sécuriforme. Labre transverse, tou-jours saillant, arrondi sur les côtés et trèslégèrement échancré à l’extrémité. Mandi-