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les animaux inférieurs, comme dans les vé-gétaux , que du seul organe élémentaire ap-pelé celluleux , tissu cellulaire, parce qu’ilse montre souvent sous la forme de lames ,interceptant des cellules dans leurs diversentrecroisements. Dans d’autres cas, il nese compose que de fils plus ou moins rési-stants ; dans d’autres cas enfin, ces lamesou ces fils sont à peine solidifiés, et sem-blent être le cambium des animaux.
C’est le tissu cellulaire qui sépare et quiindividualise, pour ainsi dire, dans les or-ganismes les plus compliqués, les deuxautres organes élémentaires dont nous par-lerons tout à l’heure, l’élément nerveux etl’élément musculeux.
C’est lui qui forme la trame de tous lesorganes composés ou concrets ; c’est lui quiles sépare et qui les unit.
Comme dans les végétaux , l 'élément cel-luleux est l’organe générateur de toutes lescapacités du fluide nourricier. C’est doncaussi à cet organe élémentaire, et aux paroisde ces capacités qui en sont essentiellementformées, qu’il faut rapporter toutes les sé-crétions, et, en général, la grande fonctionde nutrition.
Dans les animaux inférieurs, ces capacitésne sont que des cellules, dont les paroissont tellement molles et transparentes, qu’àpeine les distingue-t-on, dans beaucoup decas, du fluide qu’elles renferment. On diraitmême que l’une et l’autre ne forment qu’uneseule substance homogène, ressemblant àdu verre fondu, laquelle, dans ces dernierstemps, a été désignée, parM. Dujardin, sousle nom de Sarcode.
Dans cet état de simplicité, l’organismeanimal se distingue déjà de celui de la plan-te , du moins de la plante dont la végéta-tion est avancée, par le caractère physiqued’une moindre consistance, et par le carac-tère phénoménique de Pexpansibilité, sansnouvelle addition d’eau ou de toute autresubstance du dehors ; en troisième lieu, parsa contractilité.
Dans les animaux plus compliqués, le tissucellulaire est l’organe élémentaire principal,et l’élément producteur! 0 Des vaisseaux detoute espèce ;
2° Des organes de sécrétions, arrangés enfollicules, en capsules, en canaux de touteforme et de toute étendue ;
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5° Des membranes dermoïdes, muqueu-ses, séreuses, fibreuses, élastiques;
4° Des parties dures, de la nature du car-tilage ou des os.
Chacune de ces parties, comme l’organeélémentaire qui les forme, a, dans l’écono-mie animale, un caractère propre qui la dis-tingue de l’économie végétale.
Le plus général est la souplesse pour cel-les qui ne doivent pas prendre la consistan-ce osseuse et la contractilité modérée, oucette faculté de se resserrer qui caractérisecette propriété vitale qu’on appelle tonicité,et qui se manifeste par une plus grande ac-tivité vitale de la partie où elle se mani-feste.
Les vaisseaux des animaux, en particu-lier, ont un caractère qui les distingue net-tement de ceux des plantes. Ils sont dispo-sés en arbre, ayant une partie centrale com-posée d’un tronc et d’une souche. Les ra-cines amènent et concentrent dans celle-ci, des différentes parties de l’organisme,le fluide nourricier dont elles sont rem-plies. Il passe ainsi de la souche dans letronc, et se répand de celui-ci dans lesbranches et les rameaux.
Tous les vaisseaux de cet arbre commu-niquent donc les uns dans les autres, et cescommunications sont d’autant plus nombreu-ses que les divisions sont plus éloignées dutronc. Il en résulte que toutes les partiesd’un même arbre vasculaire sont, jusqu’à uncertain point, dépendantes, et qu’elles unis-sent de même tous les organes où elles se dis-tribuent. C’est pourquoi on donne le nom desystème à l’ensemble des vaisseaux du fluidenourricier, dans l’organisme animal. Ce sys-tème, lorsqu’il est complet, se compose aumoins de deux arbres, arrangés de manièreque les derniers ramuscules de l’un se con-tinuent avec les premières radicules de l’au-tre, et réciproquement.
Les communications deviennent si fré-quentes dans les vaisseaux intermédiairesdes deux arbres, qu’elles forment les maillesnombreuses d’un double réseau de vaisseauxcapillaires, origine et aboutissant des raci-nes et des ramuscules de chaque arbre, etcomplétant, dans les animaux supérieurs, lecercle dans lequel le fluide nourricier doitcirculer.
D’autres arbres vasculaires peuvent être