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Tome premier.
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vons démontré en parlant de l’Anatomie phy-siologique, surtout quand on s’avance audelà des Vertébrés, on concevra que les dif-ficultés doivent augmenter lorsqu’il s’agit dedéterminer l’identité des parties dans desclasses ou même dans des types différents ,lors même qu’il n’y a plus de ressemblancedans les fonctions. Il en résulte que lesaperçus peuvent perdre peu à peu cetteévidence de l’Anatomie positive, plus rap-prochée des faits, et que ces aperçus doi-vent être plus ou moins contestables.

On a dû chercher une boussole pour seguider dans cette nouvelle voie. On a crul’avoir trouvée dans le principe des con-nexions , c’est-à-dire de la dépendance mu-tuelle, nécessaire, et par conséquent inva-riable, des parties (1).

Dans beaucoup de circonstances , ce prin-cipe est incontestable, dans son applicationcomme en théorie.

Ainsi, les organes des sens spéciaux se rat-tachant, par les nerfs qui les constituent, aucentre principal du système nerveux, on ar-rive, avec certitude, de l’œil, par le nerf op-tique, à la détermination du cerveau.

Mais ce principe des connexions, remar-quons-le bien, ne donne que certaines posi-

f ions relatives , dont les unes sont fonction-lelles ou physiologiques, dont les autressont encore pour la science absolument ir-rationnelles. Nous rangerons parmi ces der-nières la situation du principal cordon desnerfs, qu’il faudra chercher, dans toute es-pèce d’animal articulé, à la face abdominaledu corps, et sous le canal alimentaire, et nonà sa face dorsale, comme dans les animauxvertébrés.

Le foie, au contraire, étant un annexephysiologique du canal alimentaire, c’est au-tour de ce canal, en union, en fusion mêmeavec ses parois, qu’on devra tenter d’enconstater la présence et d’en découvrir lesmodifications.

Un organe de respiration circonscrit, uni-que ou multiple, sera toujours en connexionphysiologique , en rapport intime , avec lesprincipaux troncs ou les principales bran-ches du système vasculaire sanguin, et cel-les-ci serviront à faire reconnaître cet orga-ne de respiration, quelle que soit sa position I

(1) M. Geoffroy Saint - Hilaire, ibid., p. 52 et 447. !

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si variable, soit à l’intérieur, soit à l’exté-rieur du corps.

Les Mollusques ont très généralement ladernière partie du canal intestinal en rap-port avec la cavité des organes de la respi-ration. J’ai compris la raison physiologiquede cette connexion, utile dans ce type pourla défécation, de même que celle qui existeentre cet intestin et certaines parties dumécanisme de la respiration (le diaphragme,les muscles abdominaux), dans le type desVertébrés.

Mais le principe des connexions abandon-ne souvent l’anatomiste, surtout lorsqu’ilcherche à le reconnaître dans le dédale del’organisation des animaux sans vertèbres.

Les Mollusques, les Zoophytes , montrentdans leurs organes de génération les con-nexions les plus variées, les plus bizarres.Chez plusieurs Polypes à polypiers, l’ovairedevient même extérieur, comme dans lesplantes. Relativement à ces organes, le prin-cipe des connexions me paraît absolumentinsaisissable chez les animaux inférieurs.

Le squelette des animaux vertébrés présen-te , dans l’ensemble de sa composition , uneunité de plan, et conséquemment de penséecréatrice, qui se fait jour à travers les diffé-rences qui semblaient devoir la voiler à no-tre intelligence. C’est à l’Anatomie compa-rée , à peine constituée comme science,qu’on doit cette importante découverte, quidate des premières années du siècle actuel.

Elle devient indubitable , même dans lesdétails, pour la composition de la tête os-seuse, lorsqu’on se sert du principe des con-nexions, ainsi que l’a fait M. GeoffroySaint-Hilaire, et qu’on a soin de compa-rer le jeune âge ou l’état fêtai (1) des Mam-mifères et des Oiseaux avec celui des Repti-les ou des Poissons, ou même avec leur étatadulte.

Cependant, si l’on veut tenter de porterplus loin ces aperçus des ressemblances; sil’on essaie la démonstration de l’identité,

(1) Voir, pour l'histoire de la science sur ce su-jet important, l'opinion de M. Cuvier , rapportéepar M. Geoffroy ( Philosophie anatomique , t. II,p. 32 et suiv.), et les premières pages du t. V,deuxième partie, édit, in-4°, des Recherches surles ossements fossiles; enfin f Histoire naturelledes Poissons , par MM. Cuvier et Valenciennes,1.1, p. 506 et suiv.