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plus grande légèreté , les espèces des au-tres g. font peu usage de leurs ailes quandelles en ont, car la plupart en manquent, sur-tout les grandes espèces ; mais en revanche,elles sont très agiles à la course. Ces Insectes"e chassent ordinairement que la nuit, et setiennent cachés pendant fe jour sous despierres, dans la mousse, au pied des vieuxarbres ou bien sous les écorces. Le plus grandnombre répand une odeur fétide, et, quand°n les prend, laisse échapper par la boucheen même temps que par l’anus, un liquideâcre et caustique, qui, dans quelques uns,sort avec bruit, sous la forme d’une vapeurblanchâtre. Voyez les mots ai-tinus et bra-enixus. (D.)
CARACAL. mam. — Nom d’une esp. dug, Chat.
CARACALLA . bot. ph.— Nom d’une esp,l'u g. Haricot.
CARACARA. Polyborus, Vieil, ois. —Groupe fortnéd’abord par Azara sous le nomde Caracara,<ïl adopté par Vieillot sous celuide Polyborus pour quelques espèces d’Oi-s eaux de proie d'Amérique dont les formes^ les moeurs surtout tiennent autant des^autours que des Falconidées, ce qui avaitdécidé le savant ornithologiste Vieillot à lesPlacer dans sa famille des Vautourins. Ils°nt effectivement de commun avec les Vau-biurs d’avoir une partie de la tête dénuéedéplumés, le jabot saillant, les yeux à fleurde tète, les doigts allongés, et parliculière-jnent le médian, qui dépasse de beaucoupes latéraux, et les ongles peu arqués cl unbeu obtus. Ils ont encore, dans leur nourri-11 re et leur mode d’alimentation, de grands^apports avec eux ; car, comme eux, ils re-, eeebent les charognes et les immondices,Rabattant dessus comme eux pour s’en re-dVr^’ et se tenant souvent à terre. Ils n’enIç ? rent qu’en ce qu’ils attaquent, pour( . 8 •l'hndre à cette nourriture , quelques pe-
s Mammifères, les jeunes Gallinacés, cllre rlout des Reptiles, des Mollusques lerres-e „ S e ! m êuie des Insectes et des Vers. C’est^icdT SOn Ce ^ te a !i men talion variée que
j 1 a nommé le genre Polyborus.lés ^ t,niacarns , qu’Azara avait déjà signa-les o mme *° rman t un groupe distinct dansMUels^ 3 ' 111 deproie d’Amérique , et sur les-t’xaci ' 8 ,rï° nn ^ * e Premier des détails aussis qu intéressants, ont, d’après lui, un '
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vol horizontal et plus rapide que celui desAigles et des Buses ; leur démarche est pinsfacile que celle de tous les autres Oiseauxde proie ; ils s’avancent jusque dans les lieuxhabités, et sont aussi peu farouches que lesUrubus. Ils se posent sur les arbres, sur lestoits des maisons ou sur la terre, et neprennent aucun soin pour se cacher. Lemâle et la femelle se tiennent ordinairementensemble ; et, quand ils sont en amour, ilsrenversent leur tête en arrière jusqu’à cequ’elle s’applique sur le dos, en faisant en-tendre le cri de caracara, d’où est venu leurnom. On voit souvent ces Oiseaux en grandnombre sur les charognes. Tel est le portraitfidèle et caractéristique fourni par Azara deson groupe des Caracaras , et rapporté scru-puleusement par Vieillot.
Associés aux Cathartes et aux Sarco-ramphes, représentants desVautours de l’An-cien-Monde, les Caracaras semblent, commeeux, créés dans le double but de dévorer lescadavres et de détruire les Reptiles,montrant la même ardeur et la même assiduité à rem-plir cette double mission. Leur nombre estsi grand en Amérique , que la seule espècedu Caracara commun y est, selon Azara, cequi aété confirmé depuis par M. Aie. d’Orbi-gny, aussi nombreuse que toutes les autresespèces de Falconidées réunies. II n’en estpas ainsi de ces dernières, qui, destinées àse repaître de petits Mammifères ou d’Oi-seaux vivants, n’y sont que dans une propor-tion limitée et suffisante seulement pour lemaintien de la balance générale.
Aux notions déjà fournies par Azara ,M. Aie. d’Orbigny, dans son Voyage en Amé-rique , en ajoute de plus détaillées encore etnon moins intéressantes.
« Les Caracaras, dit-il, dont quelques es-pèces ont été placées à tort dans divers grou-pes d’Oiseaux de proie, doivent en former unbien distinct, car ils ont tous des caractèresqui leur sont spéciaux, comme de ne jamaisattaquer les animaux adultes vivants, maisseulement les jeunes Poulets et les jeunesAgneaux qui viennent de naître, dont ils dé-vorent le cordon ombilical, et quelquefois lesintestins ; de vivre, ainsi que les Calharies,de charognes et même d’excréments ; de setcnirelde marcher beaucoupsur le sol; d’êtrefort criards, et surtout les plus familiers detous les Oiseaux de proie. On peut enfin les