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Tome premier.
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4GC

ANA

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terons spécialement au mot Vaisseaux desplantes, et au mot Organogénie.

A'ous résumerons ici en forme d’aphoris-mes les principaux points de l’organisationvégétale, dont nous venons de donner uneidée succincte.

Aphorismes sur l’organisationdes végétaux.

I. Les végétaux sont composés originaire-ment d’un seul élément anatomique, l’utri-cule, vésicule membraneuse, dont ta formeet la structure, en se modifiant, produisenttrois sortes de tissus élémentaires : 1° le tis-su cellulaire ou utrieulaire ; 2° le tissufibreux ou ligneux ; 5° le tissu vasculaire oules vaisseaux.

§ I. Tissu utrieulaire.

II. Le tissu utrieulaire est la base de l’or-ganisation végétale.

III. Il est composé d’utricnles ou vésiculescloses de toutes parts, primitivement globu-leuses, se soudant ensemble, et qui, par lapression égale qu’elles exercent les unes surles autres, prennent communément une for-me polyédrique, le plus souvent dodécaé-drique.

IV. Pans une masse tissulaire, les lamesmembraneuses qui séparent les utricules lesunes des autres sont formées de deux feuil-lets appartenant chacun à l’une des deuxutricules contiguës.

V. La forme des utricules varie beaucoup ;elles sont ou polyédriques ou prismatiques,quelquefois très irrégulières.

VI. Il y a des utricules de forme irrégulièreet anomale, et qui semblent résulter de plu-sieurs utricules soudées.

VII. Les utricules soudées d’une masse detissu cellulaire laissent, dans les points oùelles ne se touchent pas, des espaces vides,ordinairement triangulaires, qu’on nommeméats ouconduits intercellulaires.

VIII. La membrane des utricules est engénéral diaphane, et ne présente aucune ou-verture appréciable.

IX. Les prétendus pores ou fentes qu’onobserve quelquefois ne sont que des amin-cissements ponctiformes ou linéaires des pa-rois ; cependant, par les progrès de la végéta-

tion, ces amincissements deviennent quel-quefois de véritables ouvertures; mais cesouvertures sont accidentelles.

X. Les utricules ne communiquent entreelles que par des pores intermoléculaires ettout à fait invisibles.

XI. Il y a des utricules qui contiennent in-térieurement une lame plane ou filiforme,roulée en spirale de différentes manières.Cette modification porte le nom de tissufibroso-utriculaire ou cellules fibreuses.

XII. Les utricules contiennent des matiè-res gazeuses, liquides ou solides.

a. Les matières gazeuses sont principale-ment de l’air, souvent pins ou moins altéré.

b. Les liquides sont la sève, les huilesgrasses ou volatiles, etc.

c. Les solides sont :

1° Le cambium, s’organisant insensible-ment, et prenant petit à petüt toutes les for-mes du tissu utrieulaire;

2° La chromule, chlorophylle ou globuli-ne, matière colorante, de teinte très variée,composée de petites vésicules contenant desgranulations colorées. C’est elle qui donneleur coloration spéciale à toutes les partiesdu tissu végétal;

5° La fécule ou amidon , sous forme degrains plus ou moins globuleux ou cylindri-ques, incolores, d’une grosseur variable, sui-vant les espèces, se colorant en bleu par lateinture d’iode;

4« Les rapliides , petits cristaux sous for-me d’aiguilles, terminées en pyramides poin-tues à leurs deux extrémités, et réunies enfaisceaux ;

5° Des cristaux ou tables rhomboédri-ques;

6° Les biforines, utricules allongées enforme d’hexagone, ouvertes à leurs deux ex-trémités, contenant une seconde utricule in-térieure plus étroite, remplie de cristauxaciculaires.

XIII. Les lacunes sont des cavités plus oumoins grandes qui se forment au milieu dutissu cellulaire , ordinairement par suite dela destruction d’une partie des utricules quile composent.

XIV. Le tissu utrieulaire peut se multi-plier de trois manières différentes :

1° Par addition de nouvelles utricules àl’extérieur des anciennes, accroissement ex-tra-utriculaire ;