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et en a fait connaître jusqu’à neuf exemples,d’après ses propres observations.
Parmi ces derniers, il en est un trop re-marquable par les circonstances où il a ététrouvé pour que nous puissions nous dis-penser de nous arrêter quelques instants surlui. Parmi les précieux objets rapportés d’É-gypte,il y a quelques années, parM. Passalac-qua, se trouvait une petite momie venant desCatacombes d’Hermopolis, sépulture ordi-naire des Singes et des Ibis. Unjj amulettede terre cuite, représentation grossière, maisassez fidèle d’un Singe, le Cynocéphale desanciens, avait été trouvée près d’elle ; et la po-se de cette figure était exactement celle de lamomie. Soumise à l’examen de M.GcofT. St-Hi-laire ( Voy. Ann. des Sc. nat., t. VII, p. 557',cette momie se trouva être, non un Singe,comme on devait s’y attendre, mais un A-nencéphale humain, bien reconnaissable à salarge gouttière vertébrale, à sa face étendueet oblique, à son crâne sans voûte, que bor-daient, à son pourtour quelques cheveuxbien conservés. Cette détérioration, qui, pourla Tératologie , n’est que curieuse, offre unintérêt réel sous le point de vue historique.Cet Anencéphale, sujet humain rejeté dessépultures humaines, et cependant embau-mé avec soin dans une attitude de singe, etavec une figure de singe près de lui, a étéévidemment considéré par les Égyptienscomme un singe né d’une femme. Ainsi setrouve confirmée par un fait remarquableune opinion existant bien antérieurementdans la science sur ces prétendus animaux,nés dans l’espèce humaine, dont la crédu-lité des Tite-Livc et des Yalère-Maxime nousa conservé le souvenir, et dont l’apparitionrépandait l’épouvante parmi les populationsd’une province, et souvent d’un Etat toutentier. (I. G. S. H.)
* ANENCIIELUM ( àvà, prépositiond’affinité; ëy/jlvs , anguille), poiss. — G. depoisson fossile, établi par M. Agassiz dans lafamille des Scombéroïdes. Les espèces con-nues viennent de Glaris : tels sont les Ànen-chelum dorsale , glarisianum, heteropleu-ron, isopleuron , et latum. (Val.)
*ANiEiVTÉRÉS. Anentera ( & pr.; v eu-phon.; è'vrspov, intestin), ijsfus.—D énomina-tion donnée par M. Ehrenberg à la 1™ légiondes Infusoires, qu’il nomme Polygastriques,pour exprimer la multiplicité des estomacs
supposés chez ces animaux. Les Anentéréssont censés avoir les estomacs appendus au-tour de l’ouverture buccale ou du pharynx ;ils doivent donc avoir une bouche, mais ilsn’ont point d’intestins ni d’anus, comme lesEntérodélis du même auteur. (Duj.)
ANESORHIZA. bot. pii. — Voyez
ANNESORHIZA. (Sp).
AlYETII. Anclhum, Tourn. ( «v>|0ov ,nom grec d’une plante que l’on croit êtrenotre fenouil ). bot. pii. — G. de la familledes Ombellifères ( sect. des l’eucédanées ).Ce g., dans les limites que lui a assignées M.Koch (Umbclh, p. 91), offre les caract. sui-vants : Limbe calicinal 5-denticulé, minime.Pétales égaux, très entiers, enroulés, ter-minés en pointe tronquée. Disque presqueplan, à bord sinuolé. Styles courts, finale-ment recourbés. Péricarpe ovale ou ellipti-que, solide, lenticulaire ( comprimé dorsa-lement ), marginé; méricarpes 5-costés; cô-tes filiformes, carénées : les latérales moinssaillantes, confluentes avec le rebord ; vallé-cuies égales, à 1 seule bandelette; commissu-re plane. Carpophore finalement libre, 2-parti. Graines adhérentes, piano-convexes.— h'Aneth graveolens , connu sous lesnoms vulgaires d’slnel, Aneth , ou Fenouilpuant j et auquel il faut rapporter plusieursvariétés considérées à tort comme espèces,constitue à lui seul ce genre. Cette plante,qui croît spontanément dans toute la régionméditerranéenne, se cultive fréquemment enraison de ses graines, qui sont très aromati-ques. (Sr.)
* ANEUGMENES. ivs.— Div. établiepar M. Haliday dans le g. Emphytus, de la fa-mille des Tenthrédiniens, de l’ordre des Hy-ménoptères, sur une seule espèce européenne(Emphytus coronatus Rlug.) remarquablepar ses ailes postérieures, présentant deuxcellules médianes. (Bl.)
*ANEURA («ve v/soi, sans nervure), bot.cr. — G. de la famille des Hépatiques, éta-bli par M. Dumortier dans son Comm. Bot .,p. 115, et son Sylloge JungermannidearumEuropœ, p. 85, et adopté par M. Nées ( Eu-rop. Leberm ., t. III, p. 419 ), qui le carac-térise comme il suit : Fructification femellemarginale ou sous-marginale ascendante.Involucre court, lacéré, très mince. Péri-anthe nul. Pistils peu nombreux , courts,épais, cylindriques. Calyptre très saillante ,