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Tome premier.
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AN A

et Slack en Angleterre, MH. Viviani et Ami-ci en Italie , dont les travaux ont contribué àamener l’Anatomie végétale au point où elleest parvenue aujourd’hui.

Nous venons de dire tout à l’heure que lemicroscope est indispensable pour faire con-naître la vraie structure anatomique des vé-gétaux. En effet, observé à la vue seule, letissu des plantes représente une masse cellu-leuse et continue, dans laquelle, suivant lapartie ou le végétal que l’on observe, sevoient des libres excessivement grêles. Pourprendre une idée exacte et complète de lastructure de ces tissus élémentaires, il fautles soumettre au microscope. Nous n’avonspas à discuter ici les avantages de chacun deces instruments, qui ont été modifiés ou per-fectionnés dans ces derniers temps. Celuidont nous faisons habituellement usage, etqui nous a toujours suffi pour les recherchesles plus minutieuses et les plus délicates del’Anatomie des plantes, est un microscope deMM. Charles Oberhauser et Trécourt. Lors-qu’on veut avoir une idée générale de lastructure des tissus élémentaires des végé-taux, il faut enlever à la partie qu’on veutétudier des fragments aussi minces que pos-sible , les uns enlevés suivant la longueur del’organe, les autres faits transversalement.Cette partie mécanique de l’opération , quiparaît bien simple au premier abord , offrecependant quelque difficulté, et exige nonseulement de l’habitude, mais une certainedextérité de la main. A cet effet, il faut né-cessairement se servir d’un instrument bientranchant. Bien souvent on emploie un ra-soir; mais il est préférable de se servir d’uninstrument dont la lame soit plus mince, etque son poids et son étendue moindresrendent plus facile à manier. Ainsi, un pe-tit couteau à peu près semblable à celuidont on se sert pour l’opération de la cata-racte , dans la méthode par extraction , ouenfin un petit bistouri à lame étroite etmince, seront substitués avec avantage à unrasoir. Quand on est parvenu souvent, aprèsplusieurs essais infructueux, à se procurerun fragment aussi mince que possible, il fautle soumettre à l’observation microscopique.Pour cela on le place sur une plaque deverre blanc, et l’on a soin de le recouvrird’une petite goutte d’eau très claire. Cettedernière précaution est indispensable : en

effet, l’eau donne une transparence presquecomplète au fragment, surtout s’il est trèsmince. On recouvre alors la première pla-que de verre d’une autre plaque aussi min-ce que possible, surtout si les lentilles donton se sert sont très fortes, et, par consé-quent, à très court foyer. Les choses dispo-sées de la sorte, on place l’objet sur le por-te-objet du microscope. Il faut d’abord em-ployer des lentilles d’un grossissementmoyen, par exemple un grossissement de80 à 100 diamètres. On sait par expérienceque, moins la lentille est forte, mieux l’ob-jet est éclairé. Un grossissement tel que ce-lui que nous venons d’indiquer permettra devoir les objets assez distinctement, et com-me le champ embrassé par la lentille estassez large, on verra une portion plus gran-de de l’objet soumis à l’observation, et, parconséquent, on prendra ainsi une idée pluscomplète des rapports de position qui exi-stent entre les différents éléments anatomi-ques de l’organe que l’on étudie. Mais ondevra employer des lentilles plus fortes pourbien apprécier toutes les particularités del’organisation. En général, avec une lentillegrossissant environ 200 fois, on peut toutvoir en Anatomie végétale, parce qu’avec cegrossissement, si les objets ne sont pas ex-traordinairement amplifiés, ils sont encoreassez bien éclairés pour qu’on puisse en biensaisir tous les détails. Aussi, pour les obser-vations ordinaires sur les tissus, n’est-il guè-re nécessaire de recourir b de plus grandesamplifications. Néanmoins, il est un certainnombre de points encore obscurs de l’Anato-mie générale des plantes que leur extrêmepetitesse ne permet que de voir difficilement,et qui exigent des grossissements plus con-sidérables, cinq ou six cents diamètres, parexemple, quand on peut les obtenir avecassez de lumière et de netteté. Telles sontles ponctuations ou pores, les lignes ou fen-tes du tissu utriculaire et des vaisseaux,la nature de la matière verte ou de la chlo-rophylle des tissus herbacés, et plusieursautres points encore en litige parmi les phy-totomistes. Mais, à part ce petit nombrede sujets difficiles, il n’est jamais nécessaired’employer des lentilles aussi fortes. Ilne faut pas, du reste , perdre do vue que leplus souvent, en se servant de verres trèsgrossissants, on perd en netteté et en