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§ 1. — Caractères générauxde l’organisation.
Les corps organisés ont principalement,et en premier lieu, le caractère de l’iroiiut-dwalité. Il résulte d’une forme propre, biencir conscrite, qui distingue l’ètre individuelde- tout ce qui l’entoure, qui le limite dansl’eispace, qui le sépare des autres êtres orga-nisés et de l’être compliqué dont se compo-se le monde inorganique. Elle suppose desforces indépendantes qui agissent en lui, pourlui conserver cette forme particulière, oupoiur la modifier, toujours d’une manière ca-ractéristique, aux différentes phases de soncxiistence.
Cet être individuel est un petit monde,qui ne se distingue pas seulement par saforme et par son volume ; mais encore par sacomposition chimique et par sa compositionorganique, c’est-à-dire par la nature et parles différents arrangements de ses moléculesconstituantes. C’est un centre d’attractionet «de répulsion, qui prend et rejette autourde lui les matériaux qui doivent entrer ets’user dans la composition de ses organes.C’est un tout, dont les parties sont d’autantplus dépendantes de l’ensemble, qu’ellessont plus nombreuses et plus compliquées.C’est une machine (l’organisme) dont lesrouages (les organes ) sont admirablementarrangés pour produire la succession desphénomènes qui constituent et caractérisentla vie individuelle.
Tous ces caractères d’individualité distin-guent le corps organisé et vivant du corpsbrut ou inorganique, dont l’individualitéest beaucoup plus difficile à saisir.
Pour les uns, l’individualité minéraleexiste dans la molécule intégrante, composéed’un groupe d’atomes de même nature ( lescorps simples ) ou de nature différente ( lescorps composés ), affectant une forme déter-minée. Pour les autres, l’individualité miné-rale ne se montre que dans les agrégatsréguliers de ces mêmes molécules intégran-tes dont se composent les cristaux.
Le repos, la permanence de la forme, del’agrégation des atomes, qui constituent lamolécule intégrante, ou de l’agrégation desmolécules intégrantes qui constituent le cris-tal , caractérisent, dans l’une et l’autre sup-
position, l’individualité minérale, dont la du-rée est indéfinie, une fois qu’elle a été con-stituée; elle ne peut être détruite que parune force extérieure étrangère, dont l’é-nergie viendrait surmonter celle qui main-tient réunis, dans l’état de repos, les atomesde la molécule intégrante ou les moléculesintégrantes du cristal.
Les vicissitudes successives de forme, devolume, de compositions chimique et orga-nique, de phénomènes, qui manifestent etdistinguent le mouvement vital dans chaqueindividualité organique ; qui limitent sonexistence, comme elles la caractérisent ; tousces changements, et leur succession régu-lière , établissent, au contraire, de la ma-nière la plus évidente une séparation tran-chée entre le monde organique et le mondeinorganique.
Nous n’avons pas besoin de pousser plusloin notre comparaison pour en conclurequ’il n’y a pas de passage gradué et insensi-ble de l’un à l’autre ; que l’éehelie des êtresest une hypothèse insoutenable, et que lesêtres naturels, étudiés sous ce premier etgrand point de vue, se séparent et se clas-sent en deux grandes séries bien caractéri-sées, celle des corps inorganiques et celledes corps organisés.
Les corps organisés ( Voy. ces mots )composent le règne organique, le règne de lavie individuelle, et l’autre le règne inorga-nique, le règne de la vie générale.
g 2. — Les corps organisés se divisenten végétaux et animaux.
Ce dernier peut se subdiviser de même,mais d’une manière beaucoup moins tran-chée, en deux autres séries, celle des végé-taux et celle des animaux, formant en-semble deux règnes subordonnés au grandrègne organique.
Nous venons de faire connaître les ani-maux par leurs caractères les plus généraux,ceux qu’ils partagent avec les végétaux,comme corps organisés et doués de la vie,et qui se distinguent les uns elles autres descorps bruts ou inorganiques.
Pour compléter l’idée que nous devonsnous faire d’un animal quelconque , il nousreste à exposer, avec quelques détails, lescaractères qui le distinguent plus ou moins