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annexés ou subordonnés ù ces deux arbresprincipaux.
Je ne dois pas traiter ici des différencesque présente , à cet égard, la série animale;il me suffit d’indiquer en ce moment ce grandcaractère des vaisseaux de l’économie anima-le, de communiquer tous les uns dans les au-tres, et de former un ensemble, un organegénéral excitateur de tout l’or'ganisme, parle fluide nourricier qu’il en reçoit et qu’il luienvoie, et qui lie, par là même, toutes lesparties de cet organisme.
Il centralise et généralise tout à la foisla grande fonction de nutrition à laquelle ilpréside, et toutes celles qui lui sont subor-données. Il en rend les effets plus ou moinsdépendants dans toutes les parties de l’orga-nisme. ( Voy . notre Appendice aux Leçonsd’Anatomie comparée de G. Cuvier , t. VI,2= édit.)
L’autre organe général qui forme un lienpuissant entre toutes les parties de l’orga-nisme animal est le système nerveux , le-quel préside à toute espèce d’activité vitale,et plus spécialement à la sensibilité , attri-but exclusif de l’animalité.
La présence du système nerveux distingueessentiellement de l’organisme végétal l’or-ganisme animal qui en est pourvu. A la vé-rité , on n’a pu le reconnaître jusqu’ici quedans très peu d’animaux du type des Zoophy-tes. Le genre Linguatule , parmi les Intes-tinaux , les Astéries et les Oursins, parmiles Echinodermes , sont les seuls animauxde ce type chez lesquels on soit parvenuà en découvrir des traces incontestables. Oncroit, à la vérité , pouvoir l’admettre par leraisonnement, et conclure sa présence de cel-le des yeux dans un grand nombre d’animal-cules ; mais les points colorés que l’on sup-pose être les organes de la vision en rem-plissent-ils réellement les fonctions ? C’estce qu’il faudrait démontrer en premierlieu.
Au reste, il est à présumer que, chezbeaucoup de Zoophytes, sa structure et satransparence l’empêchent de se dessiner dansle reste de la substance, en apparence homo-gène, qui constitue leur corps.
Tout système nerveux a ses parties ou sapartie centrale; ses parties périphériques outerminales ; et ses parties intermédiairesconductrices, rhargées de transmettre son
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activité de la périphérie à un centre, et ré-ciproquement.
Il se compose, en général, de deux orga-nes élémentaires distincts :
Les globules , ayant une enveloppe cellu-leuse, renfermant un parenchyme granuleux,et un noyau, lequel montre toujours dans unpoint de sa surface une apparence de noyauplus petit.
Ces globules paraissent être l’organe pro-ducteur de l’animation vitale.
L’autre organe élémentaire nerveux sertde conducteur à cette même animation. Ilconsiste en fdets extrêmement ténus, dontles faisceaux composent les nerfs. Ces filetsont une gaine celluleuse contenant une pul-pe molle, demi-fluide, limpide, transparen-te, non granuleuse comme le paircnehymedes globules. {Voy. le Mémoire de M. Valen-tin, sur la composition du système nerveux,inséré dans les Mémoires de l’Académie L.C. des Curieux de la Nature, t. XVIII.)
Ces deux organes élémentaires nerveux setrouvent inégalement répartis et agrégésdans les différentes parties de l’organisme,pour en constituer le système nerveux.
Dans sa partie périphérique, ou terminaledes organes, ce système ne montre que desfilets élémentaires ou restés réunis cri fais-ceaux peu nombreux, se détachant des unspour se rapprocher des autres, et former îlesapparences de réseaux irréguliers ; mais ayantpour caractère de se replier toujours sur eux-mêmes, en figurant des anses plus ou moinsfermées.
Ce même système montre un mélange,une agrégation de globules et de filets,dans ses parties centrales (les ganglions, lesprincipaux cordons nerveux). Ces filets pa-raissent repliés sur eux-mêmes à leur origi-ne centrale, comme à leur terminaison pé-riphérique; de manière que chaque filet,dans toute son étendue, dessine une longueellipse. Dans sa partie la plus initiale, si jepuis m’exprimer ainsi, ou la plus centrale,le système nerveux ne se compose que d’uneagglomération de globules producteurs : tel-le est la substance grise qui se trouve aucentre de la moelle épinière, et à l’extérieurdu cerveau et du cervelet, dans les animauxvertébrés.
La disposition générale du système nerveuxest en rapport évident avec le plan général