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Tome premier.
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d’un individu végétal. Ces caractères sontmatériels et dynamiques ou phénoméniques.

§ 5. — Composition chimique.

La composition chimique différentielle en-tre l’organisme- végétal et l’organisme ani-mal tient sans doute à la prédominance ducarbone dans le premier, et à la grandeproportion relative ,de l’azote dans cedernier.

Le tissu cellulaire végétal a généralementune composition chimique isomère avec l’a-midon, et le ligneux qui- se dépose dans cetissu et le durcit se compose d’un dixièmeen’sus de charbon, ou de 0,54, au lieu de0,44. (D’après M. Payen. Voy. les comptes-rendus de l’Académie des sciences pour1859, n» 2, p. 51.)

Mais ce tissu n’est pas dépourvu d’azote,surtout dans les graines (ibid. p. GO) ou dansles organes naissants. Le cambium mêmeen renfermerait. ( Ibid. —Premier sémestrede 1858, p. 152.)

Cependant l’organisme animal est généra-lement plus azoté. Remarquons d’ailleursque, quand il se durcit, c’est surtout en sepénétrant de matières salines ( de sels cal-caires) étrangères à sa constitution primi-tive; taudis que le ligneux qui solidifie letissu végétal appartient essentiellement àson organisme, et le caractérise tellement,qu’il semble que le dernier but de la végé-tation est d’en surcharger cet organisme, etde lui donner la rigidité qui finit toujourspar le caractériser.

§ 4. — Eléments organiques.

Les éléments organiques des végétaux sontles différents sucs celluleux ou les différen-tes sèves qui se meuvent dans ce tissu végé-tal, pour leur propre élaboration, ou pour lanutrition et pour les sécrétions. Ces sucs, ouces sèves en mouvement, composent les li-quides nourriciers en usage. Il faut y com-prendre le cambium, liquide ou demi-fluidenourricier en mouvement d’assimilation, ous’organisant.

La fécule ou les grains d’amidon, soitpurs, soit enveloppés de chlorophylle, si gé-néralement répandus dans les tissus végé-taux ; la fécule, dis-je, est un élément orga-

nique solide, une substance nourricière enréserve, que le mouvement vital dissoudratôt ou tard dans la sève , pour donner àcelle-ci les qualités nutritives nécessaires.

Les animaux ont de (même des liquidesnourriciers, montrant différents degrés d’é-laboration, de dépuration, d’organisation;se mouvant dans l’organisme animal, poury subir la triple action dépuratricc, organi-satrice et assimilatrice, de cet organisme. Lalymphe, le chyle, le sang veineux, le sangartériel, ce dernier comparable au suc vitaldes végétaux, composent dans les animauxce que j’appelle le fluide nourricier en usage.

Ils ont, en réserve, les substances huileu-ses ou graisseuses renfermées dans les vési-cules du tissu cellulaire, et dont les prin-cipaux réservoirs sont dans la cavité viscé-rale ou sous les téguments. La graisse estdonc, pour les animaux, ce que la fécule estpour les végétaux.

Le fluide nourricier fait partie essentiellede l’organisme en action : sans lui, pointd’activité vitale. Cette activité , suspenduedans la graisse, ne commence que lorsqu’ellea été mélangée à une certaine proportionde liquide, qui transforme la substancenourricière en réserve en un fluide nourri-cier en mouvement, et, par suite, en usage.

Il est bien remarquable qu’à l’origine duvégétal et de l’animal, la substance nourriciè-re en réserve, qui doit s’organiser dans legerme pour son premier développement, està la fois de nature huileuse et albumineuse(l ’endosperme des graines, le vitellus del’œuf).

Je ne fais qu’indiquer les différents sujetsde ce chapitre, qui pourront être dévelop-pés aux articles suc celluleux , sève ,

LATEX , FÉCULE (BOT.) , GRAISSE, IIUILE(ZOOL.).

J’ajouterai seulement que les liquidesnourriciers des végétaux, complètement éla-borés , charrient des globules comme ceuxdes animaux supérieurs ; et que la chloro-phylle me paraît avoir une certaine analo-gie physiologique avec l’hœmatosine, cettematière colorante du sang rouge.

§ 5. — Organes élémentaires et systèmesgénéraux qu’ils composent.

L’organisme animal ne se compose, dans