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Tome premier.
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maux inférieurs a sans doute plus de cohé-sion , plus de consistance, que les partiessous-jacentes. Elle se garnit d’ailleurs departies dures de nature cornée ou calcaire.Tel est le bouclier des animalcules ou lacoquille polythalame des Rhizopodes. Re-marquons, d’ailleurs, que, dans les éponges,toute la substance animale n’est qu’une peautrès mince et de la plus faible consistance ;que, dans l 'hydre d’eau douce, ce n’est demôme qu’une peau disposée en sac, et cou-pée en lanières sur les bords de l’ouverturede ce sac, qui est la bouche de ce singulieranimal.

Les Polypes à polypier ., qui s’agrègentde tant de manières, ont une peau commu-ne, sécrétant de sa couche superficielle, in-terne ou externe, la matière cornée ou cal-caire, qui.forme l’écorce (les sertulaires), oul’axe ( le corail ) du polype. Les petits Poly-pes sont comme des bouches entourées d’ap-pendices préhensiles, conduisant dans le sacou le canal alimentaire partiel de cette par-tie centrale. Ils forment une extension tégu-mentaire de cette peau commune, laquellereste molle par ses deux faces, et ne se char-ge jamais de matières calcaires.

Dans les trois autres types du règne ani-mal, les Mollusques, les Articulés et les Ver-tébrés, les téguments forment toujours unepeau distincte , organe compliqué , dont lesparties peuvent avoir une forme, une natureet un développement très variés. Ces diffé-rences sont cependant, du moins pour lesprincipales, en rapport avec le reste de l’or-ganisme, et caractérisent les types et lesclasses.

Pour compléter l’idée générale que nouscherchons à donner de la nature des ani-maux , il nous reste à esquisser les troisgrandes fonctions de la vie animale, et lescaractères principaux des instruments oudes appareils d’organes qui les mettent enjeu.

Voyons d’abord comment les animaux senourrissent.

§ <S. — Fonctions et organes de nutrition.

Tous les corps organisés ont deux degrésde nutrition : le premier est celui du fluidenoirricier, qu’on appelle plus particuliè-rement alimentation, quand les substances

nutritives sont prises hors de l’atmosphère ,ou respiration quand elles sont puisées dansle fluide rcspirable, et absorbées par l’orga-ne respirant.

Le second degré de nutrition est celui quiassimile les molécules du fluide nourricieraux parties solides de l’organisme, et quiles organise de même ; c’est à cette secondeopération qu’on réserve plus particulière-ment le nom de nutrition.

L’alimentation des plantes est une simpleintussusception, et les voies capillaires decette introduction des molécules alimentai-res sont toujours quelques parties de leurstéguments , ceux des radicelles, modifiéspour cet usage seulement. Ces parties ab-sorbent les molécules de toute nature misesen contact avec leurs bouches absorbantes ,pourvu qu’elles soient suffisamment dissou-tes dans l’eau ; mais elles ne paraissent avoiraucun moyen organique ou chimique d’agirsur ces substances alimentaires, en les atté-nuant ou en les dissolvant par des sucs di-gestifs , et d’en préparer l’introduction dansl’organisme végétal. C’est le sol qui estchargé de cette opération préliminaire, etc’est la permanence de son contact avec lesracines qui le pénètrent, et qui y restentfixées, qui permet l’action lente, mais plusou moins continue , de l’absorption alimen-taire.

Dans les animaux, au contraire, dont lesmouvements de progression d’un lieu versun autre auraient été incompatibles avec cemode de nutrition, qui suppose la fixité, lapeau extérieure se replie en elle-même pourformer une capacité intérieure, qui reçoit ettient en réserve une provision d’aliments, etles parois de cette cavité exercent sur lamasse alimentaire des actions multiples dedécomposition ; jusqu’à'co qu’étant suffisam-ment préparées, ces molécules, ainsi désa-grégées, puissent servir à composer le fluidenutritif réparateur ; opération dont est char-gée la partie absorbante de ces mêmes pa-rois.

Cette action digestive des parois du sacou du canal alimentaire est tellement ca-ractéristique de l’organisme animal, que ,dans quelques animaux inférieurs qui n’ontni sac ni canal alimentaire, elle sembles’exercer par leur peau extérieure ou parleurs téguments.