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re différente des deux organes ainsi réunis,ont conduit sûrement à leur détermination.( Fragments d’anatomie sur l’organisationdes Serpents.—Annales des Sciences natu-relles , s. XXX. )
Les difficultés augmentent si l’on étendces comparaisons du type des Vertébrés, siévidemment organisés d’après un même plan,aux trois types inférieurs.
L’existence du foie dans ce type supérieurdes Vertébrés est encore facilement démon-trable , ainsi que les modifications de formeet de volume qu’il y subit.
Une étude approfondie, plus générale-ment comparée, de scs différentes formesdans les Mammifères, a fait découvrir uneforme-type, qui caractérise le foie de cetteclasse; elle a démontré que ce qu’on re-gardait comme des divisions sont, au con-traire , des additions à la partie constanteet conséquemment principale de cet organe;que chez certains Mammifères le foie ason plus haut degré de composition ;que chez d’autres il est, au contraire,réduit, ou à peu près, à la partie essen-tielle : tel est, entre autres, celui de l’homme.(Etudes sur le foie. — Annales des Scien-ces naturelles , nov. 1855. )
Dans le type des Articulés, la détermina-tion de cet organe, telle que la donne lascience actuelle, est encore contestable pourun assez grand nombre de cas.
Ainsi, si je ne me trompe, on aurait prisde grands sinus veineux pour le foie chezles .Squilles , qui appartiennent à la classedes Crustacés. ( Mémoire sur quelquespoints d'organisation des Squilles . — An-nales des Sciences naturelles, juillet 1857.)
Dans celle des Insectes, on a bien déter-miné comme leur tenant lieu de foie, etprobablement aussi de pancréas, de pe-tits tubes aveugles, rappelant les cæcumspyloriques des poissons. Ces tubes ont leurembouchure dans différents points de l’in-testin , assez généralement cependant prèsde l’estomac duodénal. Mais leur insertion,très rapprochée de la fin de cet intestin chezquelques uns, et surtout la nature des sub-stances qu’ils renferment, composées d’acideurique, ont démontré qu’on avait confon-du l’organe remplaçant les reins, dans cetteclasse, avec l’organe biliaire. [F. à ce sujetl’observation de M. Aubé, rapportée par
M. Audonin, Annales des Sciences naturelies, 2» série, t. V, et les Leçons d’Anato-mie comparée de G. Cuvier, 2 e édit., t. VII,p. 616-619.)
Les auteurs qui ont nommé et déterminéles différentes parties du canal alimentairedans cette même classe des insectes sont loinde distinguer toujours la même partie parune même dénomination, et de lui reconnaî-tre la même fonction. [V. à ce sujet lanote que nous avons imprimée t. V, p. 601,de la deuxième édition des Leçons d’Anato-mie comparée. )
Le type des Mollusques offrait de mêmede grandes difficultés pour la juste détermi-nation des organes semblables ou du moinsanalogues à ceux des Vertébrés ou des ani-maux inférieurs.
On doit dire qu’à cet égard la grande sa-gacité de M. Cuvier ne lui a pas fait dé-faut. Si quelques unes de ses déterminations,qui se trouvent dans la série des beaux mé-moires qu’il a publiés sur les Mollusques, ontété contestées, des observations plus justes etmoins partiales n’ont pas tardé à les confir-mer.
Quand on descend au type des Zoophytes,où les organes se simplifient et tendent à seconfondre, ainsi que les fonctions; où mêmeles organes élémentaires ( les nerfs, les mus-cles) finissent par disparaître ou par sefondre les uns dans les autres en une sub-stance organisée d’une singulière homogé-néité, comme dans les Hydres , les ressem-blances ou les analogies deviennent encoreplus difficiles à reconnaître.
On s’est servi, dans ces derniers temps,d’un procédé ingénieux pour y parvenir. Ils’agissait de l’organe mâle de la génération oude l’organe sécréteur du sperme. On a pus’assurer de son existence dans plusieurs ani-maux inférieurs (les Actinies, M. Wagner;les Ascidies composées, M. Milnc-Edwards ;les Oursins, M. Peters), en découvrant desZoospermes dans le produit de la sécrétionet les réservoirs de cet organe.
Vous venons de voir qu’on avait suivi lamême marche pour reconnaître dans les in-sectes l’organe sécréteur de l’urine.
Malgré ces difficultés, l’Anatomie compa-rée, telle que le génie de Cuvier l’a consti-tuée , dans laquelle on observe, compare etjuge, les différentes modifications organi